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Une rentrée encourageante

Grâce à l’amélioration des prix moyens et des taux d’occupation (respectivement +1,2 point et +2,4%), le RevPAR progresse de 4% au niveau européen par rapport à septembre 2003. Ce résultat est d’autant plus encourageant qu’il concerne l’ensemble des catégories.A situation reste toutefois préoccupante en Espagne qui connaît un nouveau recul du RevPAR de 5,2%.

La tendance optimiste observée au mois d’août, qui avait vu le RevPAR progresser de 6,3% n’est pas démentie en septembre. Le revenu par chambre disponible évolue favorablement (+4,0%), sous l’effet conjugué d’un accroissement des taux d’occupation et des prix moyen. Au cours de ce mois de rentrée, les hôteliers ont réussi à augmenter leurs tarifs, en hausse de 2,4% pour frôler les 100 euros toutes catégories confondues. Comparativement au mois de septembre 2003, la fréquentation est également en hausse, de 1,2 point. Septembre et octobre sont traditionnellement deux mois chargés pour le tourisme d’affaires avec sa cohorte de salons et réunions de rentrée. Aussi, cette tendance démontre une activité économique qui globalement se tient bien. De plus, pour la clientèle loisir, les derniers beaux jours ont pu donner l’occasion de week-ends prolongés.Les pays de l’Est ont également de quoi se réjouir. Parmi les nouveaux entrants au sein de l’UE, la République Tchèque et la Hongrie affichent des RevPAR en hausse de plus de 20% sur l’année. Pour le mois de septembre cependant, la Hongrie enregistre une baisse des prix moyens afin d’attirer la clientèle touristique. La Pologne est elle toujours divisée en deux. Une province florissante et une capitale, Varsovie, toujours tiraillée par une surcapacité qui tire les prix moyens vers le bas. “Avec un nouvel hôtel haut de gamme de 400 chambres, l’offre s’est accrue de 20%. Nous avons réussi à augmenter notre taux d’occupation de 2,5%. Mais dans le même temps, nous avons enregistré une chute du prix moyen de 10%”, remarque Bettina Haeberle, Directrice des ventes de l’hôtel Hyatt Regency de Varsovie. Fort heureusement, Varsovie peut compter sur une clientèle loisirs individuelle et de groupe toujours plus nombreuse grâce aux low costs. Ailleurs, si le mois de septembre, qui constitue un mois très contributif au chiffre d’affaires annuel, donne une indication des tendances du dernier trimestre, alors les hôteliers européens peuvent attendre la fin de l’année avec un certain optimisme.Les résultats de chacune des catégories vont dans le même sens. Seule l’hôtellerie superéconomique enregistre des taux d’occupation en très légère baisse (-0,7 point pour le 0* et –0,2 point pour le 1*), toujours largement compensée par la hausse des prix moyens (+5,2% pour le 0*, + 3,3% pour le 1*) qui assure la maximisation des RevPAR. Entre toutes, c’est l’hôtellerie 2* qui est à l’honneur au retour des vacances avec un RevPAR en hausse de 5,9%. Un événement logique dans ce contexte de reprise puisque c’est cette catégorie qui avait le plus souffert à la même période l’année dernière (-4,4%). En 2004, ses résultats sont dopés par des tarifs plus élevés alors que le niveau de remplissage reste sensiblement équivalent. Les catégories supérieures confirment elles aussi leur bonne tenue (+4,6% pour le 3* et +3,4% pour le 4*).Les résultats sur douze mois cumulés restent donc très satisfaisants. Le RevPAR affiche une croissance de 3,1%. Alors que l’évolution cumulé du RevPAR indiquait à la même époque l’an dernier un recul de -1,4%, les indicateurs à moyen terme sont donc désormais au vert. Seul point d’ombre, les prix moyens des 3* n’ont pas encore réussi à retrouver une tendance positive en raison de la rude concurrence à laquelle est soumise la catégorie de la part des établissements 4*, notamment. Les évolutions sur 12 mois confirment également la tendance au repli des taux d’occupation de l’hôtellerie super-économique, sans que la performance globale de ce segment s’en ressente, puisque les prix moyens font la différence.Tous les pays européens ne sont pas logés à la même enseigne en cette rentrée 2004. Après un été difficile, l’Italie continue a souffrir avec un RevPAR en baisse de 2,4%. Giorgio Baratieri, Directeur de l’hôtel Jolly Hotel Presidente à Milan donne un premier élément d’explication en ce qui concerne sa ville : “L’activité reprend tard. Les bureaux ne rouvrent que vers le 5 septembre et tout se remet en ordre de marche vers la mi-septembre”. Le mois s’est néanmoins fini sur une note plus positive avec les défilés de mode, “même s’ils ne durent qu’une semaine”. “Septembre et octobre, deux mois traditionnellement forts, ne seront pas très bons”, ajoute Giorgio Baratieri. Au rayon des déceptions, l’Espagne n’arrive pas à inverser la tendance après un été mitigé et continue d’afficher des résultats orientés à la baisse. C’est une année à oublier de l’autre côté des Pyrénées puisque sur douze mois cumulés, elle est un des seuls pays à se retrouver dans le rouge. En septembre, les prix moyens tirent l’hôtellerie ibérique vers le bas (-5,8%). Autre pays à afficher un RevPAR en baisse pour le mois dernier : l’Autriche, qui affichait une santé insolente en 2003. Un faux pas qui ne l’empêche pas d’être en positif sur l’ensemble de l’année. Le Benelux enregistre pour sa part des résultats en dents de scie.Fort heureusement, plusieurs pays ont des motifs de satisfaction. L’Allemagne connaît une évolution très positive (+8,4%), grâce notamment à la clientèle touristique domestique. La fréquentation était certes au rendez- vous ces derniers mois, mais les prix moyens tardaient à afficher des hausses significatives. En septembre, ils commencent aujourd’hui à retrouver des couleurs (+3%). Le Royaume-Uni affiche toujours une santé insolente (+7,8% en septembre et +8,6% sur douze mois). Alors que Londres continue sur sa lancée, la province enregistre elle aussi des résultats en nette progression. Pour le seul mois de septembre, la Suède affiche un RevPAR record (+15,7%) grâce à une flambée des prix (+13,0%).Le pays voisin, la Finlande, subit une tendance également favorable, mais inversée. C’est la fréquentation qui tire l’hôtellerie finnoise vers le haut. “ Ce mois de septembre nous avons pu encore accueillir des groupes de loisirs et cela a affecté positivement notre taux d’occupation”, explique Leena Turunen, directrice générale de l’hôtel Radisson SAS Royal Hotel. Pourtant le marché hôtelier d’Helsinki est difficile : “ le mix clientèle s’est modifié avec une plus grande clientèle Loisirs. Le segment Affaires est en forte baisse depuis le 11 septembre. Ceci explique cette baisse des prix moyens” , constate Leena Turunen. Un fait accru par la concurrence croissante alors que de nombreux hôtels ont été récemment rénovés et d’autres vont bientôt ouvrir. Toutefois les hôteliers de la ville voient l’avenir en rose : selon la directrice du Radisson SAS ,“2005 sera une bonne année avec l’accueil des Championnats du Monde d’Athlétisme entre autres grands événements”.

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