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Analyses

Top des métropoles Françaises pour les marchés hôteliers

LE top de la rédaction pour les métropoles françaises : quelles ont été leurs performances en 2018 ? Quels sont les chiffres clefs ? Etat des lieux du marché de l'hôtellerie métropolitaine. L'occasion aussi de rentrer sur les enjeux de 2019 et des prochaines années.

Déjà février ! Largement temps, donc, de partager avec vous notre TOP 2018 des métropoles françaises pour l’hôtellerie. Nous vous en parlions récemment, avec cet article. Eh bien : voici la suite de nos analyses. Les chiffres sont les mêmes, simplement cette fois-ci ils ont été, classés, rationnalisés… En bref : travaillés pour vous présenter le top. C’est-à-dire un classement des métropoles françaises pour l’hôtellerie, en prenant en compte les résultats mais aussi les tendances : quelles destinations apparaissent sur la carte ? Quelles villes restent des hauts lieux des marchés hôteliers ? C’est à cela que s’attaque ce top 2018 ! Pour trouver ce classement nous avons choisi une quarantaine de variables, quantitatives et qualitatives, en tendance, en résultats, et nous avons classé les 15 métropoles françaises regroupant le plus d’habitants selon ces variables. Evidemment, il aurait été possible d’en choisir plus : plus de variables, plus de villes, de se baser sur d’autres critères etc. Cela donne, par exemple : Paris intramuros a le meilleur taux d’occupation, la ville est classée 1 sur cette variable, mais pour le tarif journalier moyen la capitale n’est qu’en troisième position, donc classée 3. Nous avons pris la position sur toutes les variables, puis avons fait la moyenne pondérée de ces classements et trié les moyennes : les villes ayant la plus faible sont celles ayant le mieux scoré sur l’ensemble elle se retrouvent donc en haut du top. Pour le cas de Paris nous avons décidé de séparer cette année Paris et le Grand Paris, vous verrez pourquoi directement dans le top.

Ce classement sert d’illustration et d’invitation à la recherche, pour aller plus loin. Il n’est pas une conclusion définitive inscrite dans le marbre. Nous rajouterons, au fur et à mesures, des études plus poussées, par ville, avec plus de détails et plus de chiffres.

Enfin avant de vous laisser à ce premier top des métropoles de la rédaction d’Hospitality ON, un petit mot sur les sources : les variables principales, celles sur l’offre (notamment TO, PM, RevPAR) sont issues de l’observatoire MKG Consulting / OK_destination ; d’autres variables viennent directement de l’Insee ou des sites des mairies concernées. Ponctuellement d’autres sources ont pu être utilisé (Inside Airbnb par exemple). Vous trouverez la liste des variables à la fin du top.

 

Cliquez sur les titres pour accéder aux focus sur les destinations

 

1. Paris 

LA CAPITALE AU SOMMET

Source:  observatoire MKG Consulting / OK_destination 
TO (taux d’occupation) 2018 : 81.3%
PM (Prix moyens) 2018 : 162.90 euros (HT)
Rev PAR (revenu par chambre disponible) 2018 : 132.40 euros (HT)

Paris sera toujours Paris… ou plutôt Paris redevient Paris et occupe donc la première place du classement ! 81.3% de taux d’occupation, un Revenu par chambre disponibles (RevPAR) de 132.40 euros (HT)… Les chiffres sont bons. Mais c’est surtout leurs évolutions qui impressionnent : un RevPar qui prend +12%, l’ADR qui monte de +8.5%. Les évolutions les plus fortes de France, tout simplement. D’autant plus fort que le marché parisien ne manque pas d’acteurs avec ses quelques 200 000 annonces créées sur Airbnb et ses 1583 hôtels et 81373 chambres (chiffres provisoires). C’est en fait la fin du rattrapage après les mauvaises années de 2015 et de 2017. Avec notamment le RevPar, qui retrouve un haut niveau après avoir évolué moins vite que le taux d’occupation. La destination Paris retrouve de l’allant, et prouve encore la formidable force de résilience du tourisme dans le temps. Evidemment, se pose la question de l’avenir de ces chiffres, car la crise des Gilets jaunes commencée fin 2018 n’a entamé la bonne santé parisienne qu’à partir de décembre. Mais outre les différentes crises possibles - sociales, géopolitiques etc. – la destination semble plutôt être forte de projets dans les années à venir : Grand Paris express, JO, etc. En bref : un retour plein de promesse pour la capitale Française.

