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Analyses

Tunis : le secteur hôtelier respire

La Tunisie, précurseur des printemps arabes, a connu une longue période de stagnation touristique, pendant laquelle l'impact de la révolution politique a laissé place à celui du terrorisme. Mais depuis l'an dernier, le secteur hôtelier semble mieux respirer, et le marché présente les signes annonciateurs d'une croissance désormais plus facilement envisageable.

La Tunisie a été le premier pays à vivre ce qui a ensuite été connu comme "le printemps arabe". Les mouvements de contestation et la révolution ayant mené au départ de Ben Ali ont été suivis d'une période de troubles, émaillée de plusieurs attentats terroristes. Si la date de 2011 est encore l'apex de ces conflits politiques, le pays est resté fébrile de longues années, comme en témoigne la levée de l'état d'urgence en mars 2014 seulement.

Ces événements ont eu, sans surprise, un impact considérable sur l'industrie touristique du pays et de Tunis, sa capitale. Suite à la révolution, les prix hôteliers y avaient baissé de -10% en 2012 par rapport à 2011, ce qui avait en revanche permis de maintenir les taux d'occupation... qui ont même augmenté de +2 pts dans les années suivantes. Progressivement, les prix et le RevPAR se sont aussi améliorés, montrant des signes de rétablissement. En 2014, les résultats d'activité à Tunis étaient même revenus au-dessus de leurs niveaux d'avant-révolution.

Plus encore que le contexte politique, ce sont donc les attaques terroristes du Bardo puis de Sousse, en 2015, qui ont créé une onde de choc pour le tourisme de la capitale tunisienne. Les taux d'occupation y sont alors descendus en dessous de 50%, et le RevPAR a suivi avec une baisse de -25%. Pour équilibrer cette chute de fréquentation, les prix moyens sont progressivement descendus. Mais la défiance des clientèles traditionnelles, notamment européennes (quoique Tunis, plus orientées affaires, soit moins affectée que les autres pôles touristiques du pays qui ont longtemps pâti de la défiance des Tour opérateurs), s'est prolongée en 2016, dans un contexte d'attaques terroristes récurrentes à l'échelle internationale.

Mais en 2017, le recul apparent de la menace terroriste conjugué à une nouvelle baisse des prix (non pas en monnaie locale, mais en US$) a permis un rebond de plus de 13 points du taux d'occupation sur les 8 premiers mois de l'année. Le RevPAR a logiquement suivi cette tendance et repris plus de 20% (en US$). L'ajustement des prix moyens a donc été l'instrument d'un ré-équilibrage en cours.

Si la stabilité se maintient en Tunisie, il y a donc bon espoir de voir l'industrie touristique à Tunis, qui a su s'adapter et réagir aux multiples défis posés par l'actualité politique et sociale, renouer avec une croissance franche après des années d'atermoiements. 

 

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