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Tendances

Novembre 2019 : Paris remonte la pente grâce à l’hôtellerie haut de gamme

Les indicateurs de l'hôtellerie française sont à nouveau positifs ce mois-ci. Autant la fréquentation que les prix repartent à la hausse, indiquant un regain de l'activité. Les résultats sont particulièrement tirés vers le haut par le segment haut de gamme.

Les performances sont à nouveau à la hausse en ce mois de novembre. Le bilan est positif pour le taux d’occupation (TO) national à +0,1 point. Le prix moyen (PM) reprend sa progression à une vitesse +1,3%, entraînant le RevPAR à légèrement grimper de +1,5%.

Quasiment tous les segments repassent dans le vert à l’échelle de la France : le super-éco connait le même TO par rapport à novembre 2018 (+0,0 pt), à savoir 63,4%, le moyen de gamme est neutre également (+0,3 pt, soit 66,1%) et le haut de gamme gagne en fréquentation (+1,2 pt), alors qu’il révèle d’ores et déjà le meilleur résultat national (71,3%). Seule l’hôtellerie économique est en léger recul, accusant la perte de -0,4 pt d’occupation pour redescendre à 65,6%.

Du côté des prix, c’est le super-éco qui augmente le plus son PM ce mois-ci, à hauteur de +2,2%, passant de 46,40€ HT à 47,50€ HT de novembre 2018 à novembre 2019. L’hôtellerie économique et celle moyen de gamme réhausse un peu leur PM, respectivement de +1,0% (72,30€ HT) et de +1,1% (104,70€ HT). Seul le PM du haut de gamme est stagnant à +0,2%, passant de 183,50€ HT à 183,90€ HT.

Mais cela n’empêche pas ce même segment d’accuser la deuxième meilleure progression de RevPAR à +1,9% (131,20€ HT). La meilleure croissance revient néanmoins au super-éco avec une évolution de +2,2% (30,10€ HT). Arrive ensuite le milieu de gramme avec une poussée de RevPAR de +1,5% (69,30€ HT). En dernière position est l’hôtellerie économique, qui, du fait d’un recul d’occupation, ne réussit à faire grimper son revenu par chambre seulement de +0,4% pour atteindre 47,40€ HT.

Paris intra-muros révèle la meilleure progression de fréquentation. Avec une poussée de +0,5 point, le marché affichant le meilleur TO de tout le panel continue son ascension pour atteindre une moyenne de 83,2% pour tout le parc hôtelier parisien. Son PM évolue de +0,7% pour se fixer à 160,80€ HT et son RevPAR de +1,3% pour 133,70€ HT.

Plus exactement il s’agit du segment haut de gamme parisien qui tire les résultats à la hausse, avec un gain de +2,0 points d’occupation, record de progression de TO ce mois-ci. Malgré un prix moyen en recul (-0,3%), le segment réussit à décrocher la meilleure évolution de RevPAR (+2,2%) qui se fixe ainsi à 193,40€ HT. L’offre de boutique-hôtels haut de gamme révèle une progression particulièrement portée sur les établissements de petites capacités (+1,9 pt de TO) alors que les établissements de tailles moyennes (35-50 chambres) gagnent peu de nouveaux clients (+0,4 pt) et ceux de tailles supérieures en perdent (-0,1 pt pour les 50-80 chambres et même -0,8 pt pour les 80+ chambres).

Pour ce qui est de la Province, la France est divisée. D’un côté, les hôtels moyen et haut de gamme progressent de +0,9 pt (59,7%) et +1,1 pt (60,5%), de l’autre, les segments d’entrée de gamme stagnent à -0,3 pt (59,6%) pour le super-éco et +0,0 pt (61,1%) pour l’éco. Le PM évolue uniquement du côté super-éco (+1,4% soit 44,50€ HT) et moyen de gamme (+1,1% soit 92,00€ HT). L’éco et le haut de gamme baissent leurs tarifs respectivement de -0,8% (65,80€ HT) et de -0,3% (144,40€ HT). Malgré cela, l’hôtellerie haut de gamme pousse son RevPAR de +1,5%. La meilleure progression est néanmoins réalisée par le milieu du panier, avec une évolution de RevPAR de +2,7%. Le bas du panier est à l’image de son occupation, stagnante : +0,9% pour le super-éco et -0,7% pour l’éco.

La France est d’autant plus scindée à l’échelle des métropoles : celles du nord sont en recul alors que celles du sud sont en progression. Ainsi des villes de la côte méditerranéenne comme Nice (+2,8 pts), Montpellier (+2,0 pts), Marseille (+1,2 pt), Cannes (+1,2 pt) ou encore Toulouse (+1,0 pt) gagnent des parts de marché en novembre, alors que d’autres telles que Strasbourg (-1,3), Rennes (-2,4 pts), Lille (-5,0 pts) ou encore Rouen (-6,6 pts) en perdent.

Mais le ralentissement de la croissance est surtout rencontré dans la région Île-de-France (hors Paris). Avec une perte de -0,6 pt d’occupation, elle ne réussit à maintenir son RevPAR à la hausse (+2,7%) qu’à travers une augmentation du PM (+3,5%). En effet tous les PM augmentent, alors que seul le segment super-éco parvient à rehausser son TO dans la région, de +0,4 pt pour atteindre 74,9%.

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