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Triangle d'or Paris, la face changeante de la rive droite

A Paris, deux rives s’opposent. A gauche, le charme, les petits marchés et autres ambiances chères aux bourgeois-bohèmes comme aux touristes américains. Et à droite, les Champs-Elysées, les quartiers chics et leurs boutiques de luxe et les touristes venus des quatre coins du monde. • C’est justement sur ce côté de la Seine que sont actuellement braqués les projecteurs lorsque l’on parle de tourisme. Et plus précisément sur ses palaces. Il faut dire qu’il y a du mouvement… Les ouvertures s’enchaînent. • La capacité d’accueil des établissements prestigieux aura bondi de plus de 50 % en à peine 3 ans. Alors les palaces historiques et autres hôtels de luxe se préparent à l’arrivée de cette nouvelle concurrence.

Pour les puristes, le Triangle d’or parisien est délimité par l’avenue Montaigne, l’avenue George V et les Champs Elysées. Mais économiquement et touristiquement parlant, il s’étendrait plutôt sur les 1er, 2ème, 8ème, 9ème et 16ème arrondissements. C’est sur cette zone que sont installés les plus grands noms de la couture, de la joaillerie et des métiers d’arts ainsi que de l’automobile, du cinéma, du spectacle… Entre deux magasins de luxe, les théâtres, les cabarets, mais aussi les hôtels, les cafés et les restaurants animent le paysage. Plus qu’un simple "centre commercial de luxe à ciel ouvert", le Triangle d’or est devenu un véritable lieu de vie, drainant une clientèle internationale, et bien souvent fortunée. Il faut dire qu’au fil du temps, le quartier s’est taillé une jolie réputation aux quatre coins du monde, véritable emblème de l’élégance et du luxe à la parisienne. Logique donc, que l’on y trouve une multitude d’hôtels de luxe ainsi que les 9 fleurons actuels de la capitale: le Bristol, le Crillon, le Four Seasons George V, le Fouquet’s Barrière, le Meurice, le Plaza Athénée, le Ritz, le Royal Monceau et le Shangri La, et les 2 à venir, à savoir le Mandarin Oriental et le Peninsula. C’est donc vers ce quartier que tous les regards sont actuellement tournés, observant une série d’ouvertures aussi rares qu’attendues de longue haleine. Après le Royal Monceau Raffles en octobre dernier et le Shangri La en décembre, ce sera au tour du Mandarin Oriental d’ouvrir ses portes en 2011, puis du Peninsula en 2012/2013.D’autres établissements sont fins prêts à jouer des coudes pour récupérer eux aussi des parts de marchés supplémentaires... Ils ne prétendent pas être des palaces, mais jouissent de la même situation géographique privilégiée et proposent des prestations de grande qualité dans un décor souvent plus design. Parmi eux, on trouve entre autres le Lancaster, l’hôtel Costes, le Westin, le Banke, le Park Hyatt Paris Vendôme, le petit dernier, le Burgundy rouvert il y a 6 mois… Et fin 2011, Starwood Hotels ajoutera à cette liste le W Paris, à côté de l’Opéra Garnier. Pour certains, le but n’est pas de chercher à rivaliser avec les palaces. Simplement de proposer autre chose, de plus intime ou plus moderne, dans le même segment haut de gamme… D’autres, comme le Hyatt, se voient comme les concurrents à part entière. "Nous nous préparons donc à cette saine concurrence, par la réflexion, mais aussi par des investissements. Et je reste persuadé que le marché est assez fort et dispose d’un potentiel de développement assez important pour remplir l’ensemble de ces hôtels. Les ouvertures étant très concentrées dans le temps, peut-être qu’une année sera plus difficile… Mais ce sera le cas période décennale, ce ne sera jamais très impactant”, explique Michel Jauslin, directeur général de l’établissement et vice-président régional. Quant à Flavio Bucciarelli, responsable France Nord pour Starwood Hotels & Resort, il rappelle que cette multiplication d’hôtels luxueux est certes positive, mais qu’elle ne suffit pas à tenir une destination indéfiniment : "Des progrès restent à faire. Paris est encore perçue comme une destination chère et à l’accueil froid. Or, la concurrence des autres grandes métropoles est rude. N’oublions pas qu’il y a peu, Singapour était passée devant Paris concernant l’organisation de congrès… Personne, pas même Paris, ne peut se reposer sur ses lauriers. Les touristes exigent toujours le meilleur. Avoir de beaux hôtels et de beaux quartiers ne suffit pas. Chacun doit travailler avec les différents acteurs du tourisme, au sein de sa ville mais aussi de son quartier, pour continuer de progresser”.Jusqu'en septembre 2010, avant l’arrivée des deux petits derniers, les sept palaces que comptait la capitale disposaient d’un peu moins de 1 200 chambres au total. Soit 1,5% du parc hôtelier parisien. En 2012, il faudra en compter plus de 1 800, augmentant ainsi de plus de 50 % ! Cette capacité supplémentaire reste une goutte d’eau dans l’océan des quelque 80 000 chambres