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Sécurité des accès, à la recherche d'une solution centralisée et connectée

Toujours à l’affut des dernières innovations technologiques, les hôteliers se tournent davantage vers les équipements qui rendent les bâtiments intelligents. Parmi eux, les systèmes de gestion des accès n’échappent pas à leur attention, car ils permettent notamment de connaître exactement le niveau d’occupation de l’hôtel et ainsi de mieux gérer les économies d’énergie. Ces dispositifs s’intègrent aussi davantage aux autres systèmes de gestion des établissements, comme le réglage de l’éclairage et de la température. Ces solutions centralisées et connectées ne sont pas pour déplaire au personnel, simplifiant les tâches à accomplir, tout en améliorant la sécurité et le confort de l’hôtel au bénéfice des clients.

La technologie est toujours en quête de simplification des procédures. Il est possible aujourd’hui pour les clients d’ouvrir la porte de leur chambre avec leur téléphone portable, sans avoir à passer par la réception de l’hôtel. Demain, ils seront en mesure de régler la température et l’éclairage avant même leur arrivée, et ce directement depuis leur mobile. Toutes ces opérations pourront être supervisées par le personnel hôtelier depuis la réception, et sans nécessiter le moindre déplacement dans les couloirs et les étages. Outil désormais courant du séjour hôtelier, le téléphone portable en devient littéralement la clef. En 2011, un client sur cinq qui a fait une réservation en ligne a utilisé son smartphone et ce chiffre pourrait s’appliquer, d’ici quelques années, au nombre de clients qui utilisent leur mobile pour ouvrir et payer leur chambre d’hôtel. Deux actions que la technologie NFC a déjà rendues possibles. Lancée par Sony et Philips, la Near Field Communication (NFC) permet d’échanger des données entre un lecteur et n’importe quel terminal mobile, comme un téléphone portable, ou entre les terminaux eux-mêmes. La NFC est plus communément connue pour être capable de remplacer les cartes de paiement, mais elle cible également l’hôtellerie avec comme ambition de se substituer aux actuelles clés et cartes encodées d’accès aux chambres. Mais le système autorise d’autres applications plus complètes. La technologie permet en effet d’acheminer un message chiffré au client par le biais de son téléphone, l’avisant que sa chambre est prête et lui fournissant le signal logé dans une puce pour en déverrouiller la porte. Le tout sans avoir à passer par la réception. Un attrait séduisant pour les hôteliers puisqu’il règle les problèmes de files d’attentes lors des check-in et check-out, permet de gérer les arrivées tardives en toute sécurité et réduit la charge de travail du personnel, en particulier celle des réceptionnistes. «Les avantages sont nombreux pour les clients en termes de flexibilité (temps d'attente au comptoir pour la remise de badge et facturation), le marketing relationnel sera ainsi facilité. Cependant, aujourd'hui, très peu de modèles de téléphones portables sont équipés pour», explique Nathalie Carteron, coordinatrice Produit et Communication chez Bricard.Devant les avantages évidents de la NFC, plusieurs établissements ont déjà tenté l’expérience, notamment au sein de l’enseigne Holiday Inn et dans le groupe Hyatt. Cependant, un frein à son développement est loin d’être négligeable. A ce jour, seuls les consommateurs équipés d’un téléphone de dernière génération peuvent avoir accès à la NFC. Avec le renouvellement perpétuel des équipements, la possibilité devrait davantage coller à la réalité dans les prochaines années. En effet, une étude réalisée par le cabinet de conseil en téléphonie mobile, Berg Insight, révèle que 30 millions de smartphones dotés de la Near Field Communication ont déjà été vendus en 2011 et que ce nombre devrait se rapprocher des 300 millions fin 2013 et des 700 millions d’ici l’année 2016. Consciente que le développement de la technologie NFC prendra encore quelques années, la star-up française OpenWays se positionne sur le marché avec une autre technologie. Elle ne cherche pas à attendre que l’ensemble des six milliards de téléphones portables en circulation soient renouvelés. Elle les transforme également en trousseau de clés avec l’aide de la technologie crypto acoustic. La solution d’OpenWay déverrouille