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Paris et Londres en pleine compétition

Toutes deux candidates à l’organisation des Jeux Olympiques de 2012, Paris et Londres sont également en compétition pour le titre de la capitale hôtelière européenne, c’est à dire celle proposant le parc hôtelier le plus vaste. A ce jeu, Paris, la première destination touristique mondiale, dispose encore d’une longueur d’avance puisqu’on y dénombre environ 79 000 chambres d’hôtels contre 71 000 à son homologue britannique.

Concernant les résultats d’activité en ce début d’année 2005, Londres affiche un bilan de meilleure facture que la capitale française. “Même si la durée de séjour de la clientèle loisir a diminué, cette clientèle ne cesse d’augmenter. En février 2005, on note un accroissement des volumes de la clientèle affaires comme de la clientèle loisirs” s’enthousiasme Tanna Swann du Sales department de l’hôtel Concorde The Westbury à Londres. Après une excellente année 2004, les RevPAR y sont encore largement orientés à la hausse (+7%) grâce à des progressions significatives des prix moyens. Dans le même temps, les hôteliers parisiens sont forcés de constater un nouveau recul du revenu par chambre disponible (-5,5%) après, pourtant, un piètre résultat enregistré en février de l’année dernière (-9,9% de recul du RevPAR). A moyen terme, la tendance paraît cependant nettement moins négative pour Paris. Ainsi le RevPAR cumulé sur douze mois à fin février est-il en hausse de 3,3%. Le moteur de la croissance à moyen terme réside à Paris dans l’amélioration des taux d’occupation alors que les hôteliers font preuve d’une plus grande timidité en matière de prix moyens, puisque ceux-ci demeurent stables. Cette évolution des RevPAR, qui s’appuie sur la croissance des volumes de nuitées, traduit les évolutions des mix clientèles auxquels ont dû s’adapter les hôteliers parisiens. L’augmentation de la demande qu’implique l’amélioration des taux d’occupation dans un contexte d’extension du parc hôtelier a nécessité d’explorer des niches de clientèles moins contributrices en terme de prix moyens. Par ailleurs, la clientèle américaine, qui jusqu’à un passé pas si lointain assurait aux hôteliers parisiens des niveaux de chiffre d’affaires par chambres vendues confortables, est, certes, de retour. Mais les niveaux élevés de la parité euro/dollar les incitent à faire des économies lors de leurs séjours. Cette remarque peut d’ailleurs être étendue à l’ensemble des clients dont le pouvoir d’achat est libellé en billets verts. Outre-Manche, Londres subit moins les effets défavorables de la faiblesse du dollar que les destinations de la zone euro. La capitale anglaise profite même à l’inverse de la bonne tenue de l’euro pour attirer sur son sol les clientèles du continent. Ainsi, sur les 3 premiers semestre de l’année 2004, le volume des visiteurs français au Royaume-Uni progresse de près de 10% selon le National Statistics, l’office statistique britannique. Dans le même temps, le volume de clientèle nord américaine progresse de 13%. Aussi, avec des taux d’occupation cumulés sur douze mois qui dépassent 78%, Londres présente un marché hôtelier particulièrement “tendu” où les prix moyens sont en constante augmentation.Toutefois, la forte reprise de l’année 2004, avec des taux de croissance du RevPAR dépassant les 10%, tend à se ralentir en ce début d’année. Les conjoncturistes s’attendent en effet à un ralentissement de la croissance économique (+2,6% pour le Royaume Uni en 2005 selon l’OCDE) après une excellente année 2004 (+3,2%). D’une manière générale, on observe que les évolutions du RevPAR à Londres, à l’instar de ce qui se produit sur le marché de l’immobilier, précèdent celles du RevPAR parisien. Ce fut le cas à la fin de l’année 2001, où les résultats de Londres ont été plus rapidement orientés à la baisse avec des reculs significatifs de prix moyens. Ce fut encore le cas au cours du second semestre 2003 où la reprise de l’activité, après les conséquences désastreuses pour les deux capitales du déclenchement du conflit en Irak, a été plus prompte à Londres. Cette constatation pourrait ainsi augurer pour les hôteliers parisiens de l’amélioration prochaine du régime de croissance des RevPAR. En espérant, de plus, que les professionnels de l’hôtellerie parisienne bénéficient, par rapport à leurs homologues londoniens, d’un coup de booster supplémentaire donné par une bonne nouvelle qui leur serait annoncée le 6 juillet prochain...

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