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Opérations

Strasbourg veut rayonner au-delà de Noël

• Pour Strasbourg, pas de crise en 2009. L’année a même été plutôt bonne. Et 2010 devrait être du même ordre. Plusieurs facteurs ont aidé la ville à traverser ces fortes turbulences. • Le sommet de l’OTAN fut une réussite organisationnelle de taille aux retombées importantes et depuis 2007, la ville bénéficie toujours de l’effet “TGV”. Et puis bien sûr, il y a décembre et son désormais célèbre Marché de Noël. • Alors pour continuer sur cette voie, la capitale de l’Europe fait des projets afin de développer son tourisme, et pense aussi à agrandir son parc hôtelier. Une volonté qui ne fait pas l’unanimité.

Si 2010 semble partie pour être une bonne année pour le tourisme à Strasbourg, la saison est encore loin d’être finie. Le meilleur mois reste à venir : décembre. Une période qui participe largement au bilan positif de la capitale alsacienne ces dernières années puisque 2 millions de visiteurs se rendent à Strasbourg pour son Marché de Noël et son ambiance féérique. Et si aujourd’hui, il semble évident à tous que le dernier mois de l’année est le meilleur pour le tourisme, cela n’a pas toujours était le cas. “En 1991”, se souvient Patrice Geny, directeur de l’Office du tourisme, “c’était même le pire mois ! Et à partir de 1992, nous avons beaucoup travaillé pour faire du marché de Noël un véritable produit touristique. Aujourd’hui, sur cette période, les taux d’occupation des hôtels dépassent les 90%”. La réputation de ce marché a même atteint le Japon, où le maire de Tokyo a demandé à l’accueillir l’année dernière. En quinze jours, plus de 620 000 Nippons s’y sont rendus. Une belle opportunité pour la métropole alsacienne puisqu’en plus de promouvoir la destination auprès des Japonais de manière originale, l’opération lui a rapporté l’an dernier une jolie couverture médiatique au Japon comme en France. Et ce devrait de nouveau être le cas cette année puisque Tokyo a réclamé une nouvelle édition. Le marché retournera donc au pays du Soleil levant, du 10 au 25 décembre, avec une version agrandie. New-York et le Brésil se sont également déclarés intéressés, mais rien n’est officiellement arrêté pour l’instant.“Ces deux 4 étoiles sont installés en centre ville, dans des bâtiments historiques à fort caractère. Notre clientèle se partage à parts égales entre tourisme et affaires. Les meilleurs mois pour nous sont décembre, bien sûr, avec le marché de Noël, mais aussi juin, septembre et octobre. Et puis dès la mi janvier, 10 fois par an, les sessions parlementaires remplissent les hôtels. Mais plus pendant une semaine comme auparavant puisqu’elles ont été raccourcies. Et 4 fois pas an, il y a le Conseil d’Etat. Ce sont de très bons moments pour les hôteliers de la ville. Et depuis 3 ans, nous avons clairement ressenti l’effet TGV. La clientèle française a beaucoup augmenté. Elle a compensé les autres nationalités, moins présentes. Le TGV Rhin Rhône devrait nous aider aussi puisque Strasbourg va devenir un véritable carrefour européen… Alors je ne suis pas inquiète pour l’avenir. Et pas plus lorsque j’entends parler de divers projets d’hôtels. Ces nouveaux établissements nous permettront d’accompagner l’extension du Palais des congrès, et d’accueillir des événements de plus grande ampleur encore. Alors c’est une très bonne chose pour la ville.”Et à Strasbourg aussi l’évènement continue de grossir puisque depuis l’année dernière, le marché se prolonge jusqu’au 31 décembre et que tout est mis en place pour que le public se répartissent mieux dans le temps. “Cette année, le marché de Noël va tourner autour du semainier. L’idée est de faire comprendre aux visiteurs qu’il se passe aussi des choses en dehors du week-end, tous les jours, et pas seulement à Strasbourg d’ailleurs. Nous allons mettre en place des offres promotionnelles sur le mid-week. Et les événements (manifestations, soirées, contes, etc.) s’étaleront entre le 25 novembre et le 6 janvier, une période plus longue pour générer plus de nuitées”, explique Marc Lévy, directeur de l’Agence de Développement du Tourisme du Bas-Rhin.Le seul hic, c’est que la ville n’a pas encore trouvé d'équivalent à ce marché pour générer davantage de tourisme en été. “Il faut dire que la barre est haute”, sourit Patrice Gény. “Et puis il faut trouver quelque chose qui se base sur notre culture, nos traditions, et qui puisse s’inscrire dans le temps. Nous n’avons pas encore la solution mais nous y travaillons”. Pour Patrick Diebold, président des