ainsi les portes à l’aide de sons. Le fonctionnement est simple : l’hôtel envoie le numéro de chambre au client directement sur son mobile, par SMS, et active son accès pour la durée complète du séjour. Il suffit alors au client de se présenter devant la porte de sa chambre et d’appuyer sur l’application d’OpenWays qui émettra un son pour débloquer la serrure. Le fournisseur insiste sur le fait que chaque son n’est utilisable qu’une seule fois et que si une personne mal attentionnée tente de le reproduire en l’enregistrant, l’accès à la chambre lui sera refusé. Il ajoute également que sa solution n’a pas vocation à remplacer la technologie NFC mais se positionne comme une solution intermédiaire capable d’assurer la transition entre les cartes RFID ou magnétiques et la NFC, en rendant possible le développement de la clef de chambre sur portable dès aujourd’hui, sans nécessité de téléphone équipé. OpenWays, qui assure ainsi préparer le terrain pour la Near Fields Communication, a déjà séduit plusieurs établissements du continent américain, comme les Holiday Inn de Chicago et Houston, ainsi que le fabricant Kaba, qui a déjà installé cette technologie en test chez certains de ses clients. La Crypto Acoustic a également fait son entrée sur le marché français en installant ses serrures dans les Citadines Apart’hôtels de Cannes et de Lyon.Ces deux technologies pourraient changer l’équilibre actuel du marché des systèmes d’accès pour les hôtels, dominé aujourd’hui par les cartes magnétiques et autres solutions RFID. Défendant leur place de leader depuis plus de 15 ans, les cartes magnétiques résistent à l’apparition de nouvelles solutions, comme les cartes à puce. La rudesse des manipulations a empêché celles-ci de s’imposer sur le marché, se faisant de plus en plus rares aujourd’hui. Une réalité renforcée depuis l’utilisation de la haute coercivité, pour empêcher la démagnétisation, un problème récurant notamment si le client range sa carte à proximité de son téléphone portable. Le coût de fabrication en a été encore augmenté. La place de leader des cartes magnétiques, encodées après le passage à la réception, est actuellement remise en cause par l’indentification par radio fréquence, également appelée RFID. Un premier pas vers la technologie sans contact puisque les terminaux RFID émettent une fréquence radio qui détecte la présence de la carte et déverrouille la porte sans qu’aucun contact direct avec la serrure ne soit nécessaire. La technologie s’est fortement imposée sur le marché ces dernières Abloy, où elle représente 88% des nouveaux équipements français de VingCard. Selon le directeur adjoint de la branche Hospitality du groupe, Henry Pauws : «en cinq ans, la RFID est passée de 0% à 70% des ventes du groupe dans le monde. Avec la RFID, il n’est pas nécessaire d’insérer la carte, ce qui facilite grandement son utilisation. De plus, le risque de démagnétisation a disparu et en matière de sécurité, à la différence de la carte magnétique, la RFID permet de garantir l’anti-clonage des cartes».Même son de cloches chez Kaba, qui reconnait que les serrures à cartes magnétiques sont les plus répandues sur le marché pour des raisons historiques tout en précisant que la technologie RFID représente aujourd’hui la majorité des ventes de contrôle d’accès hôtelier. Sylvain Schaettel, chargé de Communication pour Kaba, explique que «la fiabilité de cette technologie permet une lecture optimale des cartes d’accès, avec un encodage des données garantissant l’ouverture des portes en toutes circonstances».Pour le fabricant, les produits les mieux vendus sont «les serrures à code pour l’équipement de l’hôtellerie économique, car c’est un segment où nous sommes présents depuis 1987. Les serrures à cartes RFIS pour le segment des hôtels moyen et haut de gamme, avec un système d’exploitation simple. Et les solutions adaptées aux établissements de luxe, segment spécifique toujours à la recherche de solutions innovantes (contrôle d’accès communiquant en réseau) et personnalisées (solutions sur mesure dans le respect du design souhaité par nos clients».Mais l’évolution en matière de technologies n’a pas dit son dernier mot et compte bien faire apparaitre de nouvelles innovations dans le secteur de l’hôtellerie au cours des prochaines années.Toujours dans l’optique d’accélérer et de simplifier les processus de