 

1.5 Le Grand Paris

Basilique de Saint-Denis

Source:  observatoire MKG Consulting / OK_destination 
TO 2018: 77.7%
PM 2018 : 119.90 euros (HT)
Rev PAR 2018: 93.10 euros (HT)

Qui voit encore Paris comme engoncée dans son étroit périphérique ? Aujourd’hui Paris, c’est le Grand Paris, et même pour le tourisme ! Certes la région s’appuie sur des atouts historiques : Disney – avec l’ouverture partielle de Village Nature sur son territoire le 1er septembre dernier -, le Château de Versailles, La Défense, le Stade de France… Mais il faut maintenant dépasser ces cadres : ouverture du MOB hôtel dans Les Puces à Saint-Ouen, avec plus de 1000 appartements inscrits sur Airbnb dans cette ville, ouverture de la Seine Musicale à Boulogne, de la Défense Arena à Nanterre. La banlieue bouge, tout simplement. Evidemment le phénomène reste à analyser : offre trop chère à Paris pour certaines catégories de touristes ? Hausse du nombre de touristes chinois, qui souvent logent loin du centre-ville ? Touristes en banlieues ? Tourisme de banlieues ? Excursionnistes Parisiens ? D’ailleurs, adieu les banlieues : bonjour le Grand Paris. Et ces questions ont de l’avenir tant l’agglomération Parisienne dans son ensemble est riche de projets. Il suffit de penser à la Basilique Saint-Denis – voir photo – qui vient d’annoncer le lancement de la reconstruction de la seconde tour : le chantier sera visitable, avec un village d’artisan, des ateliers sur la maçonnerie au Moyen-Âge…. Une vraie nouvelle attraction touristique, symbole d’une région bouillonnante ! Surtout, c’est le moyen terme qui risque de transformer la région : ligne 14 rallongée en 2020, ligne 15 et 17 pour les JO en 2024, Coupe du Monde de rugby en 2023. Le « made for sharing » n’a pas fini de faire parler de lui. Beware: Grand Paris is coming.

 

2. Nice

Nice, Place Masséna
Source:  observatoire MKG Consulting / OK_destination 
TO 2018: 70.7%
PM 2018: 127 euros  (HT)
Rev PAR 2018: 90.10 euros (HT)

Et voilà de quoi conclure un podium du « retour » : Nice prend la troisième place du classement, avec un taux d’occupation de 70.7%. Soit une augmentation de 2.4 points par rapport au taux de l’année dernière. Le RevPar croit en 2018, avec une hausse de +7.40%. La stratégie de baisse de prix en 2017 a été payante vu la croissance du taux d’occupation, et 2018 marque une forme de retour à des prix plus élevés. D’où la place sur le podium : c’est le retour total de Nice sur le plan touristique. Car sur d’autres plans, la ville reste très dynamique. Elle bénéficie d’une des opérations d’intérêt national : c’est l’Eco Vallée qui continue de murir ; avec notamment le développement du quartier d’affaires de l’Arénas vers le « Grand Arénas », ou encore « Nice Méridias », un pôle de recherches/universitaire et ses appartements dessinés par J. Nouvel… En tout ce sont 50 000 emplois et 4400 logements qui sont attendus d’ici 2026. Le tout connectés par deux nouvelles lignes de Tramway d’ici 2020. Largement de quoi garder le temps au beau fixe sur la Promenade des Anglais, qui est d’ailleurs en pleine demande pour rentrer au patrimoine mondial de l’humanité. Une nouvelle qui serait forcément bénéfique pour le tourisme.

 

3. Lyon

musée des confluences

Source:  observatoire MKG Consulting / OK_destination 
TO 2018: 69.5%
PM 2018 : 85 euros (HT)                        
Rev PAR 2018: 59.10 euros (HT)                        

La capitale des Gaules ravit la dernière marche du podium de notre Top. Et pour cause : des résultats solides, avec un taux d’occupation de quasi 70%, un RevPAR à 60 euros… des chiffres qui sont aussi en croissance : le RevPAR prend +2 euros entre 2018 et 2017, le taux d’occupation est en croissance légère… Certes, la tendance est à un léger tassement : le TO avait plus augmenté entre 2016 et 2017 qu’entre 2017 et 2018. Mais ce léger ralentissement ne suffit pas à pénaliser la métropole dans ce classement. Les chiffres restent solides et la ville est attractive, tant aujourd’hui que dans son futur proche. La marque ONLY Lyon, par exemple, est une excellente illustration d’une campagne de marketing territoriale réussie ; sans parler du nouveau Grande Stade de Lyon, ou encore du Musée Confluence construit en 2014 et qui s’impose comme la nouvelle figure de proue de la ville des gones. Des lieux et des moments : le succès de la Fête des Lumières ne se dément pas, avec 100 000 visiteurs étrangers annoncés en 2018. Et le futur est aussi chargé que le présent : la Cité Internationale de la Gastronomie, doit ouvrir cette année dans l’ancien Hôtel Dieu de la ville. Un lieu qui a du sens et du potentiel pour la ville aux Bouchons, celle de Bocuse et de Troisgros… Sans parler du projet d’anneau bleu au nord, des changements pour Lyon Part-Dieu avec une nouvelle tour. Bref : Lyon a de l’avenir. Avec ou sans la mise en place de la Liaison Lyon Turin, d’ailleurs, dont la construction n’est toujours pas assurée.