d’hôtels parisiens. Mais en termes d’emplois et de retombées médiatiques, les répercussions sont énormes. On ne compte plus les articles et les reportages télévisés ces derniers mois sur le thème des palaces, et le Raffles Royal Monceau, le Shangri La et le Mandarin Oriental devraient à eux seuls créer plus de 1 000 emplois à Paris. Un chiffre impressionnant qui s’explique par la qualité de service requise dans un établissement de ce genre, 24h/24. (Le rapport sur le label Palace préconise d’ailleurs l’instauration d’un ratio de personnel par chambre de 2,75, avec 50 à 200 chambres par palace). Et puis dans le petit univers du luxe, l’arrivée sur le marché de ces nouveaux établissements représente une petite révolution. Tout d’abord parce que cela n’était pas arrivé depuis longtemps. Mais aussi parce que deux des enseignes qui s’installent à Paris, le Shangri La et le Mandarin Oriental, appartiennent à des groupes asiatiques qui font leur apparition en France, voire en Europe. Une nouveauté qui attise la curiosité, et quelques espoirs. Car ces hôtels devraient apporter avec eux leurs clients asiatiques. Et les palaces «historiques» espèrent bien les séduire durant leur passage à Paris, et les attirer lors d’un second séjour dans la capitale française, faisant ainsi progresser cette part de marché qui représente déjà 5 à 10% de la clientèle de certains d’entre eux.Ces chamboulements sont aussi synonymes d'une nouvelle concurrence... Les palaces s'accordent à dire que toute compétition est positive, et que la couverture médiatique internationale engendrée par ces ouvertures, ainsi que la communication que feront ensuite les nouvelles enseignes, rendront Paris encore plus attractive. Une occasion de plus pour eux de séduire une clientèle haut de gamme en force progression, avec 10 millions de millionnaires en dollars dans le monde (+17 % en 2009). Quant à Bertrand Lecourt, président de l'Umih 75, il estime que "ces dernières années, le nombre de chambres sur le segment du luxe a augmenté sans que les taux d'occupation ne chutent. Ce qui prouve qu'une clientèle existe pour cette catégorie d'hôtels. Et ce ne sont pas quelques centaines de chambres en plus qui changeront la donne. On sait déjà que les touristes sont de plus en plus nombreux chaque année. Les ouvertures seront donc assez facilement absorbées par le marché". Mais pour être sûr de ne pas voir fuir leurs habitués ailleurs, chacun va devoir se maintenir au plus haut niveau. Un peu partout, des travaux ont donc été entamés, souvent simplement pour continuer de proposer de meilleures prestations, mais aussi parfois, pour les plus vieillissants, pour rattraper un certain retard . D'autres établissements sont fins prêts à jouer des coudes pour récupérer eux aussi des parts de marchés supplémentaires... Ils ne prétendent pas être des palaces, mais jouissent de la même situation géographique privilégiée et proposent des prestations de grande qualité dans un décor souvent plus design. Parmi eux, on trouve entre autres le Lancaster, l'hôtel Costes, le Westin, le Banke, le Park Hyatt Paris Vendôme, le petit dernier, le Burgundy rouvert il y a 6 mois... Et fin 2011, Starwood Hotels ajoutera à cette liste le W Paris, à côté de l'Opéra Garnier. Pour certains, le but n'est pas de chercher à rivaliser avec les palaces. Simplement de proposer autre chose, de plus intime ou plus moderne, dans le même segment haut de gamme... D'autres, comme le Hyatt, se voient comme les concurrents à part entière. "Nous nous préparons donc à cette saine concurrence, par la réflexion, mais aussi par des investissements. Et je reste persuadé que le marché est assez fort et dispose d'un potentiel de développement assez important pour remplir l'ensemble de ces hôtels. Les ouvertures étant très concentrées dans le temps, peut-être qu'une année sera plus difficile... Mais ce sera le cas période décennale, ce ne sera jamais très impactant", explique Michel Jauslin, directeur général de l'établissement et vice-président régional. Quant à Flavio Bucciarelli, responsable France Nord pour Starwood Hotels & Resort, il rappelle que cette multiplication d'hôtels luxueux est certes positive, mais qu'elle ne suffit pas à tenir une destination indéfiniment : "Des progrès restent à faire. Paris est encore perçue comme une destination chère et à l'accueil froid. Or, la concurrence des autres grandes métropoles est rude. N'oublions pas qu'il y a peu, Singapour était passée devant Paris concernant l'organisation de congrès... Personne, pas même Paris, ne peut se reposer sur ses lauriers. Les touristes exigent toujours le meilleur. Avoir de beaux hôtels et de beaux quartiers ne suffit pas. Chacun doit travailler avec les différents acteurs du tourisme, au sein de sa ville mais aussi de son quartier, pour continuer de progresser".

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