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Analyses

Septembre 2021 : l’hôtellerie européenne en quête de clientèle d’affaire

La rentrée signe la fin de la saison estivale qui avait donné une lueur d’espoir au secteur touristique. Après un été peu ensoleillé mais qui avait réchauffé les cœurs des hôteliers notamment en Europe du Sud, l'activité touristique européenne recule de nouveau au mois de septembre en raison d'une demande toujours limitée des clientèles d'entreprises et internationale. Si l’évènementiel reprend doucement, le secteur ne bat pas encore son plein.

Le début de l’été avait confirmé le retour à la hausse des performances hôtelières. Pourtant si la clientèle Loisir reste encore présente en septembre, timide est la clientèle d’affaire. L’ensemble des pays européens a pu bénéficier de performances nettement meilleures qu’en septembre dernier. A l’échelle européenne, si le taux d'occupation global des hôtels reste en repli de -21,7 points par rapport à l’avant-crise, il reste bien plus élevé que l’an passé à la même période (+22,3 points) et se révèle même meilleure qu’en août (+ 2,9%) qui s’était révélé plutôt bon en cette deuxième rentrée sous Covid.

Le mois de septembre 2021 s’est donc révélé bien meilleur que l'an passé notamment grâce à la généralisation de la vaccination à l’échelle du continent. En termes de gamme, ce sont toujours les segments super-économiques et économiques qui tirent leur épingle du jeu, avec respectivement des baisses de TO de -11 et –18,1 points par rapport à l’avant crise. Mais les segments milieu de gamme et haut de gamme qui avaient d’autant plus souffert de la crise-Covid réussissent à tout de même gagner 22,7 et 27,2 points par rapport à la rentrée dernière, confirmant toute de même que l’ensemble des secteurs est sur la bonne voie.

Mais les gammes super-économiques, économiques et milieu de gamme qui avaient retrouvé leur niveau d’avant-crise en août connaissent à nouveau des baisses de leur prix. Si les prix restent meilleurs qu’en 2020, ils sont toutefois bien inférieurs à leurs niveaux d’avant-crise (-18,4%) avec un écart plus important sur les gammes supérieures (-20,5% pour le haut de gamme contre -4,6% pour le super-économique). En septembre, à l’échelle européenne, les hôtels ont enregistré des évolutions de RevPAR inférieures à août 2021 mais celles-ci restent tout de même plus favorables que l'année dernière : +96,3% entre septembre 2020 et septembre 2021.

 

Après une saison estivale au beau fixe pour le sud de l’Europe, le mois de septembre s’est annoncé plus maussade pour l’Italie et l’Espagne qui ont vu des baisses de RevPAR passer la barre des -30% par rapport à l’avant-crise. La Grèce, sacrée championne de l’été, conserve son titre avec un taux d’occupation en hausse par rapport au mois précédent (67,2%). Les prix moyens en baisse cependant font chuter son RevPAR par rapport à août 2021.

La France s’en sort bien avec les performances les plus proches de celles d’avant-crise : seulement -27,4% de baisse de RevPAR par rapport à septembre 2020. Son taux d’occupation se révèle meilleur qu’en août et atteint les 62,4% en septembre (seulement -15 points de moins qu’en 2019). En effet, si les touristes sont revenus, les évènements de septembre et les déplacements d’entreprises sont moins nombreux qu’avant la pandémie.

Côté allemand, les performances sont très bonnes par rapport à août : le taux d’occupation prend 3,8 points, les prix augmentent de 16% affectant ainsi positivement le RevPAR. Toutefois, ce dernier reste 43,6% inférieur aux performances d’avant-crise. L’Autriche s’en sort guère mieux avec un niveau de RevPAR a -36,6% par rapport à septembre 2019.

Et le Benelux souffre également de l’absence de la clientèle d’affaire : -60,3% de baisse de RevPAR pour les Pays-Bas, -52,9% pour le Belgique et -45,8% pour le Luxembourg. Le Royaume-Uni reste à un niveau constant par rapport au mois précédent avec 64,3% de taux d’occupation, un prix moyen à seulement -14,6% par rapport à 2019 et un RevPAR à -35% par rapport à l’avant-crise.

Ce sont toujours la République Tchèque et la Lettonie qui peinent à retrouver leur niveau de performances d’avant-covid avec respectivement -65,8% et -63,7% d’activité.

Par conséquent, l’absence d’évènements, l’introduction du passe sanitaire dans certaines destinations, de nouvelles restrictions et de nouvelles habitudes au sein des entreprises (télétravail, réunions à distance…) n’ont pas encouragé la reprise des déplacements professionnels. Cette rechute d’activité par rapport à l’avant-crise sera-t-elle amenée à perdurer jusqu’à la fin de l’hiver ? Les vacances scolaires semblent encore pouvoir faire la différence.

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