hôteliers au sein l’Umih 67, l’idée pourrait être “un événement autour de Pâques puisque là aussi nous avons des traditions fortes et porteuses de valeur”. Mais l’Office du Tourisme n’est pas convaincu. Alors en attendant de trouver une piste, le reste de l’année, la ville continue d’attirer grâce à son patrimoine classé par l'Unesco, sa gastronomie, les quelque 300 congrès, séminaires et autres événements accueillis par Strasbourg Evénement chaque année… mais aussi grâce à son statut de capitale européenne.Quatre fois par an, se tient le Conseil d’Etat. Et dès la mi-janvier, 10 fois par an, les sessions parlementaires remplissent les hôtels. “Mais plus pendant une semaine comme auparavant. Depuis 5 ans environ, les sessions ont été raccourcies. On ne bénéficie donc de leur retombées que du lundi au mercredi, et surtout le mardi soir”, nuance le directeur de l’Office du tourisme. D’où une exaspération de l’Umih face aux divers projets hôteliers évoqués par la municipalité. Un premier établissement de luxe est appelé de ses voeux dans l’ancien Hôtel de Police, au centre ville ; un gros porteur est prévu à côté du Palais des Congrès ; et un ou deux autres projets sont envisagés dans un nouveau quartier d’affaires en construction. Pour Patrick Diebold, c’est beaucoup trop. “Même l’audit commandé par la ville le dit : nous avons la capacité hôtelière d’une ville de un million d’habitants ! Et les prix moyens ne suivent pas : ils sont bien inférieurs à la moyenne nationale. Des 4 étoiles ont vendu cet été des chambres à 76 euros pour deux personnes ! Quant aux taux d’occupation, ils ne sont pas extraordinaires en dehors de décembre et des quelques jours de sessions parlementaires. Alors le fait que certains mardis soirs, si un gros congrès vient s’ajouter à une session parlementaire, il faille loger des gens jusqu’à 25km à la ronde, ne justifie pas la volonté d’agrandir à ce point la capacité d’accueil”. Pour le directeur de l’Office du tourisme, Patrice Gény, “il est parfois difficile de faire comprendre aux professionnels du MICE que la ville n’est pas pleine toute l’année et que nous sommes loin d’être à saturation. Mais d’un autre côté, si des groupes hôteliers souhaitent investir, c’est qu’ils y croient, ce qui est très bon signe pour notre ville et son avenir. Et nous n’avons jamais vu de lancement échouer à Strasbourg !”Du côté de la ville, on assure agir avec sagesse. Damien Roy, chef du service marketing territorial et tourisme, explique que la mairie connait “parfaitement la situation et le secteur économique de l’hôtellerie. Nous disposons déjà de 7 000 chambres et cette situation est hors normes pour une ville comme la nôtre. Nous savons aussi que nous ne manquons pas de chambres aujourd’hui. Nous ne comptons donc pas créer des hôtels sans prise en compte de la réalité économique. Nous pensons cependant en ouvrir un de 60 à 110 chambres dans l’ancien Hôtel de Police, pour exploiter une niche : l’hôtellerie de charme de 4 ou 5 étoiles. Sur ce segment, il reste de la place. Et les hôteliers qui pourraient se considérer comme les futurs "concurrents" sont d’accord avec nous”. De fait, Jean-Maurice Scharf, directeur du Regent Contades et du Regent Petite France (deux hôtels 4 étoiles du centre ville) soutient le projet : “Si des investisseurs s’intéressent à la ville, c’est un bon signe ! Nous avons toujours de très bons résultats avec nos hôtels. Alors si la concurrence se fait plus importante, ce sera à nous d’être meilleurs. C’est une bonne chose pour la destination. Et puis la ville est en plein développement, il est logique que l’offre hôtelière accompagne cette évolution”.Car en effet, si Strasbourg envisage d’autres projets hôteliers, c’est parce qu’elle compte créer à proximité immédiate des installations générant une nouvelle attractivité. “Nous pensons, par exemple, construire en plus du Hilton et du Holiday Inn un troisième gros porteur à côté du Palais des Congrès. Mais c’est parce que nous sommes en train de rénover, réaménager et agrandir ce lieu. Après les travaux (voir encadré), il pourra accueillir de plus gros événements. Il faudra donc davantage de chambres”.Quant aux projets hôteliers sur l’Axe Heyritz-Kehl, à côté de l’Allemagne, ils sont envisagés car “tout un éco-quartier mêlant commerces et habitations sera construit dans cette zone”. Et si l’on demande à Damien Roy pourquoi ces projets sont pourtant décriés par un nombre important d’hôteliers strasbourgeois, il répond que cela vient surement “du fait qu’au moment où les projets sont proposés, les évolutions qui