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Analyses

Sharm El Sheikh remonte progressivement à la surface

Sharm El Sheikh, qui a longtemps été la destination balnéaire la plus fréquentée d’Egypte, a été très fortement touchée par les troubles politiques. Mais le rebond des TO et du RevPAR en 2017 augure d’une amélioration bienvenue, même s’il reste du chemin à parcourir pour retrouver la confiance des marchés émetteurs.

Populaire en raison de ses nombreux resorts et notamment de la qualité de ses fonds marins, Sharm el Sheick a longtemps été la destination principale d’Egypte. Comme beaucoup de ses consoeurs nord-africaines, Sharm el Sheick a vu les touristes déserter massivement ses plages de sables et ses resorts de luxe à la suite du Printemps Arabe puis des attentats terroristes. Les taux d’occupation ont ainsi plongé, passant de plus de 80% en 2010 à 33,6% en 2016 ! Cette baisse a eu un effet évident sur le RevPAR, qui a aussi chuté de $73 à $29.

Alors que la ville semblait se remettre lentement en 2014, le crash d’un avion russe en novembre 2015, interprété depuis comme une attaque terroriste, avait miné cette croissance timide. Les taux d’occupation comme les prix moyens étaient ensuite redescendus à des niveaux préoccupants. Encore plus grave pour le tourisme local, plusieurs Etats (Royaume-Uni et Russie notamment) avaient interdit de se rendre à l’aéroport de Sharm el Sheick, avec des effets évidents.

 

En plus de ces différents coups durs, le RevPAR exprimé en dollars a aussi souffert de la chute du cours de la livre égyptienne. Les années 2011-2016, ponctuées par ces coups durs successifs, ont donc été difficiles pour le tourisme de la destination du Sud du Sinaï.

Mais en 2017, la levée de l’interdiction de se rendre à l’aéroport international par plusieurs Etats, ainsi que la compétitivité tarifaire apportée par la baisse du cours de la monnaie locale, ont permis un rebond impressionnant du TO, passé de 34% l’an dernier à 52% en YTD. Malgré ces signes encourageants, quelques nations ont décidé de poursuivre l’interdiction, comme le Royaume-Uni. Le ministère du tourisme égyptien, peut-être conscient de l’atteinte symbolique très forte dont a souffert la destination, a préféré développer d’autres lieux, plus culturels. Les nouveaux investissements en mer Rouge devraient cependant, d’une manière ou d’une autre, finir par ruisseler sur les hôteliers de Sharm el Sheick, lorsque la confiance des gouvernements occidentaux sera revenue.

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