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Georges Panayotis inaugure le 2nd TourInvest Forum

Georges Panayotis, président et fondateur de MKG Group, a inauguré la deuxième édition du Tourinvest Forum, qui a rassemblé plus de 300 professionnels, dans les salons du Pullman Paris Tour Eiffel, venus échanger sur l'investissement touristique.

Dans le cadre de l'inauguration du Tourinvest Forum 2014, Georges Panayotis a déclaré :"Cette nouvelle édition du Tour Invest Forum s'inscrit désormais dans le calendrier régulier des évènements organisés par le groupe MKG, car il s'est imposé dès l'an passé comme une nécessité. Si l'on en croit les statistiques émanant de notre partenaire Atout France, la France reste un enfant gâté du tourisme. Elle fait partie des destinations prioritaires sur l'agenda des "nouveaux touristes", ces clientèles émergentes qui disposent désormais d'assez de revenu pour parcourir le monde. Ce flux constant de nouveaux clients pour le tourisme français est une chance et une malédiction. C'est une chance car les dépenses, même minimes, alimentent avec profusion les caisses des entreprises du secteur et de l'Etat. Mais c'est aussi une vraie malédiction car le nombre croissant de visiteurs laissent penser que tout est bien dans le meilleur des mondes et qu'il n'y a pas à s'inquiéter de l'avenir. La France touristique s'assoupit. C'est très alarmant ! Elle vit sur ses acquis, et se contente de repeindre la Tour Eiffel tous les dix ans et de restaurer la Galerie des Glaces du Château de Versailles tous les vingt ans. Citez-moi un grand projet d'aménagement touristique depuis l'inauguration de Disneyland Paris en 1992. Et encore, la décision est venue d'une entreprise américaine ! A travers la base de données MKG Hospitality, nous sommes bien placés pour constater, depuis le milieu des années 2000, la lente et régulière contraction du parc hôtelier français. La nouvelle classification a obligé les hôteliers à s'interroger sur leur positionnement et un nombre important d'entre eux ont préféré jeter l'éponge face aux retards pris dans leurs investissements d'entretien et de rénovation. Le tourisme en général et l'hôtellerie en particulier a raté le grand virage de la distribution... Le secteur est en passe de rater aussi le virage du renouvellement de son offre, alors que la demande augmente, qu'elle se diversifie, qu'elle est en attente d'innovations, d'imagination, d'émotions. Le train a déjà sifflé plusieurs fois mais il semblerait que les professionnels ont du mal en entendre cet appel. Ils resteront sur le quai quand il passera définitivement devant eux pour aller vers d'autres destinations plus réactives. Il n'y a pas de fatalité mais il y a urgence ! Il y a urgence car la demande touristique a horreur du vide. Internet a accéléré de façon diabolique les tendances et les comportements. L'économie collaborative est en train de grignoter une part de plus en plus grande du marché de l'hébergement marchand, après avoir mis à mal la location de voitures et le business des taxis. Dans un entretien à Bloomberg TV, les deux fondateurs du site AirBnB se moquaient gentiment de leurs "rivaux" hôteliers annonçant qu'il leur fallait environ une semaine pour réaliser la croissance annuelle moyenne des principaux groupes mondiaux. Cette trainée de poudre est un avertissement sévère pour les professionnels de l'hébergement. Elle se justifie en partie par la notion d'expérience personnelle mise en avant par les fondateurs d'AirBnB. Même si elle n'est pas toujours à la hauteur des attentes, c'est un véritable argument que les hôteliers doivent reprendre à leur compte. Cela passe forcément par de nouveaux investissements qui autorisent de vivre véritablement une expérience mémorable dans un établissement, en plus de la relation humaine qui s'établit avec le personnel et la direction de l'hôtel. Mais cela ne suffira pas. Ce qui est nécessaire au niveau d'un établissement l'est encore plus au niveau d'une destination. L'économie touristique française repose toujours sur un grave déséquilibre entre quelques pôles qui focalisent toute l'attention : la capitale, la Riviera et les stations de montage, pour caricaturer à l'extrême ; et le reste des régions qui ont, au mieux, une activité saisonnière. Pour atteindre la taille critique touristique et pouvoir se prévaloir d'une activité constante sur l'année, les conditions sont exigeantes en termes d'animation, d'accès, de transports, d'infrastructures, d'hébergement ... Ce sera l'objet d'une première table ronde qui abordera tous ces thèmes et notamment la planification urbaine et la synergie entre les acteurs d'univers différents mais pourtant si complémentaires. Les élus locaux commencent à prendre en compte la dimension économique du tourisme, mais le chemin est encore long avant qu'elle devienne une priorité de l'aménagement.Fort heureusement, la puissance publique semble - enfin - avoir pris conscience du rôle moteur que l'investissement touristique peut jouer dans l'économie française. Les Assises nationales du mois de juin dernier ont été plutôt une bonne surprise pour les professionnels et la liste des mesures engagées ou en préparation fait preuve de réalisme, de pragmatisme et de bon sens. Mais comme souvent en France, la classe politique s'acharne à envoyer des signaux contradictoires au prétexte de boucler le budget de l'Etat. Le bon sens l'a emporté mais nous ne sommes pas à l'abri de nouvelles dérives fiscales. Et c'est bien la seconde préoccupation abordée dans ce Forum : celui des conditions favorables à la relance de l'investissement touristique et de la création d'une nouvelle offre. Les initiatives des investisseurs sont régulièrement découragées par l'incertitude du modèle économique, par les variations incessantes du contexte fiscales, par la difficulté à établir un business plan fiable, par la rareté des fonciers disponibles à un prix raisonnable. Ce ne sont pourtant pas les bonnes volontés qui manquent, mais beaucoup d'entrepreneurs mettent le pied sur le frein de peur de se lancer dans l'inconnu. Il est temps de libérer les énergies, de solliciter l'imagination des créateurs, de porter les start-ups qui seront les géants de demain. La consommation touristique évolue au même rythme que l'évolution des comportements. Il faut être en alerte sur les grandes tendances de fonds et adapter les offres touristiques et faire naître dès à présent les nouveaux concepts. Nous y participons largement avec les Hospitality Awards qui ont servi de révélateurs à des concepts aujourd'hui évidents dans le paysage touristique et hôtelier. Le Speed Networking qui va ponctuer tous les moments disponibles de cette journée sont destinées à favoriser la rencontre entre les porteurs de projets et ceux qui peuvent les concrétiser. Je vous invite à visiter toutes les entreprises ou les collectivités qui sont venues exposer leurs projets. Je remercie chaleureusement les parrains qui se sont penchés sur son berceau : Atout France, Hospitality-ON et naturellement Pullman Hotels, et les sponsors qui soutiennent cette initiative : Artelia Hospitality, Carlson Rezidor et CRT Paris Ile de France, ainsi que tous les exposants présents sur l'espace Networking."

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