les accompagneront ne sont pas encore mises en route. Alors forcément, on se dit qu’il n’y aura pas assez de touristes pour les remplir. Mais lorsqu’ils ouvriront, le Palais des Congres sera agrandi, le quartier d’affaires sera construit… Cela changera forcément la donne ! Sans compter l’arrivée de la ligne de TGV Rhin-Rhône”. Cette arrivée est un autre projet de taille pour Strasbourg, qui, avec les premiers trains arrivant en gare mi décembre 2011, se verra relier au réseau ferré Sud. Pour Damien Roy, ce sera l’occasion de “devenir un hub de la Grande vitesse. Nous serons la seule ville française où se croiseront deux lignes importantes : celles qui relieront, à long terme, Paris à Budapest et Hambourg à Barcelone”.D’ailleurs, à travers un projet de nouveau portail d'information touristique et de nouvelles campagnes de com, l’ADT67 et le CRT Alsace travaillent déjà à la promotion de Strasbourg et sa région dans les villes qui se verront bientôt reliées plus rapidement à la capitale de l’Europe.Chiffres à retenir -* 272.800 habitants pour une superficie de 78,26 km² -* 7 000 chambres en 2009 : -* 2,1 millions nuitées -* 378 889 personnes accueillies aux bureaux de l’Office du toursme -* 303 événements et 823 769 visiteurs au Palais des Congrès et aux Parc des Exposition pour des retombées économiques de 95 millions d’euros -* 55 congrès et 75 conventions -* 28 chefs d’Etat et de gouvernements, 5 000 participants et 4 000 accréditations presse pour le sommet de l’OTAN (CA : 2,5 millions d’euros)Waken Europe : Un nouveau quartier d’Affaires International Strasbourg, qui accueille déjà quelque 300 congrès, colloques et autres conventions d’entreprises chaque année, souhaite renforcer son attractivité en s’appuyant sur un projet phare composé de trois projets en synergie. En 2012, un Palais de la Musique et des Congrès (PMC) restructuré et modernisé, complété par une extension de 8 000 m², verra le jour. En 2016, ce sera au tour d’un tout nouveau Parc des Exposition répondant aux nouvelles exigences du marché et fonctionnant avec le PMC d’ouvrir ses portes. Il comprendra 50 000 m² de halles couvertes (avec 30 000 m² de surfaces d’exposition). Enfin, un quartier d’affaires de 150 000 m² de SHON, sur 12 ha, réalisé en 2 phases (60 000 m² pour 2013 à 2017 et 90 000 m² pour 2017 à 2023) mixera bureaux, centre d’affaires, services et commerces mais aussi logements au sein d’un éco-quartier.Le Palais des Congrés et le Parc des Expositions, qui seront complémentaires, devraient permettre à la ville d’attirer d’avantage d’événements d’ampleur nationale et internationale. “D’ailleurs, le projet est soutenu par l’Etat depuis le succès de l’organisation du sommet de l’OTAN en 2009”, souligne Patrice Geny, directeur de l’Office du tourisme. Et pour héberger les flux de visiteurs drainés par ces nouveaux lieux, un troisième gros porteur, en plus du Hilton et de l’Holiday Inn, devrait voir le jour à proximité. Quant à l’éco-quartier, il devrait lui aussi accueillir un ou deux hôtels.Trois questions à Marie-Reine Fischer, présidente du CRT Alsace et vice-présidente du Conseil régional d’Alsace 2009 a semble-t-il été une bonne année pour l’Alsace. Et 2010 ? _ Effectivement, 2009 a été une très bonne année pour le tourisme en Alsace. 11 millions de personnes sont venues dans la région, générant 24 millions de nuitées, dont 10 millions de nuitées marchandes. Des séjours courts donc… Et une clientèle majoritairement française puisqu’avec la crise, ces touristes ont privilégié les vacances dans leur pays. Et pour 2010, nous devrions faire au moins aussi bien. Et pour développer la commercialisation, nous avons lancé une plateforme : Tourisme-Alsace, qui permet de trouver des informations sur les hôtels, gites et résidences, les restaurants, les bars, les animations, les sites à visiter… puis, par le biais de Via Alsace, de réserver toutes ces prestations. Une véritable boutique virtuelle en somme, qui propose des packages, des prestation à la carte, des transports ou des billets d’entrée pour différents lieux et événements.Votre principale campagne, «Alsacez-vous», va-t-elle perdurer ? _ Bien sûr, car elle a su fédérer l’ensemble des acteurs du tourisme d’Alsace et qu’elle a aussi séduit le grand public, notamment par le biais de la campagne d’affichage un peu partout en France, y compris dans le métro parisien. C’est dans le cadre de cette campagne que nous avons installé, en partenariat avec les offices du tourisme, les producteurs et les acteurs de la culture alsacienne, des «villages alsaciens», à