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Analyses

Vacances de Pâques 2022 : raz de marée de touristes

C'est un retour aux niveaux d’avant-crise pour grand nombre d’hôteliers français : la plupart des destinations ont signé une hausse de leurs performances relativement à 2019, y compris en zones urbaines. Les vacances de printemps ont été marquées par une nouvelle vague de touristes sur le littoral, tandis que Paris confirme son retour en grâce. Et le léger déficit de fréquentation a été compensé par une forte dynamique haussière des prix.

Pour la période des vacances de printemps qui s’est étendue du 9 avril au 9 mai pour les trois zones confondues, l’Hexagone a enregistré une hausse des performances de +3,1% relativement à la même période avant la crise sanitaire. Une explication qui réside à la fois dans un retour progressif à la normale du côté de la fréquentation (à seulement -8,1 points des standards de 2019) et dans un prix moyen en hausse considérable (+12,3% à l’échelle nationale, toutes gammes confondues).

En termes de gamme, le segment économique est celui qui reste désormais le « plus en marge » avec un retard toutefois très contenu (-1,7% de baisse de RevPAR). A l’inverse, le segment haut de gamme affiche maintenant une hausse de +5,3% de RevPAR grâce à un rebond du niveau des prix (+20,5%). La fréquentation retrouve également des niveaux satisfaisants avec un écart de « seulement » -12,6 points relativement aux vacances de printemps 2019 attestant du retour des étrangers, traditionnelle clientèle des établissements haut de gamme.

La clientèle internationale est donc de retour dans l’Hexagone et l’accélération généralisée de la reprise Loisirs permet à l’hôtellerie française de retrouver quasiment ses niveaux d’avant Covid. La météo clémente a bien évidemment contribué également à une envie de déplacements.

A l’exception de la Bourgogne, des Hauts-de-France, de la Normandie, de la Nouvelle Aquitaine et de l’Occitanie, l’ensemble des régions a atteint voire pour la plupart dépassé les standards de revenus hôteliers d’avant-crise. Parmi les régions phares de ces vacances, la Corse et les Pays de la Loire se sont démarquées avec respectivement +12,1% et +9,3% d’activité relativement à 2019.

De manière générale, la côte Atlantique excelle avec +16,7% de RevPAR. Si l’explication réside en partie dans une hausse des prix, c’est aussi et surtout la seule zone littorale à avoir retrouvé et surpassé sa fréquentation d’avant-COVID (+2,0 points). Les agglomérations de Saint-Nazaire / La Baule et de La Rochelle y contribuent particulièrement avec des hausses de +25,2% et +24,5% de RevPAR, respectivement, sur la période.

Ayant souffert pendant longtemps de l’absence des clientèles étrangères et notamment britanniques et long-courrier, la Méditerranée et notamment la Côte d’Azur se ressaisissent également, signant désormais une hausse de +6,1% de RevPAR. Nice en est témoin avec une hausse de +1,9% de son RevPAR, et seulement 9,8 points de fréquentation en moins relativement à 2019. Marseille-Aix confirme sa dynamique, avec +10% relativement à 2019.

Si le littoral a toujours le vent en poupe, notons toutefois les performances de Paris, Les résultats de la capitale, en tête des réservations depuis le début avril, ce sont confirmés dans les faits : Paris a non seulement enregistré un déficit de fréquentation très peu important relativement à 2019 (-5,0 pts pour un taux d’occupation avoisinant les 80%) mais également un prix moyen en hausse de +15,5% par rapport à la même période avant-crise, lui permettant ainsi de signer une hausse de +9,7% de RevPAR relativement à 2019. Si cette augmentation est à relativiser compte tenu de l’inflation des trois années écoulées, et relativement à la Province (qui affiche +2,8% de RevPAR grâce à +10,1% de hausse des prix) la dynamique de rattrapage est désormais confirmée pour Paris.

Mais si la côte et Paris sont les vedettes du printemps, la Province hors littoral au global retrouve également ses standards de saison (+0,7% de RevPAR). Longtemps laissées en marge en raison de la crise sanitaire, les grandes agglomérations retrouvent enfin une certaine dynamique. Lyon affiche notamment une hausse de +11,4% de RevPAR et retrouve quasiment ses niveaux historiques de fréquentation (-1,4 points de TO). Dans la région, Grenoble a également le vent en poupe. Cependant, cette reprise n’est pas encore homogène, et d’autres grandes métropoles sont encore en-deçà de leurs standards d’avant-crise, comme Bordeaux (-11,7%) ou Lille (-9,8%).

Pour autant, malgré ces quelques nuages parsemés, le paysage global est franchement ensoleillé. Avec de tels résultats au printemps, les hôteliers ne peuvent qu’avoir le sourire à l’aune de la saison estivale.

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