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Jean-François Martins présente la feuille de route de la politique touristique de Paris

A l’occasion de la deuxième édition du Tourinvest, le Forum de l’investissement touristique, organisé par MKG Group le 8 septembre dernier, Jean-François Martins, adjoint à la Maire de Paris, chargé des Sports et du Tourisme, a présenté la feuille de route de la politique touristique à Paris pour les six prochaines années.

"Les deux moteurs de l'attractivité touristique de Paris sont la politique d'infrastructure et la politique d'expérience. Bien que Paris soit entre le deuxième et troisième parc hôtelier au monde, nous avons encore besoin d'investir et d'accueillir. Car, avec 80% de taux d'occupation en moyenne, et 95% sur certains marchés, le parc de la capitale est en saturation. L'objectif de la mairie est ainsi d'ouvrir 12 000 chambres dans la ville au cours des six prochaines années. En ce sens, notre politique immédiate est d'identifier plusieurs parcelles publiques qui peuvent faire l'objet de programmes de cession à destination d'une activité hôtelière ou d'hébergement. Je souhaiterais ainsi m'adresser aux foncières pour souligner le fait que l'investissement hôtelier est aussi rentable que l'activité de bureau. Aujourd'hui, la concurrence entre les deux dans le cadre de cession de parcelles est à la défaveur de l'hôtellerie, car on oublie souvent que, si le rendement des bureaux est légèrement supérieur, le rendement de l'hôtellerie est pérenne. Il ne faut pas que l'investissement de bureau soit toujours gagnant, car l'hôtellerie est une activité à long terme qui sera toujours rentable à Paris. Paris est un marché de capacité mais aussi de flux, avec 30 millions de touristes intra-muros par an, 47 millions avec la petite couronne et plus de 50 millions avec Euro Disney et Versailles. Pour continuer à faire progresser ce marché, il faut augmenter la capacité mais aussi les flux. Sur ce point, nous devons avoir un dialogue exigent avec les acteurs du transport pour que l'accessibilité continue de progresser, notamment en ce qui concerne les lignes à bas coûts pour ramener une clientèle européenne de city-breakers. Il ne faut pas non plus négliger le tourisme d'affaires, qui représente 43% des visites à Paris. C'est pourquoi nous investissons actuellement Porte de Versailles, pour la création d'un grand parc des expositions. Nous devons également nous focaliser sur l'expérience parisienne, notamment sur la propreté et la sécurité de la ville. Suite à l'alerte d'un certain nombre d'autorités étrangères, nous avons ainsi lancé une politique de renforcement policier sur les zones touristiques, notamment via la mise en place d'une brigade spécialisée au Louvre qui a permis de réduire de plus de 72% les plaintes de vols dans l'enceinte de l'édifice et de remonter des filière assez lointaines hors de France. Nous portons maintenant ces investissements sur les Champs Elysées et nous travaillons sur la sécurité de la Gare du Nord. Sur la question de la propreté, il faut prendre en compte qu'avec 22 000 habitants par kilomètre carré, Paris est la ville la plus dense au monde et cela créé de la suractivité et des détritus. Nous faisons le maximum pour faire face à ces problématiques avec des plans spécifiques dans les lieux touristiques comme Montmartre, Notre Dame ou le Musée du Louvre. Paris doit également investir dans l'innovation. La ville est le plus grand laboratoire vivant du monde, n'ayant pas de saisonnalité de son tourisme et accueillant tous les types de visiteurs, des familles aux voyageurs d'affaires. Etant un incubateur pour tester des choses sur 30 millions de visiteurs par ans, Paris est un endroit parfait pour innover et la ville doit devenir un lieu où le tourisme de demain s'invente. C'est notamment ce sur quoi nous travaillons avec le lancement du Welcome City Lab. Demain, les touristes européens auront tous accès à la data et nous devons nous préparer. Cela fait partie des choses pour lesquelles l'innovation pourra améliorer la qualité de l'expérience à Paris. Nous allons devoir co-construire les politiques touristiques avec les acteurs du secteur. Avec les opérateurs, nous allons également être capables de transformer certains quartiers en centres d'intérêts touristiques, comme le Mama Shelter a été en mesure de faire Porte de Bagnolet. C'est pour cela que nous allons créer un Comité de la Destination Paris, qui permettra aux acteurs institutionnels et privés de discuter des politiques touristiques. Concernant la taxe de séjour sur la "grande hôtellerie" actuellement à l'étude, nous investissons aujourd'hui 400 millions d'euros à Paris alors le produit la taxe de séjour est de 42 millions d'euros. Je pense ainsi que sur des chambres à plus de 250 euros la nuit, une taxe de 1,50 euros laisse un peu d'élasticité prix, et notamment si on permet aux hôtels d'afficher leurs prix réels, hors taxe de séjour. "

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