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Analyses

Düsseldorf : le calme après la tempête

En raison de la tenue de la Coupe du Monde de football, 2006 sera l’année de l’Allemagne.Après Frankfurt, HTR poursuit son tour d’horizon des principaux marchés hôteliers allemands…

Après une année 2004 remarquable, marquée par une hausse du RevPAR de 20% grâce à deux salons très importants, la Drupa et la K Messe, l'hôtellerie de Düsseldorf connaît une année 2005 plus tranquille. Ce qui fut extraordinaire pour Düsseldorf c’est que ces deux évènements se soient tenus la même année: ce qui n’arrive que tous les douze ans ! Conséquence : 2005 enregistre un recul du RevPAR de 10,1% sur les douze derniers mois. Au mois de mai, le mois de la Drupa, le prix moyen affiche une différence de près de 100 euros (75 contre 174 l'année précédente). “2005 est une année de salons de taille moyenne. L'année 2005 a été logiquement moins bonne que 2004. Mais cependant conforme à nos prévisions”, explique Stephan Noth, directeur de l'hébergement du Swissotel. Tout n'est pas noir pour la ville rhénane puisque, motif de satisfaction, la fréquentation est tout de même en hausse de 3 points. En novembre, le salon annuel Medica apporte chaque année son lot de visiteurs. Avec une belle régularité. Plus de 137 000 visiteurs pendant les quatre jours de cette foire consacrée à la pharmacie, contre 136 100 en 2004. “Le salon Medica a connu une légère augmentation par rapport à l'année précédente. Nous avons légèrement augmenté nos tarifs. En dehors de cet événement, le mois de novembre a été légèrement en dessous de nos attentes”, remarque Guido Krueger, directeur des ventes du Renaissance Düsseldorf. Le mois se termine pour l’ensemble des hôteliers avec une baisse du revenu par chambre de près de 15%.Et notamment d'un segment Loisirs plus important. Cependant, en 2006, la ville ne pourra pas compter sur l'effet direct de la Coupe du Monde puisqu'aucun match ne se jouera au LTU Arena. La ville attend les répercussions des rencontres tenues dans les villes voisines, Cologne, Gelsenkirchen et Dortmund. “C'est une période où le tourisme d'affaires est plus faible. Mais je n'attends pas à ce que notre hôtel affiche complet”, pressent Stephan Noth. Düsseldorf n'en a pas encore fini avec sa convalescence.Düsseldorf n'est pas la ville industrielle typique de la Ruhr. Son hôtellerie vit sous perfusion de l'activité des services et des grands salons qui rythment son activité mois après mois, années après années. Lors des grands événements, de nombreux bateaux-hôtels accostent sur les rives du le Rhin. Une concurrence sans en être pour les hôtels de la ville. “La ville est alors en sous-capacité Mais nous n'affichons pas 100% de TO pendant toute la durée de l'événement” selon Guido Krueger.Cette sous-capacité ponctuelle est contrebalancée par le mal allemand du moment : une surcapacité parfois significative. Le Hilton a ainsi été récemment rénové. Récemment, un InterContinental a ouvert sur la Königstrasse, l'avenue phare de la ville. “Nous avons également enregistré l'arrivée sur notre marché d'un Holiday Inn Express et d'un Dorint Mercure”, ajoute Guido Krueger. Autre ouverture récente : le Radisson SAS Media Harbour. Ce quartier du port est aujourd'hui à la mode. Avant le Radisson, un Courtyard by Marriot avait ouvert ses portes dans cette ancienne friche industrielle. “Ces hôtels vont profiter du boom de ce quartier”, explique le directeur des ventes du Renaissance.Mais tous les hôteliers redoutent cependant les trois ans à venir. Plusieurs établissements vont venir s'ajouter à un parc fourni : un Maritim en 2007, un Möevenpick en 2008. Avec encore plus de 1 000 chambres à ouvrir, la petite hôtellerie indépendante souffre. “Le gâteau est le même. Mais les parts sont de plus en plus petites”, répètent en choeur les hôteliers de la ville. D'ores et déjà, certaines ouvertures annoncées ont été remises aux calendes grecques. Stephan Noth ne voit pas pour autant la vie en noir : “il y a de la place pour s'améliorer. Les autorités de Düsseldorf doivent vendre encore mieux la ville. Des immeubles de bureaux sont toujours vides. Les hôteliers ont besoin de ce business additionnel”.Et notamment d'un segment Loisirs plus important. Cependant, en 2006, la ville ne pourra pas compter sur l'effet direct de la Coupe du Monde puisqu'aucun match ne se jouera au LTU Arena. La ville attend les répercussions des rencontres tenues dans les villes voisines, Cologne, Gelsenkirchen et Dortmund. “C'est une période où le tourisme d'affaires est plus faible. Mais je n'attends pas à ce que notre hôtel affiche complet”, pressent Stephan Noth. Düsseldorf n'en a pas encore fini avec sa convalescence.

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