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Analyses

Un remplissage au quotidien digne d’un mois sans émeutes.

Novembre 2005 se sera soldé par une performance remarquable pour l’hôtellerie française (+11.3% pour le RevPAR). Mais qu’en fut-il au quotidien ? les hôteliers ont-ils rattrapés un retard pris pendant les émeutes ? n’ont-ils subi que peu de difficultés ? y compris dans les zones touchées ? retour sur un mois mouvementé …

Les résultats issus du programme quotidien Hotelcompset.com, lancé par MKG Consulting en septembre 2004 et qui compte désormais 1500 hôtels en France, permettent de mieux comprendre l’impact des évènements sur l’activité hôtelière française. Certes les deux premiers week-ends de novembre ont été témoins d'un repli d’activité (TO de 68% pour le week-end de la semaine 43 (soit avant les émeutes) contre des TO de 62% et 57% pour les week-ends des semaines 45 et 46). Les émeutes de novembre ont vraisemblablement dissuadé quelques touristes mais à cette période de l’année, les replis semblent davantage s'expliquer par les ponts du 1er et du week-end prolongé du 11 novembre. En revanche l’analyse des performances durant la semaine révèle un mois de novembre résolument satisfaisant, grâce entre autres à la tenue du salon bi-annuel international Batimat. Les semaines 45 (7 au 13 novembre) et 46 (14 au 20 novembre) enregistrent des taux d’occupation supérieurs à 80%, que ce soit à Paris ou en périphérie parisienne, y compris dans les zones touchées par les violences urbaines !Au final le rapide retour au calme intervenu en novembre, et l’absence de reprise des violences, laisse augurer une fin d’année “traditionnellement calme”. La clientèle Affaires reviendra en nombre à partir de la mi-février et la clientèle Loisirs n’est pas très nombreuse en décembre, sauf à la période de fêtes.En province, le schéma est sensiblement comparable : mêmes causes, mêmes effets. En régions, les hôtels de périphérie situés à proximité de zones marquées par les violences, comme Evreux, Le Mirail à Toulouse ou Vaux-en- Vélin à Lyon ont réalisé au global de meilleurs TO que d'autres qui pourtant ont été épargnées ! Si le phénomène est moins sensible en banlieue parisienne, l'écart reste léger et les échauffourées n'ont pas empêché des banlieues comme Grigny ou St Denis d'enregistrer une hausse de 22 pts de leur TO sur une période chevauchant pourtant le plus fort des émeutes (là où la progression était de 28 pts dans les banlieues épargnées). Un phénomène qui s'explique dans certains cas par la plus grande représentation de l'hôtellerie économique dans les zones périphériques en proie aux troubles, et surtout à l'absence d'annulations de masse de la part de la clientèle d'affaires, française comme internationale. “Seul un petit nombre de clients individuels réservant sur le net ont annulé leur séjour” confirme Nathalie Fontaine, responsable commerciale pour les hôtels Akena, dont un certains nombres sont implantés dans des zones sensibles. Il est en effet probable que ce soit principalement la clientèle de “dernière minute” qui ait reporté ses déplacement comme en témoigne les mauvais résultats de expedia. com en novembre (-44% de réservations hôtelières des touristes américains, -33% pour les Canadiens et -27% pour les Anglais et les Allemands).Au final le rapide retour au calme intervenu en novembre, et l’absence de reprise des violences, laisse augurer une fin d’année “traditionnellement calme”. La clientèle Affaires reviendra en nombre à partir de la mi-février et la clientèle Loisirs n’est pas très nombreuse en décembre, sauf à la période de fêtes.

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