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Les croisiéristes non autorisés à accoster à Venise seront indemnisés par le Gouvernement italien

Chassés du centre historique de Venise depuis le mois d'août 2021, les paquebots de croisières se voient dans l'obligation de désormais accoster au port de Marghera situé à quelques kilomètres. Pour ce désagrément, l'Etat italien a annoncé verser une importante indemnisation aux différents acteurs de ce secteur.

Alors que le Gouvernement italien annonçait il y a quelques mois l’interdiction pour les gros navires de croisière d’accoster dans le centre historique la ville de Venise, il vient tout juste d’annoncer qu’il va indemniser ces mêmes compagnies de croisière ainsi que les opérateurs du secteur à hauteur de 57,5 millions d’euros.

Dans un premier temps, 30 millions d’euros seront versés au titre de 2021 aux compagnies maritimes « en compensation des coûts supportés pour la reprogrammation des lignes et pour les remboursements aux passagers ayant renoncé au voyage ». L’exploitant du terminal touché par l’interdiction d’accoster et d’autres entreprises concernées se verront attribuer 5 millions d’euros pour l’année en cours et 22,5 millions d’euros supplémentaires pour 2022.

Le port industriel de Marghera est en cours d’aménagement afin d’accueillir les grands bateaux cependant les navires de croisière plus petits pourront continuer à accoster au cœur de la ville. L’Italie n’avait d’autres choix que de bannir les navires, avec notamment une forte pression de la part de l’Unesco qui menaçait de retirer Venise de la liste du patrimoine mondial alors que la ville y est inscrite depuis 1987.

En cause, les importantes vagues engendrées par ces paquebots qui ont comme conséquence d’éroder les fondations de la ville et de menacer le fragile écosystème de sa lagune. Toutefois, de gros intérêts économiques sont en jeu, en effet les croisières génèrent 400 millions d’euros par an et 5 000 emplois, soit des revenus considérables pour Venise. Au total, quelque 90 000 personnes dépendent directement ou indirectement des infrastructures portuaires de la ville.

Les grands navires de croisière étaient ainsi accusés de mettre en péril le centre de la cité des Doges, classé au patrimoine de l’Unesco. Ainsi les navires affichant plus de 25 000 tonnes de jauge brute ne sont plus autorisés à entrer dans le bassin et le canal de Saint-Marc ni dans le canal de la Giudecca. Ils recevront donc une compensation financière de la part du Gouvernement italien pour le manque à gagner que cette décision représente.

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