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Tendances

Juillet 2020 : Une reprise hôtelière en ordre dispersé

Le recul de l'activité hôtelière a été encore important en juillet, mais la perte s'atténue par rapport aux mois précédents, même si la route à parcourir est encore longue. Tandis que Paris et l'Ile-de-France sont restés vides, les régions ont signé de meilleures performances.

Au mois de juillet, le taux d'occupation en France s'est élevé à 50,9% des chambres disponibles à la vente et, compte tenu de la proportion d'hôtels fermés (encore 2 sur 10 à l'échelle nationale), à 41,8% des chambres construites. C'est 34,2 points de moins que le niveau enregistré en juillet 2019. Mais si cette baisse reste forte, elle est à relativiser : au mois de juin, le taux d'occupation des chambres construites était de seulement 24,5%, soit 56,6 points de moins qu'en juin 2019. Ainsi la fréquentation poursuit son rebond après un début de reprise enclenché en mai et en juin. Le RevPAR aussi est en cours d'amélioration, passant de 17€ HT en juin, soit 81,7% de moins qu'en 2019, à 34,5€ HT en juillet (sur la base des chambres construites), soit 54,3% de moins qu'en 2019 (75,5 € HT).

 

En France, la Province se rapproche de plus en plus de son niveau de 2019 et a atteint 51,9% de TO en juillet 2020, tandis que Paris et l’Île-de-France qui sont plus dépendants des clientèles étrangères (55% des nuitées, contre 35% dans l’ensemble de la France) sont encore dans des étiages d’occupation bien plus bas, à Paris (moins de 16% de TO) comme dans le reste de la région Ile de France (27,3%). Les régions françaises ont, elles, bénéficié de la reprise des activités touristiques, notamment dans les zones littorales et les zones de montagne, une dynamique qui s'est amplifiée en août. Concernant la région Île-de-France, en plus du fait que le mois de juillet fasse habituellement partie de la basse saison en raison de la baisse estivale des voyages d'affaires, celle-ci est aussi touchée par un niveau de clientèle loisir faible du fait d'un tourisme international beaucoup moins important depuis le début de la crise sanitaire.

Enfin, l'hôtellerie économique et super-économique est toujours nettement moins affectée que celle des segments les plus hauts de gamme. Les TO ont baissé de 53,8 points par rapport à 2019 en haut de gamme et luxe, alors que le recul est de seulement de 22,5 points en super-économique. Il en est de même pour les RevPAR qui ont baissé de 68,3% pour les hôtels plus hauts de gamme à 33,1% pour les plus économiques.

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