 

4. Marseille.

le MuCEM

Source:  observatoire MKG Consulting / OK_destination 
TO 2018: 67.2%
PM 2018:  82.70 euros (HT)
Rev PAR: 50.80 euros (HT)

A Marseille les indicateurs de performances sont stables par rapport à 2017. Le TO ne change pas, le RevPar prend quelques centimes à la hausse… Pourtant le nombre de nuitées et de touristes continue sans doute d’augmenter (les chiffres définitifs ne sont pas encore connus), après avoir passé le cap de 6 millions de nuitées en 2017. C’est plus qu’à Lyon par exemple. Cette hausse a été absorbée par l’arrivée de nouveaux hôtels, de nouvelles chambres, et la hausse de l’offre Airbnb – même si cette dernière s’est considérablement ralentie. Et cela explique la stabilité des 3 indicateurs principaux (TO, PM, RevPar). A noter, sur le sujet Airbnb, que la ville n’a pas saisi l’opportunité prévue par la loi d’obliger les propriétaires à demander un numéro d’enregistrement avant de s’inscrire sur la plateforme ; enlevant ainsi une barrière légale et facilitant l’entrée des appartements sur le site. Une hausse du nombre de touriste réjouissante pour la complexe citée Phocéenne. D’un côté le quartier Euro-Méditerranée et sa nouvelle tour signée par Jean Nouvel, de l’autre l’effondrement d’un immeuble vétuste en plein centre-ville. Une nouvelle qui fait tâche alors même que l’image et l’effet d’entrainement de « Marseille capitale Européenne de la culture 2013 » commençait à s’estomper. Une situation de vétusté dommageable à l’image globale de la ville alors même que cette dernière avait tant fait pour des projets de prestiges : rénovation de la Major, du Fort Saint Jean, MuCEM… D’ailleurs, un dernier grand chantier devrait encore améliorer la situation du front de mer : le projet pour la rénovation du J4 a été choisie, le hangar devrait accueillir un hôtel. D’autre opérations, d’envergures moindres, de revitalisation urbaines sont prévues sur le marché des capucins, sur le cours Jean Jaurès…

 

5. Bordeaux

Bordeaux

Source:  observatoire MKG Consulting / OK_destination 
TO 2018: 73.2 %
PM 2018: 82.40 euros (HT)
Rev PAR: 60.30 euros (HT)

Tassement à Bordeaux : le taux d’occupation diminue très légèrement, les hausses du PM et du RevPar sont autours de +2%… Plusieurs explications sont possibles : d’abord une hausse du nombre d’hôtels plus forte que l’augmentation du nombre de clients, ce qui fait baisser les chiffres par une augmentation de la concurrence. Ou encore un simple ajustement après les belles années qu’a connu la belle endormie – plus si endormie que ça – notamment depuis l’ouverture de la ligne de TGV Paris- Bordeaux. Entre 2016 et 2017 le TO avait pris presque +4 points, entre 2017 et 2018 : le taux reste fixe. Superbe année 2016, très bonne année 2017, une phase de plateau en 2018 : et c’est ce ralentissement qui explique que Bordeaux apparait à ce niveau dans le classement cette année d’autant plus que de nombreuses ouvertures d’hôtels sont attendues dans les années à venir. Mais après tout : quelles années pour la girondine. Ouverture de la Cité du Vin, classement en 2007 du centre-ville à l’Unesco, lancement de l’opération d’envergure nationale Bordeau-Euratlantique, marque « osez » Bordeaux, lancement de la plateforme « bordeaux Wine Trip »… L’agenda était chargé. Et même en 2018 avec l’ouverture du Musée Mer Marine dans le quartier. Et ce n’est pas près de s’arrêter ! En 2019 le museum d’histoire naturelle devrait rouvrir ses portes, ainsi que La Méca et son fond régional d’art contemporains. De quoi amener encore renforcer l’attractivité de la ville. A cela il faut ajouter l’ouverture prochaine d’un nouveau parc des expositions, encore un lieu qui devrait attirer des nuitées.

