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Greenpeace s’attaque au secteur aérien

Le développement durable devient une notion incontournable dans le secteur du tourisme avec notamment la montée en popularité des modes de transports doux s'inscrivant dans la tendance du slow tourisme. Greenpeace souhaite donc inciter les voyageurs européens à prendre le train plutôt que l'avion en s'appuyant sur les chiffres de sa dernière étude.

Alors qu’il y a quelques mois le Gouvernement français adoptait une loi visant à interdire les vols domestiques si une alternative en trains en moins de 2h30 est possible, Greenpeace souhaite aller encore plus loin en interdisant les vols en Europe quand un voyage en train de moins de 6h existe. A travers cette mesure, l’ONG qui se bat pour la protection de l’environnement souhaite réduire les émissions de CO2 dues au secteur aérien. En 2019, ce secteur a émis 900 millions de tonnes de CO2 soit environ 2,5% des émissions mondiales.

Selon les chiffres rapportés par Greenpeace dans sa dernière étude, un tiers des vols les plus fréquentés dans l’Union Européenne disposent d’une alternative en train de moins de 6h. Les interdire permettrait d’économiser 3,5 millions de tonnes de CO2. Cette étude appelle à « changer radicalement notre façon de nous déplacer » estimant qu’il est nécessaire de réduire le trafic aérien si l’on veut limiter le réchauffement climatique à 1,5°C. Le transport ferroviaire étant la solution parfaite pour atteindre cet objectif mais il faut pour cela le redynamiser.

Cette étude commandée au cercle de réflexion OBC Transeuropa démontre que les vols de moins de 1 500 kilomètres représentent un quart des émissions du secteur aérien européen. Alors que 51 des 150 vols court-courrier les plus fréquentés dans l’Union européenne, soit 34%, disposent déjà d’une alternative ferroviaire de moins de 6h. Les trois liaisons les plus fréquentées dans l’Union Européenne, Paris-Toulouse, Paris-Nice et Athènes-Thessalonique, en font notamment partie.

Et parmi toutes ces liaisons, 21 d’entre elles disposent même d’une alternative ferroviaire en moins de 4h, notamment pour certaines liaisons internationales comme Amsterdam-Paris, Amsterdam-Francfort, Bruxelles-Francfort et Paris-Francfort. Également, 27% des liaisons les plus fréquentées disposent d’une alternative en train de nuit direct en 2021. Toutefois, l’étude ne précise pas la proportion de passagers empruntant ces liaisons aériennes pour des correspondances.

On émet 10 fois plus d’équivalent CO2 quand on fait Paris-Amsterdam en avion plutôt qu’en train, alors que ce trajet peut se faire en moins de 3h30 en train. […] La réduction du trafic aérien est incontournable pour tenir les objectifs climat de l’Accord de Paris, et la suppression des vols courts constitue un premier pas à cet égard.

Sarah Fayolle, chargée de campagne Transports à Greenpeace France

Si cette solution peut être envisageable pour les déplacements liés au tourisme de loisirs, elle ne l’est pour autant pour les voyageurs d’affaires qui doivent parfois réaliser un aller-retour entre deux destinations européennes dans l’espace d’une journée. Ainsi il convient de se poser la question de comment concilier l’écologie et le secteur MICE sur le long terme.

La SNCF travaille d’ores et déjà sur ce sujet en multipliant ces offres avec par exemple le lancement d’une offre de trains low cost OSLO, le renforcement de la liaison Paris-Lyon avec 2 allers-retours par jours en Ouigo ainsi que la création d’une nouvelle offre haut de gamme baptisée « Business Première » et qui comme son nom l’indique s’adresse aux voyageurs d’affaires.

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