Accéder au contenu principal

Analyses

Vacances de Noël 2022 : la magie des fêtes profite aux hôteliers

Les Vacances de Noël ont officiellement pris fin cette semaine, les élèves ayant repris le chemin de l’école et les plus grands celui du travail. Deux semaines de congés ayant permis aux familles de se réunir mais également aux Français de voyager durant cette période si particulière où la magie de Noël est partout présente. Une magie de Noël qui a part ailleurs profité au secteur de l’hospitality aux vues des performances qui n’ont rien à envier à celles de 2019. Coup de projecteur sur une période de fêtes de fin d’année particulièrement dynamique avec les données de MKG Consulting.

Une France à l'humeur festive

Il semblerait que la magie de Noël ait belle et bien été au rendez-vous durant la fin de l’année 2022, plus précisément sur la période allant du 17 décembre 2022 au 1er janvier 2023, où le taux d’occupation toutes régions confondues s’établit à 53,5%. Si ce chiffre demeure en retrait de 0,9% par rapport à 2019, il marque toutefois une progression de l’ordre de 7,4% par rapport à 2021.

A l’exception de la Normandie, toutes les régions enregistrent un taux d’occupation supérieur à 40% au cours de la période et parmi celles-ci deux régions se démarquent en dépassant les 60%, à savoir l’Ile-de-France et le Grand Est. Des performances remarquées qui s’expliquent pour la première par un retour en force des clientèles internationales et pour la seconde par une popularité accrue au cours de cette période de par ses nombreux marchés de Noël.

Seule la Bretagne performe moins bien qu’en 2021 avec un taux d’occupation en baisse de 2,4 points qui s’établit à 44%. Elle réalise toutefois une performance supérieure à celle enregistrée par le Centre-Val-de-Loire (43,1%), la Normandie (37,2%) et la Région Sud (43,3%).

Le Grand Est, la Bourgogne-Franche-Comté, le Centre-Val-de-Loire, les Hauts-de-France et l’Occitanie sont les seules régions à connaitre un taux d’occupation supérieur au regard de 2019. Sur l’ensemble du territoire français l’écart entre 2022 et 2019 n’est plus que de 0,6%, démontrant ainsi la reprise effective du tourisme notamment durant cette période de l’année propice aux déplacements.

Quant au prix moyen et au RevPAR, ces deux indicateurs sont en forte hausse comparé à 2021 mais également à 2019. En effet, le prix moyen national s’établit à 121,3 euros, soit une augmentation de 18,3% par rapport à 2021 et 22,8% par rapport à 2019. Pour sa part, le RevPAR était de 64,9 euros, ce qui correspond à une croissance de 37,2% par rapport à 2021 et 21,5% par rapport à 2019. D’excellentes performances qui confortent les hôteliers français dans la reprise de leur activité après deux années éprouvantes.

Seules trois régions enregistrent des prix moyens supérieurs à 100 euros, à savoir l’Auvergne-Rhône-Alpes (154,4), l’Ile-de-France (153,3) et la Normandie (104) toutefois cette dernière est parallèlement la seule région à expérimenter un recul de son RevPAR, avec - 2,9% par rapport à 2021 et - 4,1% par rapport à 2019 ainsi que de son prix moyen (- 5,5% et – 0,1%). A contrario le Grand Est et l’Ile-de-France observent la plus forte hausse de RevPAR par rapport à 2019 avec +33,5% et 32,7% respectivement.

Miracle de Noël pour les destinations urbaines

Si dans l’ensemble les régions françaises ont bien performé durant ces Vacances de Noël, les chiffres sont encore plus élevés quand on se concentre sur les performances des grandes métropoles. En effet, alors que l’Ile-de-France hors Paris enregistre un taux d’occupation de 57,7%, la capitale enregistre elle un taux d’occupation de 68,7%, marquant une hausse de 16,9% par rapport à 2021 et un retrait de seulement 1,8 points par rapport à 2019.