 

6. Strasbourg

la petite france à Strasbourg

Source:  observatoire MKG Consulting / OK_destination 
TO 2018: 68 %
PM 2018 : 81.6 euros (HT)
Rev PAR : 55.50 (HT)             

Année compliquée pour Strasbourg ? Dans l’ensemble la ville est à l’image de la France : croissance lente du revenu, croissance retrouvée après les dernières années compliquées. De nouveaux hôtels ouvrent, le nombre de nuitées est en progression : globalement la tendance est plutôt bonne. Cela se voit aussi avec le RevPAR et l’ADR : les deux sont en croissances, avec une hausse des Prix Moyens de +2.30%. Sur l’année le taux d’occupation baisse légèrement, il était de 69.2% en 2017 et n’est plus que de 68% en 2018. Evidemment reste la question de l’attentat à Noël, là-dessus Strasbourg a bien résisté : certes le taux d’occupation a baissé sur fin décembre, mais le RevPAR continue de monter. En somme : les prix ont augmenté pour faire face à la diminution du nombre de clients. Baisse du TO, hausse des PM pour un RevPAR en très légère croissance. Y compris sur la période compliquée de fin décembre. Il faudra voir sur le plus long terme, notamment lors du prochain marché, si les chiffres se maintiennent. D’un point de vue plus général sur l’environnement strasbourgeois la ville garde tout de même d’excellents atouts : présence de l’Allemagne proche, ce qui permettra de bénéficier de la multiplication annoncée des projets transfrontaliers, Parlement Européen, Zone Unesco récemment élargie, proche d’Europa Park… Sur le sujet Europa Park : le téléphérique censé enjamber le Rhin est pour le moment gelé, mais le parc prévoit toujours une nouvelle extension pour 2019, « Rulantica ». La zone du parlement européen, et le projet « archipel » de quartier d’affaire, a vu les premières livraisons de bureaux en 2018, les prochaines sont prévues pour 2020.

Pour plus de détails, vous pouvez consulter : attaque de Strasbourg, quel impact pour les hôteliers ? 

 

7. Rennes

Rennes

Source:  observatoire MKG Consulting / OK_destination 
TO 2018: 67 %
PM 2018: 70.10 euros (HT)
Rev PAR: 47 euros (HT)

Nous vous en parlions dans cet article : https://hospitality-on.com/fr/statistiques-tendances/palmares-des-villes-francaises-en-2018.  Rennes est la surprise de cette année ; avec un taux d’occupation qui prend +2.3 points et surtout un RevPAR qui monte de quasiment +10%. Le nombre de chambre augmente, le nombre de nuitées aussi… Tous les indicateurs sont aux verts. La question est évidemment : d’où vient cette performance ? D’abord pour cela il faudra attendre d’avoir le nombre exact de nuitées, pour voir si, après la croissance entre 2016 et 2017, il est possible de montrer un boom de la demande en 2018. L’offre de la destination évolue, avec une ouverture d’un hôtel avec des prix plus fort qui tire le RevPAR. On note également un effet de rattrapage de la destination qui entre l’œcoumène touristique ? L’ouverture du centre des congrès de Rennes, le couvent des Jacobins, amène également une hausse du tourisme d’affaire. Surtout la raison doit se trouver du côté de la LGV Bretagne – Pays de la Loire, qui, après son ouverture en Juillet 2017 met Rennes à 1 h 30 de la capitale. Un gain de 35 minutes par rapport à 2016.

 

8. Nantes

galerie à Nantes

Source:  observatoire MKG Consulting / OK_destination 
TO 2018: 70.5 %
PM 2018: 72.10 euros (HT)
Rev PAR: 50.80 euros (HT)

Un taux d’occupation de 70.5%. Plus que celui de Lyon ou que Strasbourg. De même le RevPar gagne +6.70% entre 2017 et 2018. Cela explique l’entrée de Nantes sur le classement (le TO, le PM, et le RevPAR étant les variables les plus fortes pour classer les villes). La question est : d’où vient cette hausse ? Car en face : le nombre de nuitées baisse entre 2016 et 2017, de même que le nombre de chambres en 2018 selon l’INSEE… Des chiffres qui seront sans doute stables voire en baisse en 2018. Et c’est sans doute là qu’est la clef : resserrement du marché, moins de concurrence, de meilleurs chiffres, montée en gamme de la destination. La ville a peut-être perdu de son attractivité face à Bordeaux, avec l’ouverture de la nouvelle ligne de TGV. Les débats autour de l’Aéroport de Notre Dame des Landes qui ont duré de nombreux ont entacher l’image de la destination avec des vidéos de quasi-guerre dans le bocage,qui ont pu impacter la destination Nantaise. D’autant plus étonnant que la ville de Loire Atlantique ne manque pas d’atouts très fort : porte d’entrée sur la Loire, ses vignobles et ses châteaux, Loire à vélo, les machines de Nantes, de nombreux festivals, le Château des Ducs de Bretagne… Il faudra voir si le projets Euronantes, de quartier d’affaire, et les dernières livraisons de bureaux prévues pour 2020 arrivent à redonner un peu de dynamisme à la ville de Loire Atlantique.

