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Tendances

Mai 2019 : Des résultats tièdes pour ce début de saison estivale en France

Après une belle poussée pendant le mois d’avril, la croissance de l’activité hôtelière s’atténue pour les premiers beaux jours de l’année. Les hôteliers français ont en effet perdu un peu de clientèle par rapport à l’an dernier, avec un TO en recul de -1,2 point par rapport à mai 2018, et de -0,1 pt depuis le début 2019 (YTD). Le PM a légèrement progressé de son côté (+1,6%) pour atteindre 98,40€ HT sur toute la France, mais cela n’a pas réussi à rehausser le RevPAR qui est de 67,30€ HT, en baisse de -0,1%.

Premièrement, l’hôtellerie d’entrée de gamme a largement tiré vers le bas la fréquentation moyenne de l’ensemble. En effet le super-éco a perdu -2,3 points ce mois-ci, avec un taux d’occupation qui passe de 67,4% en mai 2018 à 65,2% en mai 2019. Le segment éco a enregistré des résultats mensuels à peine moins gris : -1,3% de TO. Dans les deux cas les prix compensent ces pertes (+2,5% pour le super-éco, +1,2% pour l’éco), conduisant à un revenu par chambre quasiment stable, respectivement de -1,0% et -0,7%.

Le moyen et le haut de gamme n’atténuent que faiblement les performances de l’entrée de gamme. Leurs parcs reculent de -0,4 point pour tous les deux. Les chambres du moyen de gamme se vendent plus cher (PM +1,8%) pour 106,40€ HT en moyenne, menant au seul RevPAR positif de l’ensemble, en progression de +1,2% pour atteindre 73,20€ HT. Le prix moyen de l’hôtellerie haut de gamme est le seul à être en baisse, en recul de -0,2%, tombant à 226,50€ HT. De fait son RevPAR est aussi en baisse, à hauteur de -0,7% (165,5€ HT).

 

Sous un angle plus régional, seule Paris intramuros et quelques villes en région enregistrent une progression. La capitale a gagné +0,8 point de TO et +1,7% de PM, pour aboutir à un RevPAR positif (+2,7%). Les autres régions de France ont au contraire assez reculé en mai. Le TO retombe à 64,7% (-1,1 point), le RevPAR à 55,80€ HT (-0,9%), et le PM stagne à 86,20€ HT (+0,8%). A l’échelle de temps plus long (YTD), les performances sont moins grisâtres, puisque le TO ne diminue que faiblement sur la France entière (-0,1 pt) et est même en progression en province (+0,3 pt) alors que de son côté Paris est en recul (-0,2 pt). L’impulsion du début d’année était plutôt portée jusqu’ici par les métropoles régionales. Cela se confirme encore pour quelque unes d’entre elles ce mois-ci : Grenoble, Lyon, Nice et Nantes.

Cette dernière révèle en effet une croissance à deux chiffres plusieurs fois ce mois. Tout d’abord la ville a largement bénéficié du long week-end autour de l’armistice de 1945 (le 8 mai). Les résultats ont progressé de manière fulgurante : le TO augmente de +29,45 pts le lundi (06/5), +27,23 pts le jeudi (09/5) et +16,34 pts le samedi (11/5). Ensuite des évènements ponctuels comme un concert de rock le lundi 20 (Lenny Kravitz) ont permis de remplir 94,37% de l’hôtellerie nantaise, en progression de +40,92 pts (le record du mois). Ce même jour, les prix se sont enflammés (+31,2%) pour un tarif moyen de 79,91 € HT, si bien que le RevPAR a littéralement explosé (+131,67%). Quelques jours plus tard, c’est l’évènement triennal du Débord de Loire du 23 au 26 mai qui a ramené une foule de touristes dans la ville des ducs, venus pour observer le défilé de célèbres navires en grande pompe comme l’Hermione ou le Belem. Pas moins de 100 000 visiteurs étaient attendus, et le jour de l’inauguration, les hôteliers de la ville ont surperformé, avec une occupation en progression de +36,44 pts pour un parc rempli à 128,12% ! Les jours suivants ont néanmoins été bien plus neutres, avec une fréquentation du parc oscillant entre 64 et 68%. Mais globalement, le bilan de mai a été très positif pour Nantes, les hôteliers voyant les trois quarts de leurs chambres disponibles occupées (75,19%), en hausse de +4,13 points, à la différence de leurs tarifs qui sont en très léger recul (-0,38%) pour s’établir à 72,84 € HT. Cela n’empêche pas le RevPAR du parc de croître jusqu’à 54,76 € HT (+5,42%).

De son côté Nice a connu une belle évolution ce dernier mois également. Pour commencer la destination azuréenne a reçu bien des touristes pendant long week-end autour de la fête du travail. Ce jour-là elle gagne +4,74 points de fréquentation supplémentaire par rapport à la même date l’an dernier. Les jours suivants seront d’autant plus positifs : le jeudi (+7,68 pts), le vendredi (8,53 pts) et le samedi (+8,91 pts). Il faut savoir que les dates avaient l’avantage de coïncider avec La Fête des Mai, un évènement se déroulant sur plusieurs jours au mois de mai chaque année où « la culture et la langue niçoises sont à l’honneur dans les jardins des Arènes de Cimiez » explique la municipalité. Combiné au long week-end du 1er mai, la ville a eu le cocktail parfait pour offrir un court séjour haut en couleurs et en saveurs aux visiteurs. Les hôteliers ont tiré parti de cette affluence en gonflant leurs prix le mercredi 1er (+8,16%), mais pas les jours d’après. Le RevPAR a dans tous les cas très largement augmenté les quatre premiers jours du mois, évoluant entre 12,07% (le 04) et 16,38% (le 1er). Les deux dernières semaines de mai ont également accueilli les premiers touristes de la saison, les chambres disponibles ayant été prises d’assaut, si bien que les hôtels étaient occupés entre 80% le vendredi 17 et le lundi 27, et 94,74% le samedi 25, dernier jour du festival de Cannes. Ce dernier aura été très bénéfique pour sa voisine, puisque dès le premier jour (le samedi 23) les hôtels étaient sur-occupés, à hauteur de 128,38% (+44,19 pts) même si les prix étaient en recul (-14,06% en moyenne). Sur l’ensemble du mois, 81,21% des chambres niçoises disponibles à la réservation ont été occupées, chiffre en progression de +2,47 pts, pour un prix moyen s’élevant à 192,68 € HT (+0,13%) et un RevPAR à 156,48 € HT (+3,28%).

Grenoble et Lyon ferment le podium de ce mois de mai. L’agglomération iséroise a gagné en fréquentation (+2,5 pts) et en prix moyen (+1,3%) qui atteint 61,90€ HT. Son RevPAR évolue ainsi sensiblement (+6,4%) et s’établit à 32,30€ HT. La capitale des gaules enregistre aussi un bilan positif : TO en progression (2,5 pts) tout comme le revenu par chambre disponible (+2,9%).

Le reste des métropoles de l’Hexagone connait un certain recul, surtout en termes d’occupation : Bordeaux (-0,5 pt), Lille (-1,6 pt), Marseille (-2,0 pts), Rennes (-1,2 pt), Rouen (-1,3 pt), Strasbourg (-1,2 pt) ou encore Toulouse (-1,8 pt). Mais les premiers résultats du mois de juin démontrent d’ores et déjà une inversion de cette tendance, avec des performances boostées par les événements comme la FIFA féminine à Rennes ou à Nice ou encore Roland Garros. Affaire à suivre par conséquent !

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