Aux côtés de Paris, seules Toulouse et Lyon dépassent les 60% de taux d’occupation, néanmoins aucune ville n’affiche un taux inférieur à 40%. Et seule Bordeaux enregistre des taux encore en retrait par rapport aux deux années de référence, - 2,4% comparé à 2021 et – 2,1% comparé à 2019. En revanche, Lille, Lyon et Marseille performent mieux qu’en 2019 avec des hausses respectives de 2,5%, 3,9% et 0,7%.

Sans grande surprise Paris affiche le prix moyen le plus élevé du pays, celui-ci s’établissant à 225,3 euros, soit une augmentation de 34,1% par rapport à 2021 et de 40,9% par rapport à 2019. Elle est suivie par Toulouse avec un prix moyen s’élevant à 153,3 euros, marquant une croissance de 30,2% au regard de 2021 et de 35% au regard de 2019. Le reste des métropoles, ainsi que l’Ile-de-France, ne dépasse pas les 100 euros de prix moyen toutefois elles affichent toutes des performances en hausse par rapport à 2021 et 2019.

Paris et Toulouse tirent à nouveau leur épingle du jeu au niveau des RevPAR, affichant respectivement 154,8 euros et 95,7 euros. Un indicateur en hausse de 77,8% par rapport à 2021 et de 37,3% par rapport à 2019 pour la Ville Lumière tandis que la Ville Rose voit son RevPAR augmenter de 68,3% par rapport à 2021 et de 32,7% par rapport à 2019. Lyon clôture le podium avec un RevPAR affiché à 61,7 euros, marquant une hausse de plus de 30% par rapport aux deux années référence.

Si Bordeaux n’affiche pas de recul dans ses prix moyens et son RevPAR par rapport à 2021 et 2019, elle enregistre malgré tout la plus faible progression avec des hausses ne dépassant par les 10%. Marseille et Lille connaissent également une progression au ralentie au regard des autres métropoles affichant toutes des croissances comprises entre 20% et 78%.

Un écart notable entre les trois grandes métropoles du sud qui s’explique notamment par le fait que Toulouse accueille de nombreux touristes de passage qui décident de faire une halte dans la Ville Rose avant de rejoindre les stations de ski des Pyrénées. Également, le tourisme d’affaires profite grandement aux hôteliers de la ville après un mois de novembre tout aussi performant.

 

Malgré quelques disparités, le territoire dans sa globalité a bien performé au cours de ces vacances avec des performances dépassant largement 2021 et égalant 2019. Une tendance à la hausse qui démontre l’appétit toujours aussi vorace des touristes pour la destination France. Si l’on se tourne désormais vers l’avenir, les Vacances de février s’annoncent tout aussi prometteuses avec un taux de réservation en progression de 20% sur les Alpes du Sud et de 100% sur les zones autour de la Méditerranée par rapport à 2022. En effet, la montagne reste reine durant cette période. Toutefois, le littoral gagne du terrain avec des taux de réservation en hausse de 20% à 50%. La baisse du pouvoir d’achat ainsi que la crise des prix de l’énergie semblent ainsi peu impacter cette clientèle amatrice des vacances d’hiver. Néanmoins par crainte de l’augmentation des prix, de plus en plus de personnes décident d’anticiper leurs séjours.

Cette archive de plus d'un mois est réservée aux abonnés.

Accédez à l'ensemble des contenus et profitez des avantages abonnés

J'en profite

Déjà inscrit ?

Chargement...

Vous avez consulté 10 articles. Revenir à l'accueil ou en haut de la page.

Accéder à l'article suivant.

Inscrivez-vous pour ajouter des thèmes en favoris. Inscrivez-vous pour ajouter des catégories en favoris. Inscrivez-vous pour ajouter des articles en favoris. Connectez-vous gratuitement pour voter pour la candidature.

Déjà inscrit ? Déjà inscrit ? Déjà inscrit ? Déjà inscrit ?