 

9. Rouen

le gros horloge à Rouen

Source:  observatoire MKG Consulting / OK_destination 
TO 2018: 68 %
PM 2018 : 71.50 euros (HT)
Rev PAR: 48.60 euros (HT)

Voilà la dernière position du top. Les revenus augmentent avec un RevPAR qui prend quasiment +5%. Surtout, la ville est celle qui compte le moins d’annonces sur Airbnb de tout le top… une aubaine pour les hôteliers qui jouent donc sans la concurrence de la plateforme sur le territoire. Cela dit le nombre de nuitées avancée en 2017 par l’Insee, dans les hôtels classés et comptés par la plateforme, est autour des 2.5 millions : un chiffre qui semble faible pour une ville si culturellement riche. La rue du Gros, le vieux marché, la Croix marquant la place où fut brulée Jeanne-d’Arc, les maisons à colombages, la cathédrale, qui fut pendant longtemps l’édifice le plus haut construit par l’humanité, un site UNESCO… La liste des bien patrimoniaux et culturels donne le tournis. Le faible nombre de nuitées doit trouver des explications par une trop grande proximité avec Paris, un tourisme d’excursionnistes, du court séjour et un faible dynamisme du tourisme MICE. Cela dit d’un point de vue touristique la ville se développe, avec l’Armada (évènement programmé tous les 5 ans) qui arrive en 2019, le 360 Panorama, les spectacles son et lumière sur la cathédrale. De quoi améliorer la situation et notamment trouver des « repeaters ». L’armada par exemple fera venir l’Hermione, un voilier qui fait toujours sensation lors de son passage dans une ville.

           

 

Note méthodologique :

Liste des variables choisies, par ordre d’importance dans la pondération, toutes les variables sont issues des chiffres de l’observatoire MKG Consulting / OK_destination. Quand les chiffres viennent de l’Insee cela est indiqué entre parenthèses.

Premier

  • Taux d’occupation 2018
  • Prix moyen 2018
  • Revenu moyen par chambres disponibles (RevPar) 2018

Deuxième

  • Taux d’occupation 2017
  • Prix moyen 2017
  • RevPar 2017

Troisième

  • Croissance en points du taux d’occupation entre 2017 et 2018
  • Croissance en points du taux d’occupation entre 2016 et 2017
  • Croissance du prix moyen entre 2017 et 2018
  • Croissance du prix moyen, corrigée de l’inflation, entre 2017 et 2018
  • Croissance du RevPar entre 2017 et 2018
  • Croissance du RevPar, corrigée de l’inflation, entre 2017 et 2018

Quatrième :

  • Nombre d’hôtels 2018 (Insee)
  • Nombre d’hôtel 2017 (Insee)
  • Différence entre nombre d’hôtels 2017 et nombre d’hôtels 2018 (Insee)
  • Nombre de nuitées 2017
  • Nombre de nuitées 2016
  • Croissance du nombre de nuitées entre 2016 et 2017
  • Nombre de chambres d’hôtels en 2018 (Insee)
  • Nombre de chambres d’hôtels en 2017 (Insee)
  • Différence nombre de chambres d’hôtels entre 2017 et 2018
  • Nombre d’hôtels en 2017
  • Nombre d’annonces créées sur Airbnb au 1 janvier 2019
  • Nombre d’annonces créées sur Airbnb au 1 Janvier 2018
  • Nombres d’annoncées crées sur Airbnb au 1 Janvier 2017
  • Temps entre l’aéroport et le centreville
  • PIB de la région
  • Nombre d’habitant

Retrouvez nos différents focus et le Top en cliquant sur les liens suivant :

# Le Top des métropoles pour les marchés hôteliers 
#1 Paris
#1.5 le Grand Paris
#2 Nice
#3 Lyon

#4 Marseille
#5 Bordeaux
#6 Strasbourg
#7 Rennes
#8 Nantes
#9 Rouen

 

 

 

 

 

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