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Tendances

Mars 2020 : les hôteliers français plongent dans la crise

2020 s'annonçait bien, promettant aux professionnels français une année performante. L'arrivée du Coronavirus en Europe fin janvier sonnait le glas de l'activité touristique pour le premier semestre 2020. La France est entrée en confinement le 17 mars privant les hébergeurs de leur clientèle.

Les chiffres sont sans appel, -66,2% de RevPAR en mars 2020 par rapport à mars 2019. Le RevPAR se porte à 19,80€ HT pour tous les hôteliers. Le gouvernement français accompagne les professionnels du secteur qui bénéficieront d'accompagnement après le 11 mai leur activité n'étant pas amenée à reprendre à cette date.
Les hôteliers ont maintenu leurs prix au maximum, -7,8% pour atteindre 83,4€ HT mais l'occupation qui plonge de -40,9 points atteint péniblement 23,7% sur tout le mois de mars. Nombreux sont les établissements à avoir fermé leurs portes faute de client plaçant leur personnel au chômage partiel. Le 25 mars, seul 23% du parc hôtelier était ouvert au public. Certains ont gardé une activité hébergeant des personnels soignants par exemple.
Au year to date, le bilan est désormais négatif avec -22,3% de RevPAR tout segments confondus soit 41,5€ HT.

 

C'est le segment haut de gamme qui accuse le plus fort recul avec une baisse de TO qui frôle les 50 points pour atteindre 18,1%. Les hôtels haut de gamme ont été les premiers à souffrir du départ des clientèles étrangères suite au confinement progressifs des pays européens et dans le monde. Si les chambres des établissements pouvaient restées ouvertes, tous les services complémentaires étaient de facto fermés. Une problématique qui ne permet pas de préserver la rentabilité des exploitations et a conduit à de nombreuses fermetures. Le PM atteignait en mars 197,3€ HT stable par rapport à mars 2019 mais l'occupation extrêmement limitée des établissements a conduit à une perte de RevPAR de - 73,2% pour un revenu par chambre disponible à 35,6 € HT.

Le moyen de gamme perd 67,1% de RevPAR (21,6 € HT) plombé par une occupation en perte de 42,8 points (21,6%). L'économique perd -40 points de TO pour une légère baisse de prix de -2% pour dégager un RevPAR à 16,8€HT (62,4%).  Le super économique souffre légèrement moins avec une perte d'occupation de -35,8 points, des prix en hausse de +3,9% pour un RevPAR à 13,1 €HT.

D'un point de vue géographique, c'est sans surprise Paris qui souffre le plus avec sa concentration de palaces et d'hôtellerie haut de gamme. La capitale perd -56,6 points d'occupation (21,2%) bien que les établissements aient baissé leurs prix de -2%. Le RevPAR atteint 31,1€ HT contre 116,8€HT en mars 2019.

La région Île-de-France (hors Paris) perd 41,6 points d'occupation (21,6%) avec une baisse de PM de -9,9%. Le RevPAR atteint à peine les 25€HT soit une perte de 69,4% par rapport à mars 2019.

Côte Province, le TO perd 37,2 points, les prix moyens baissent de -4,2% et le RevPAR perd 63,3% pour se fixer à 32,7€ HT contre 42€ HT en mars 2019.

Au moment où sont écrites ces lignes, les modalités de reprises ne sont pas encore fixées et le seront dans la première dizaine du mois de mai. Mais si reprise il y a, elle sera progressive et pas la hauteur des pertes subies sur l'année 2020 voire sur 2021 selon les prévisions de certains hôteliers.

 

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