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Analyses

Février 2022 : enfin l’épilogue de la crise sanitaire pour l’hôtellerie française ?

Après une fin d’année 2021 encourageante, l'hôtellerie française a connu un début d’année morose avec de nouveaux replis d’activité hôtelière en janvier. Mais le mois de février ne semblerait-il pas enfin clore le chapitre de la crise sanitaire ? Réouverture de certaines frontières internationales, annonce de la fin du port du masque dans certains espaces en fin de mois, annonce de la fin du port du masque à partir de mars, remontées des performances hôtelières…

Pendant le mois de février 2022, le taux d’occupation à l’échelle nationale s’est établi à 48,8% soit nettement plus élevé qu’à la même période l’an passé, qui était encore touchée par des vagues épidémiques et restrictions (27,9% en février 2021 qui était encore sous confinement). Ce mois-ci, l’écart avec les standards d’avant-crise est nettement meilleur que le mois dernier : passant de -17,8 (entre janvier 2022 et janvier 2019) à -10,4 points entre février 2022 et février 2019. Le taux d’occupation mensuel s’élève à 49,3% à Paris, 46,5% pour la région île de France (Paris exclus) et 50% pour la province. Au niveau global, les prix moyens ont dépassé les niveaux de 2019 (+1%) et notamment en Province (+6,7% entre février 2022 et 2019) et tout particulièrement sur les segments haut de gamme (+14,9% entre février 2022 et février 2019).

Ainsi à l’échelle du pays, l’écart des performances avec l’ «avant-crise » se resserre nettement en comparaison au mois de janvier qui avait de nouveau été affaibli par la pandémie et le variant Omicron. En effet, l’hôtellerie française affiche un RevPAR de 41,5€ au mois de février cette année soit « seulement » -16,8% par rapport à la normale (2019).

Ce mois-ci, les régions Bretagne (+8,6%), PACA (+4,3%) et Nouvelle-Aquitaine (+0,4%) se distinguent avec des niveaux d’activité supérieurs à ceux de l’avant-covid alors que l’écart en janvier était nettement plus important (entre -25% et -10% par rapport à la même période en 2019), signe que le secteur est enfin en rémission.

A l'échelle plus locale, ce sont les départemetns de moyenne montagne (moins exposés à la demande internationale) et littoraux qui ont signé les meilleures performances : l'Ariège, les Hautes-Alpes, la Lozère, la Charente-Maritime, les Pyréenées Orientales ou le Var ont ainsi enregistré des niveaux d'activité de plus de 20% supérieurs au mois de février 2019 en raison d'une forte activité Loisirs liée à la période de vacances d'hiver.

Par rapport au mois précédent qui avait fait perdre espoir à beaucoup d’hôteliers français, le mois de février annonce donc de beaux présages : les métropoles de Nice et Toulon affichent des résultats supérieurs à février 2019 tandis que l’écart s'amenuise sur l’ensemble des grandes agglomérations : Lyon n’affiche plus que -17,9% de baisse d'activité par rapport à 2019 à la même période (alors que l’activité était encore divisée par deux le mois dernier) et Paris suit la même tendance en enregistrant désormais des résultats « seulement » 31,9% inférieurs à février 2019.

Si les taux d’occupations sont en nette hausse et se rapprochent de plus en plus de la normale (seuls les agglomérations de Paris et Toulouse restent très impactées, mais la tendance est sur la bonne voie), du côté des prix moyens, la majorité des grandes villes ont même dépassé leurs niveaux de 2019. Si ce n’est pas encore le cas de Lyon, Paris ou Toulouse, cela ne saurait tarder.

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