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Analyses

Avril 2022 : un air de revenge travel flotte sur l’hôtellerie européenne

Après plusieurs années de frustration en raison de la pandémie mondiale, les touristes européens retrouvent leurs habitudes à l’approche de la saison estivale. Le tourisme européen remonte ainsi la pente et ce, malgré la guerre en Ukraine.

Contexte sanitaire plus favorable, restrictions levées, envie de s’évader à nouveau, l’hôtellerie européenne affiche en avril un RevPAR de -10,5% seulement alors que l’écart était encore de -22,7% le mois dernier (relativement au mois de mars 2019). Si le prix moyen passe dans le vert avec des niveaux supérieurs à 2019 à l’échelle européenne (+3,3%), le taux de fréquentation (bien qu’inférieur de 9,8 points à son niveau de 2019) est également sur une dynamique de rattrapage.

A l’exception de la Pologne et de la Hongrie qui étaient parvenus à des niveaux d’activité positifs le mois derniers en raison de l’impact de la crise ukrainienne, relativement au mois précédent (mars 2022 vs mars 2019), tous les pays ont observé une forte résorption de l’écart d’activité en avril 2022 relativement à avril 2019.

Et l’arrivée de la saison d’été se ressent : c’est l’Espagne qui surpasse ses niveaux d’avant-COVID. En effet, le pays affiche ce mois-ci un RevPAR à +4,9% relativement à avril 2019 grâce à un prix moyen en hausse de 11,8% et un taux de fréquentation à seulement -4,6 points de ses standards. Le Portugal affiche également une reprise très encourageante (avec +8,8% de prix moyen et une fréquentation à seulement -8,5 points) tandis que la Grèce et l’Italie sont à -7,0% et -11,5% de RevPAR, où le début de la saison a en effet généralement tendance à commencer plus tard.

Mais la France et le Royaume-Uni affichent aussi de très bons résultats avec une reprise de leur activité très encourageante : seulement -2,2% et -0,2 % d’écart avec le niveau de 2019. Le retour des clientèles internationales combinées aux vacances de printemps permet aux deux pays de présager un bel été.

 

A l’inverse, même si la situation s’améliore en comparaison au mois dernier, l’Allemagne et le Benelux enregistrent toujours un retard significatif de leurs performances : l’activité hôtelière oscille encore entre -27,0% et -20,3% par rapport à 2019. Ce retard s’explique à la fois par une importance moins accrue des clientèles loisirs (contrairement au sud de l’Europe) et par une importance de la clientèle domestique qui est aujourd’hui autorisée à voyager au-delà des frontières depuis la fin des restrictions sanitaires.

Mais c’est l’Autriche et la République Tchèque qui peinent le plus à revenir à une situation normale avec des écarts respectifs de -35,5% et -37% de leur RevPAR en avril par rapport à 2019. Dans la même veine, la Lettonie (-27,1%) souffre également en raison de l’absence de clientèles russes qui y sont traditionnellement importantes. Si la Hongrie affiche la plus forte croissance de prix moyen, cela s’explique par la crise en Ukraine et les déplacements qui y sont associés.

Et avec le retour des clientèles internationales, ce sont désormais toutes les gammes qui relèvent la tête : le haut de gamme poursuit sa dynamique de rattrapage avec un écart de seulement -12,1% de RevPAR relativement à 2019 lorsque le segment budget affiche -5,7%.

Alors, après plusieurs saisons estivales sous cloche, l’hôtellerie européenne fera-t-elle face à un réel épisode de frénésie du voyage cet été ?

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