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Analyses

Conflit au Proche-Orient : Des résultats en trompe l’oeil en juillet

La guerre entre Israël et le Hezbollah a eu des conséquences négatives sur le tourisme au Proche- Orient. Sans être pour autant encore dramatiques pour le mois de juillet, au Liban comme en Israël. Mais les mois à venir s'annoncent en revanche très difficiles pour le pays du Cèdre. La vague d'annulation et le peu de réservations en cours font craindre le pire. Le conflit plombe une saison estivale qui s’annonçait prometteuse.Mais cette guerre ne pouvait évidemment pas rester sans plus de conséquences. Le Liban se dirigeait vers une année record avec 1,6 millions de touristes attendus et Août est d'ores et déjà catastrophique. " En 2004, année de référence et comparable à 2006 pour son niveau d'activité, le taux d’occupation des hôtels de Beyrouth était de 96% en août. Il n'est que de 16,5% aujourd'hui ". Malgré le cessez- le-feu signé le 14 août dernier, les mois à venir s'annoncent dramatiques. "Dès le début du conflit, nous avons accusé l'annulation de 2 000 nuitées. Mais le facteur le plus inquiétant est l'absence de réservations jusqu'au mois de décembre prochain ", se désole Claude Rababy. Le bombardement de l'aéroport a conduit à la suspension des vols. Et, aujourd'hui encore, le nombre de vols vers Beyrouth est limité, transitant tous via la Jordanie. Conséquence : en attendant des jours meilleurs, plusieurs hôtels ont fermé leurs portes comme le Sheraton Coral Beach et l'InterContinental Vendôme. Josef Kufer se veut optimiste : " nous espérons un retour " lent mais sûr " des touristes dans les mois à venir. Mais si l’activité se révèle faible, nous envisageons de continuer notre plan de crise afin de limiter les dépenses et maintenir nos 420 employés ". Plus au Sud, le tourisme israélien amorçait lui aussi sa reprise avant le conflit, en voie de dépasser les 2,4 millions de touristes. Dans le pays, l'effet de la guerre s'y est fait également ressentir, mais de manière inégale. "L'été est une période très forte. Nous aurions dépassé les 85% d'occupation à Tel Aviv. L'occupation pour les mois de juillet et août a tourné autour de 70%", explique Motti Verses, chargé des relations publiques du groupe Hilton en Israël. La capitale israélienne est dépendante du tourisme international. En revanche, la station balnéaire d'Eilat est très appréciée par la clientèle domestique et " notre établissement d'Eilat a bien travaillé ", constate Motti Verses. La clientèle israélienne a en effet déserté le Nord du pays, notamment autour du lac de Tibériade, une destination pourtant très prisée mais à portée de tir du Hezbollah. Pour le responsable du groupe Hilton, " la situation revient cependant à la normale ". Souhaitons qu’il puisse en être de même de l’autre côté de la frontière le plus rapidement possible.En dépit des combats opposant Tsahal au Hezbollah, l'hôtellerie de la zone n'a pas subi un effondrement de ses performances au mois de juillet. "Nous avons sauvé les meubles", constate Claude Rababy, directeur du Sofitel Le Gabriel. La première quinzaine de juillet, jugée " excellente " par la plupart des directeurs d'hôtels de Beyrouth, avait lancé la saison estivale sur de bonnes bases. A cette époque de l'année, traditionnellement, beaucoup de Libanais expatriés reviennent passer leurs vacances au pays. S'ajoute une importante clientèle moyen-orientale qui fuit les chaleurs du Golfe. Sans compter de nombreux touristes venus découvrir le Liban. Autant de clientèles qui avaient répondu présent.En juillet, plusieurs éléments expliquent le relatif maintien de résultats qui peuvent être jugés somme toute corrects dans de telles circonstances : -11,6% de RevPAR et des taux d’occupation qui dépassent encore 61%. D'abord, ces résultats sont comparés avec une année 2005 déjà troublée par les conséquences de l'assassinat du premier ministre Rafic Hariri en février. Ensuite, la réaction des résidents sur place au moment du déclenchement du conflit n’a pas forcément été de fuir immédiatement le pays. Au contraire, " l'incertitude qui régnait a conduit nos clients à retarder leur départ " et par conséquent à trouver un hébergement sur place, explique Claude Rababy. Enfin, les établissements situés à distance des bombardements israéliens ont pu bénéficier d'une clientèle de substitution. " Nous avons eu un "très bon" taux d’occupation grâce à la présence de nombreux journalistes internationaux, sans oublier les nombreuses ONG venues en aide aux familles démunies ", explique Josef Kufer, directeur de l’hôtel Mövenpick de Beyrouth.Mais cette guerre ne pouvait évidemment pas rester sans plus de conséquences. Le Liban se dirigeait vers une année record avec 1,6 millions de touristes attendus et Août est d'ores et déjà catastrophique. " En 2004, année de référence et comparable à 2006 pour son niveau d'activité, le taux d’occupation des hôtels de Beyrouth était de 96% en août. Il n'est que de 16,5% aujourd'hui ". Malgré le cessez- le-feu signé le 14 août dernier, les mois à venir s'annoncent dramatiques. "Dès le début du conflit, nous avons accusé l'annulation de 2 000 nuitées. Mais le facteur le plus inquiétant est l'absence de réservations jusqu'au mois de décembre prochain ", se désole Claude Rababy. Le bombardement de l'aéroport a conduit à la suspension des vols. Et, aujourd'hui encore, le nombre de vols vers Beyrouth est limité, transitant tous via la Jordanie. Conséquence : en attendant des jours meilleurs, plusieurs hôtels ont fermé leurs portes comme le Sheraton Coral Beach et l'InterContinental Vendôme. Josef Kufer se veut optimiste : " nous espérons un retour " lent mais sûr " des touristes dans les mois à venir. Mais si l’activité se révèle faible, nous envisageons de continuer notre plan de crise afin de limiter les dépenses et maintenir nos 420 employés ". Plus au Sud, le tourisme israélien amorçait lui aussi sa reprise avant le conflit, en voie de dépasser les 2,4 millions de touristes. Dans le pays, l'effet de la guerre s'y est fait également ressentir, mais de manière inégale. "L'été est une période très forte. Nous aurions dépassé les 85% d'occupation à Tel Aviv. L'occupation pour les mois de juillet et août a tourné autour de 70%", explique Motti Verses, chargé des relations publiques du groupe Hilton en Israël. La capitale israélienne est dépendante du tourisme international. En revanche, la station balnéaire d'Eilat est très appréciée par la clientèle domestique et " notre établissement d'Eilat a bien travaillé ", constate Motti Verses. La clientèle israélienne a en effet déserté le Nord du pays, notamment autour du lac de Tibériade, une destination pourtant très prisée mais à portée de tir du Hezbollah. Pour le responsable du groupe Hilton, " la situation revient cependant à la normale ". Souhaitons qu’il puisse en être de même de l’autre côté de la frontière le plus rapidement possible.

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