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Destinations

Vacances 2022 : quelles sont les nouvelles aspirations et destinations phares ?

France ou étranger ? Aventure ou détente ? Train, avion ou camping-car ? Culture ou nature ? A l'aube d'une nouvelle année où la crise sanitaire perdure et continue de modifier les besoins et plans des voyageurs, qu'en est-il de leurs aspirations et des destinations touristiques qu'ils choisissent ?

Au niveau national, Tourisme Bretagne a mené une enquête en partenariat avec ADN tourisme, UNAT nationale et 10 Unions régionales ainsi que 11 Comités régionaux du tourisme pour en apprendre plus sur les besoins et attentes des Français en termes de vacances. Certains semblent nouveaux, d’autres émergents tandis que d’autres encore sont déjà bien connus. Des résultats permettant de faire le point sur les tendances à suivre, notamment celles qui voient leur popularité augmenté considérablement depuis la crise sanitaire.

La détente, la relaxation, la déconnexion, flâner, buller, contempler… autant de mots qui résonnent automatiquement avec les vacances dans l’imaginaire des Français et ce depuis longtemps. Les chiffres démontrent que cela ne change guère, 62% souhaitent prendre leur temps durant les vacances pour notamment se ressourcer au calme. Durant cette parenthèse, 78% veulent découvrir de nouveaux paysages et combiner cela avec des découvertes patrimoniales (69%) comme gastronomiques (54%). S’affranchir de leur quotidien semble une priorité pour 63% d’entre eux, avec également un besoin de s’affranchir des contraintes horaires pour 54%.

La crise sanitaire a bien évidemment provoqué des changements dans les comportements et les attentes des Français durant ces périodes de repos, avec en premier lieu la possibilité de télétravailler sur leur lieu de séjour. Ils sont 74% à affirmer qu’ils seraient prêts à adopter cette pratique s’ils en avaient la possibilité. Les réservations de dernières minutes constituent également une tendance phare en ces temps de pandémie, avec une explosion de ces dernières sur les vacances des ces deux dernières années. L’itinérance gagne de même en popularité, 58% des répondants souhaitent voyager en camping-car, en van ou encore en fourgon. Enfin la dimension écologique semble de plus en plus importante comme le confirme les 65% qui déclarent vouloir éviter de prendre l’avion.

Un engagement écologique grandissant qui se traduit par l’intérêt que portent les Français au tourisme durable. Ils sont ainsi 70% à vouloir voyager de manière plus responsable et également 69% à désirer vivre comme un local le temps de leur séjour. Ces envies se traduisant par des actions concrètes comme l’achat de produits locaux, le tri sélectif ou le ramassage de leurs déchets. Néanmoins le terme de tourisme responsable peut être source d’appréhension pour certain voyageur avec de nombreux freins tels que le prix, le confort ou encore l’assurance que cela contribue de manière bénéfique aux territoires.

Evidemment, les attentes diffèrent en fonction des typologies de vacanciers. Ainsi ceux que l’on surnomme les « vacanciers farniente » sont majoritairement des familles actives avec enfants qui recherchent la détente et le calme, notamment en bord de mer pour 70% d’entre eux. Quant aux jeunes vacanciers, souvent classés dans la catégorie « hyperactifs », ils disposent d’un budget plus restreint mais veulent faire un maximum d’activité et recherchent avant tout l’aventure, notamment à l’étranger pour 74% d’entre eux.

Les attentes des Français en matière de vacances idéales demeurent simples et réalistes et s’articulent autour de 4 grands points : 

  • Des vacances conviviales en couple, en famille ou entre amis 
  • Vivre un dépaysement et pouvoir se ressourcer 
  • Partir à la découverte et s’enrichir de nouvelles expériences et connaissances 
  • La recherche du beau temps

Des attentes et besoins qui se traduisent également dans le choix des lieux de vacances. Un choix notamment régit par les diverses contraintes sanitaires depuis deux ans, faisant ainsi émerger de nouvelles destinations phares tandis que de grandes destinations touristiques peinent à faire revenir les touristes. Jean-Pierre Mas, le président des Entreprises du Voyage, dénote une baisse de l’activité dans tous les segments de l’industrie touristique depuis décembre mais souligne tout de même la reprise des intentions de voyage. 

Des intentions de voyages se manifestent, pour l’instant principalement en ligne, et ne se traduisent pas systématiquement en réservations fermes. Et quand c’est le cas, c’est à très court terme. Mais cette activité conduit à nous laisser penser qu’on va enfin revenir à un cycle normal, qu’on va vivre avec le Covid, qu’on va voyager avec.

Jean-Pierre Mas, Président des Entreprises du Voyage

Concernant les vacances de février, qui approchent à grand pas, la France demeure la destination principale grâce notamment à ses nombreuses stations de ski qui, cette année, ne sont pas privées de leurs remontées mécaniques. L’absence de destinations d’ordinaire fortement appréciées durant cette période se fait remarquer telles que le Maroc, la Thaïlande ou encore la Tunisie, les frontières de ces pays demeurants fermées aux touristes internationaux. Néanmoins, de nouvelles destinations font leur apparition dans le classement comme la Finlande et les Emirats Arabes Unis portés par Dubaï et son Exposition universelle.

Les vacances de printemps accusent également d’un retard conséquent en termes de réservation avec un volume de ventes par destination toujours inférieur à celui enregistré en 2019. Seule la République Dominicaine, 3ème destination la plus vendue à date pour la période, enregistre un volume de ventes supérieur à celui constaté en 2019, avec une croissance de 19%. Le classement ne diffère pas tant que cela de celui des vacances d’hiver, seulement 3 destinations font leur apparition, à savoir la Grèce, la Tunisie et les Etats-Unis.

L’Espagne demeure ainsi une destination phare encore cette année, étant dans le top 3 des destinations à la fois pour les vacances d’hiver et de printemps. Cependant, Madrid et Barcelone perdent un peu de leur attrait touristique au profit d’autres destinations du territoire comme Zaragoza et Alicante qui enregistrent un taux d’occupation hôtelier aux alentours des 27%, Bilbao et Malaga qui affichent des taux d’occupation avoisinant les 26% ou encore Sevilla avec un taux d’occupation de 24,2%. Seules les Iles Baléares affichent un taux d’occupation inférieur à 10%, notamment en raison d’un manque de touristes internationaux.

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