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Turquie, la Corne d’Or d'Istanbul ne craint pas l’abondance

Depuis maintenant plus de cinq ans, Istamboul est le théâtre d’un développement hôtelier permanent. Pourtant, ce chantier encore loin d’être achevé. Car cette progression de l’offre n’a pas perturbé le marché – le RevPAR s’est apprécié de 41% sur la période 2006-2010 malgré la baisse de 11,2% enregistrée l’an dernier - et Istanbul offre toujours de nouvelles opportunités de croissance. Selon HVS, la valeur par chambre des hôtels s’apprécie de manière constante, passant de 156 000 euros en 1993 à 256 000 en 2000 et à 318.000 en 2009, pour atteindre aujourd’hui la sixième position au niveau européen devant Milan et Moscou.Quartiers touristiques de Sultanahmet et du Grand Bazar sur la rive européenne ou quartiers d’affaires en pleine croissance comme Levent, Etiler, Maslak ou Sisli de l’autre côté de la Corne d’Or, partie asiatique en plein renouveau : les groupes hôteliers trouvent à Istanbul un terrain de jeu propice où multiplier les ouvertures. Rares sont les groupes parmi les leaders mondiaux à ne pas être présents, arrivés pour la plupart à proximité de la place Taksim ou dans le quartier de Besiktas lors de la vague de développement du début des années 1990. Ils ont continué depuis à tisser leur toile.Dans une ville qui compte quasiment autant de milliardaires qu’à Londres selon le magazine Forbes, le luxe a évidemment droit de cité. Doyen de ce segment, le Ciragan Palace du groupe Kempinski a été progressivement rejoint par de nouveaux acteurs comme Les Ottomans ou Four Seasons. Istanbul est d’ailleurs une des rares villes au monde à pouvoir se targuer d’accueillir deux établissements du groupe canadien. Ce dernier, après avoir reconverti une ancienne prison dans le quartier de Sultanahmet, a transformé le yali d’Atik Pasha. Ce petit bijou de 65 chambres a ouvert en 2008, la même année que le Park Hyatt Maçka Palas, un ancien palais Art Déco. Prochain groupe dans les starting blocks : Shangri La qui devrait s’installer en 2012 dans une ancienne usine de tabac le lond du Bosphore à proximité de Dolmabahce, dans le quartier de Besiktas. Face à cette forte concurrence, le Pera Palace vient de se refaire une beauté. Besiktas Shipping Group a investi 25 millions pour redonner son lustre d’antan à cette gloire, construite pour accueillir les passages de l’Orient Express. Comme un passage de relais entre le XIXème et le XXIème siècle.Exemple parmi tant d’autres, Radisson Blu, qui avait débuté son maillage de la ville avec un hôtel conférence à l’aéroport international Atatürk, l’a poursuivi en 2006 avec un hôtel orienté loisirs au bord du Bosphore et va bientôt s’implanter dans le quartier d’affaires asiatique d’Atasehir. Chacune de ces localisations correspond à des segments de clientèle différents. Mais toutes ces implantations offrent également des opportunités pour chacune des catégories alors que la ville attire aussi bien des touristes low-cost et fortunés que des hommes d’affaires au budget serré jusqu’aux congressistes de plus en plus nombreux, aux cadres dirigeants d’entreprise et autres vedettes internationales.Grâce à cela, IHG a pu ouvrir en grand l’éventail de ses marques, qui ira prochainement d’InterContinental jusqu’à Holiday Inn Express avec l’ouverture d’un établissement mixte avec l’enseigne Crowne Plaza en 2011 à Bayrampasa, en banlieue d’Istanbul. Très actif en Turquie, Hilton commence lui aussi à déployer ses enseignes de catégories inférieures. Hilton Garden Inn et Doubletree by Hilton vont profiter de la montée en puissance de la rive asiatique où deux hôtels devraient ouvrir l’année prochaine dans le quartier de Maltepe pour Hilton Garden Inn et Moda-Kadiköy pour Doubletree. Ces deux enseignes seront également présentes du côté européen avec un Doubletree déjà ouvert non loin du Grand Bazar et de l’université et un Garden Inn en préparation à proximité des centres d’affaires de Maslak et Sisli.Les établissements trendy sont la vitrine de l’évolution de la ville. Capitale européenne de la Culture en 2010, Istanbul est plus que jamais à la mode. Les boutique hôtels ont poussé comme des champignons dans les quartiers chics de Besiktas et Nisantasi côté européen avec comme flambeaux les Design Hotels Bentley, Sofa et Witt. D’autres ont profité, sur la rive asiatique, d’une particularité d’Istanbul : de nombreuses opportunités de conversion de bâtiments anciens. L’A’jia s’est ainsi installé dans un ancien yali (résidence de style ottoman de riches pachas) et le Sumahan on the Water dans une ex-distillerie de raki.Les enseignes hôtelières lifestyle s’inscrivent dans ce mouvement porteur. Il n’est pas anodin que W Hotels ait fait sa première apparition sur le sol européen à Istanbul, en 2008. La marque s’est installée dans des maisons en terrasses construites dans les années 1870 pour accueillir le personnel et les officiels du palais de Dolmabahce. Cette revitalisation immobilière du quartier d’Akaretler a été entreprise par l’homme d’affaires Sedar Bilgili, à qui appartient également le boutique hôtel A’jia. Le W sera bientôt concurrencé par un autre grand nom du segment boutique - Ian Schrager - qui fait aussi sa première apparition européenne en association avec Marriott. L’hôtel Edition est attendu pour cette fin d’année.

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