Frankfort et à Lille. Lille que nous avions choisie pour y promouvoir l’Alsace avant l’arrivée du TGV Rhin Rhône. Nous allons recommencer à installer ces villages cette année. Nous allons notamment aller à Paris, mais aussi à Lyon puisque cette ville sera bientôt accessible en TGV. Et plus tard, à Marseille, pour la même raison. Nous allons aussi lancer d’autres actions de promotions sur les différentes villes qui seront connectées par le TGV Rhin Rhône, mais pour l’instant, nous faisons une étude pour connaitre leur perception de l’Alsace, afin de communiquer en conséquence.Et quelles sont, selon vous, les pistes à explorer pour développer encore le tourisme en Alsace ? _ Nous travaillons sur la démarche Qualité pour rester concurrentiels, sur le tourisme responsable, avec des opérations comme L’Alsace sans voiture, à chercher des événements pour dynamiser l’intersaison, à préparer l’arrivée du TGV Rhin Rhône, et à créer une marque Alsace, qui fédérerait les entreprises et les organismes qui contribue au développement et au rayonnement de l’Alsace.Yannick Auré, Président d’Exhore, hôtels et résidences Cerise“Le 2 juin, nous avons ouvert notre nouvelle résidence Cerise à Strasbourg. Il s’agit d’une reprise. Nous connaissions la ville car nous y avons déjà géré un hôtel. Nous savons qu’il y a de la demande et que l’offre n’est pas suffisante. D’ailleurs, nous dépassons déjà nos espérances concernant le démarrage. Nos 140 appartements sont très prisés par la clientèle d’affaires notamment. Environ 25% des clients sont là pour des longs séjours mais je pense que nous allons surtout développer les séjours courts. La demande le permet puisque nous sommes déjà pleins pendant les sessions parlementaires. Nous refusons même du monde. Et pour être plus concurrentiels encore, nous allons tester une montée en gamme sur 5 de nos appartements (écrans plus grands, meilleure literie et aménagements différents…). Si cela fonctionne, nous adapterons d’autres appartements rapidement. Nous considérons Strasbourg comme une très bonne destination sur laquelle nous pouvons investir. Et si nous avions l’opportunité d’acquérir un autre établissement au Nord de la ville, nous la saisirions avec plaisir. ”Franck Tasha, directeur marketing de l’Hôtel Gutenberg 2* et du Diana Dauphine 3* “Les touristes de loisirs représentent 60% de notre clientèle à l’hôtel Gutenberg. Il faut dire que nous sommes en plein centre ville. Et puis nos 44 chambres plaisent au plus grand nombre puisque certaines sont aménagées dans le style maison traditionnelle et d’autres sont beaucoup plus modernes. Malgré tout, 2010 est une année un petit peu plus difficile que 2009. La clientèle est là pourtant, mais les prix moyens sont trop bas. Les 4 étoiles ont fait de grosses promotions, et certains gros porteurs, surement craintifs face à la crise, ont cassé leurs tarifs. Et ce même au moment du marché de Noël. Alors tout le monde a du suivre. Ce qui est dommage puisque les taux d’occupation sont bons. Alors nous avons décidé de tenter de ne pas trop faire de promotions, mais de palier par un très bon niveau de prestation, sans cesse remis au goût du jour. C’est un choix facilité par la position extraordinaire de l’hôtel. Dans notre autre établissement, le Diana Dauphine 3*, qui est légèrement plus excentré, il a fallu baisser un peu plus les prix. Pourtant, je reste persuadé que l’Alsace a un bel avenir. Le nombre de touristes présents ici le prouve. D’ailleurs, je vais bientôt ouvrir un hôtel à Bâle.”Anne Geber, directrice d’exploitation de la Cour du Corbeau 4*“Ouvert le 1er mai 2009, cet hôtel est un vrai bijou dans le pur style Renaissance. Il faut dire que c’était déjà un hôtel il y a 300 ans ! Après une trentaine d’année à l’abandon, nous l’avons repris en main et nous sommes plutôt satisfaits de notre première année d’exploitation. Nous avons fait un bon mois et ce peu de temps après le lancement. Quand au mois de décembre, avec le Marché de Noël, il a été meilleur encore ! Il faut dire que pour augmenter notre visibilité, nous avons bénéficié de l’aide d’Accor puisque nous sommes franchisés M Gallery. Et nous sommes dans leur guide, lancé il y a quelques semaines. Aujourd’hui, avec Internet, on gagne bien plus vite en notoriété qu’auparavant. A condition bien sûr de faire très attention à chacun de ses clients, puisque leurs avis, une fois postés sur la toile, ont de grandes répercussions !”.Manuela Kaiser, directrice commerciale du Regent Contades 4* et du Regent Petite France 4*

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