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Analyses

[Update] Réouverture des frontières chinoises : les destinations touristiques réagissent

Alors que la Chine appliquait jusqu’à présent la politique 0 Covid et gardait ses frontières entièrement fermées, le pays se décide finalement à rouvrir après deux ans d’isolation. Si cette décision représente une bonne nouvelle pour les professionnels du tourisme du monde entier, elle inquiète également un grand nombre de pays quant à une éventuelle reprise de l’épidémie avec l’afflux des touristes chinois privés de voyages depuis si longtemps.

La politique du 0 Covid a pris fin le 7 décembre 2022 en Chine, soit trois ans après l’apparition des premiers cas de coronavirus à Wuhan. Cette levée des restrictions a mené à une forte reprise de l’épidémie dans le pays toutefois les autorités vont cesser le 8 janvier prochain les quarantaines obligatoires à l’arrivée en Chine mais aussi autoriser les Chinois à voyager à l’étranger.

Un allègement des restrictions sanitaires attendus depuis longtemps par les Chinois qui peuvent à nouveau voyager à travers le monde après plusieurs années de frustration. Les prochains mois indiqueront si la clientèle sera tout aussi adepte du revenge travel comme le reste de la planète ou au contraire encore prudente par rapport au virus.

Les premiers indicateurs démontrent un fort appétit pour la reprise du tourisme. En effet, selon l'agence de voyage en ligne Qunar, le volume de recherche de billets d'avion internationaux a été multiplié par sept dans les 15 minutes qui ont suivi l'annonce des nouvelles mesures de gestion de l’épidémie dans l’Empire du Milieu.

Les données d'une autre plateforme de voyage en ligne, Ctrip, montrent que le volume de recherche de destinations étrangères populaires a été multiplié par dix par rapport à la même période de l'année dernière dans les 30 minutes qui ont suivi l'annonce de l'information.

Le volume de recherche de certaines destinations touristiques prisées a connu une croissance rapide à l'approche de la fête du Printemps, qui se déroulera du 21 au 27 janvier. Selon Ctrip, les 10 principales destinations touristiques sont Macao, Hong Kong, le Japon, la Thaïlande, la Corée du Sud, les États-Unis, Singapour, la Malaisie, l'Australie et le Royaume-Uni.

L’absence de la clientèle chinoise durant la reprise du tourisme international l’année dernière a pénalisé de nombreuses destinations puisqu’ils font partie des touristes avec le plus fort panier moyen. L’année 2023 devait ainsi rimer avec des recettes touristiques en hausse néanmoins le retour de cette clientèle n’est pas sans inquiéter de nombreuses destinations qui entre temps avaient abandonné l’exigence des tests et du vaccin.

Ainsi par précaution, les Etats-Unis et plusieurs pays, dont l’Italie, l’Espagne, l’Inde, Taiwan, le Japon, ont annoncé qu’ils exigeraient des tests négatifs des passagers provenant de Chine. La Corée du Sud voisine a pris vendredi 30 décembre la même décision.

Même son de cloche en France avec une mise en application à compter du 5 janvier prochain. Au test obligatoire avant embarquement s’ajoute la réalisation d’un test PCR à l’arrivée sur le territoire français ainsi que le port du masque obligatoire dans les avions arrivant de Chine depuis le 1er janvier.

Toutefois certains pays ont décidé de ne pas changer les règles concernant l'admission des voyageurs en provenance de Chine, à l’image de l’Australie et du Royaume-Uni qui estiment « suivre les conseils appropriés des experts de la santé ».

Des restrictions qui ont vite fait réagir le gouvernement chinois, en effet, le pays juge "inacceptable" les tests Covid demandés à ses citoyens désirant voyager. Mao Ning, porte-parole du ministère des Affaires étrangères souligne que ce choix est tout à fait arbitraire et "dénué de base scientifique" et averti que la Chine pourra "prendre des contre-mesures, selon le principe de réciprocité". 

Une décision que déplore également l'ACI (Airports International Council) EUROPE, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Ces entités insistent sur le fait que l'imposition de restrictions aux passagers en provenance de Chine, comme l'ont fait la France, l'Italie et l'Espagne, n'est pas scientifiquement justifiée ni fondée sur les risques. 

De son côté, la présidence suédoise du Conseil de l'UE a invité les États membres à se réunir ce mercredi 4 janvier afin de décider si des restrictions communes doivent être imposées aux voyageurs en provenance de Chine qui arrivent dans l'Union européenne en raison de l'épidémie de coronavirus qui sévit dans ce pays. 

L'Association internationale du transport aérien (IATA)  pointe également du doigt l'introduction de ces mesures restrictives. Le directeur général Willie Walsh a déclaré dans un communiqué qu'il était "extrêmement décevant de voir ce rétablissement irréfléchi de mesures qui se sont avérées inefficaces au cours des trois dernières années". Willie Walsh a également exhorté le gouvernement chinois à lever l'obligation de réaliser des tests Covid-19 avant le départ pour les personnes se rendant en Chine. 

 

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