check-in et check-out, les fournisseurs développent de nouveaux procédés via les téléphones portables, les cartes de fidélité des Loyalty Programmes, et même via les clés de voitures. Un partenariat entre le constructeur allemand d’automobiles BMW et Google a d’ailleurs été conclu récemment, avec l’aide du fournisseur de PMS Micros et de VingCard Elsafe, pour permettre aux clients d’hôtels d’utiliser leur GPS et une recherche Internet pour réserver et payer leur chambre depuis leur voiture, mais aussi pour effectuer et ouvrir leur chambre grâce à leurs clés de voiture, alors équipées de la technologie NFC.Déjà homologués par la Transport Security Administration au titre de carte d’embarquement électronique, les codes QR pourraient également jouer un rôle grandissant dans l’hôtellerie, tant pour l’enregistrement de la clientèle que pour la sécurité et le marketing. Sans oublier les technologies liées à la biométrie qui représenteraient une solution adaptée pour accélérer le processus d’enregistrement de la clientèle. Grâce à la reconnaissance de l’empreinte digitale ou à la lecture de l’iris, elles éviteraient l’utilisation des clés de chambres tout en renforçant la sécurité de l’hôtel. Mais cette technologie effraie encore les clients, qui ne sont pas forcement prêts à laisser leurs empruntes biométriques dans un hôtel. Un point de vue que partage Sylvain Schaettel : «La biométrie est un produit peu adapté au contrôle des accès hôteliers, de plus les résidents ont une réticence liée à l’utilisation de données personnelles». Pour Nathalie Carteron, le système peut être difficilement gérable vis à vis de la loi sur la protection des données personnelles de la CNIL. Si les systèmes d’ouverture et de fermeture des serrures se sont simplifiés ces dernières années, leur gestion s’est également améliorée. Aujourd’hui les hôteliers peuvent contrôler les accès de n’importe quelle porte de leur établissement, en gérant les autorisations des personnes habilitées à la franchir, et les périodes où cette autorisation est valable pour entrer et sortir – indispensable pour éviter toute suspicion sur le travail des femmes de chambres. Certains fournisseurs vont même jusqu’à intégrer la possibilité de programmer des cartes clés de façon à ce que les clients aient uniquement accès à leur étage depuis l’ascenseur ou à toute autre porte séparant les différents couloirs. Les systèmes actuels permettent de tout contrôler à distance, optimisant alors la productivité des réceptionnistes : il est ainsi possible de savoir, depuis le serveur, qui a ouvert quelle porte, de ré-encoder la carte d’un client en cas de prolongation de séjour ou de changement de chambre sans que celuici n’ait besoin de passer par la réception. Ce type de fonctionnalités est rendu possible notamment grâce aux cartes reliées par le protocole Zigbee, à une plateforme ouverte de haute sécurité pour la transmission des données sans fil.Aujourd’hui la tendance est de tout centraliser et les hôteliers souhaitent relier entre elles les gestions de leurs installations. C’est ainsi que certains fournisseurs élargissent leurs services et proposent des solutions intégrant à la fois le contrôle des accès, des consommations énergétiques avec notamment la gestion de l’éclairage et de la température, ainsi que des coffres- forts et minibars. « Gérant l’accès à la chambre, nous sommes bien placés pour savoir si celle-ci est occupée ou non, si même elle est louée ou pas. La température dans la pièce peut être ajustée en fonction de ces différents statuts. Les possibilités d’économie sont importantes car on estime qu’une chambre d’hôtel est vide les deux tiers du temps. C’est à cette demande que répond notre solution Orion et, pour aller plus loin dans la gestion de l’éclairage, nous avons engagé un partenariat avec la société Lutron », explique Henri Pauws. A la pointe de la technologie, le Grand Hyatt San Francisco s’inscrit ainsi dans la tendance : les serrures des portes des chambres et des salles de réunion, les coffres-forts et les thermostats communiquent avec le système de gestion facilitant le travail des hôteliers et améliorant l’expérience du client. Des solutions basées sur des réseaux intelligents que propose également Kaba et ce grâce à des interfaces avec ses partenaires techniques.

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