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Tendances

Les tendances de cet été : côtes fraîches et verdures ?

Entre grands évènements, changements de comportements des vacanciers et canicule, retour sur les destinations tendances de ce premier mois de grandes vacances scolaires en France. (3/3)

Outre les grands évènements, ce mois de juillet a particulièrement été marqué cette année par deux facteurs qui ont amené bon nombre de vacanciers à revoir leur choix de destination.

D’une part il y a l’arrivée des principes du développement durable dans les valeurs des vacanciers, entraînant une conscience de plus en plus accrue de l’impact du touriste sur son environnement, notamment en termes de pollution (voir l’article sur l’écotaxe imposée au transport aérien suite au « plane bashing ») et de rejets de déchets. Cette réalité, de plus en plus alertée par les pouvoirs publics et les grandes instances internationales tel que l’OMT (l’Organisation Mondial du Tourisme) ou encore l’UNESCO (l’Organe des Nations unies chargé de la protection et la promotion de l'éducation, la science et la culture), a poussé une partie de la population Française à opter pour des destinations proches, voire domestiques, notamment pour éviter de prendre l’avion.

Par ailleurs, un autre facteur bien plus trivial a largement bouleversé les attentes de cette mi-saison estivale, autrefois symbole de soleil, de plages et de palmiers : la canicule. Des records de température ont en effet été dépassés dans l’avant-dernière semaine de juillet, avec un pic le 25 du mois. Ce jour-là, il faisait plus chaud à Paris (42,6°) qu’à Dubaï (40°) dans les Emirats-Arabes-Unis, ville réputée pour ses hautes températures l’été.

Nicolas Dayot, président de la fédération nationale de l'hôtellerie de plein air (FNHPA), explique les conséquences de cet épisode sur le secteur à l’échelle de la France :

La canicule a eu un impact négatif pour les campings situés dans la moitié sud de la France, notamment en Occitanie, PACA, Ardèche et Dordogne, à l'inverse des campings normands, bretons et du littoral nord qui ont fait le plein.

Pour l’hôtellerie, l’impact est très similaire : les côtes plus fraîches comme la Bretagne (TO en hausse de +2,4 pts, 2ème plus fort progression) et la Nouvelle Aquitaine (TO +1,2 pt) ont eu le vent en poupe. Des destinations plus verdoyantes comme l’Auvergne (TO +5,8 pts), la Bourgogne-Franche Comté (TO +2,1 pts) et le Grand-Est (TO +1,8 pt) ont également eu beaucoup de succès sur cette semaine de fortes chaleurs très précisément.

A titre d’exemple, l’impact est très visible entre le 21 et le 27 juillet à l'échelle de l'Auvergne. Le taux d'occupation a surpassé les performances de l'an dernier à plusieurs reprises, oscillant entre 59% le samedi 21 juillet et 91% le samedi 27, avec un pic à 95% le vendredi 27, le sur-lendemain de la plus chaude journée de la semaine.

Fait intéressant, les hôteliers, ne s’attendant pas à une telle situation et par voie de conséquence, à un afflux de touristes, n’ont pas sensiblement bougé leurs prix, si bien que le prix moyen est relativement stable dans ces différentes régions : en Bretagne (+0,80%), en Nouvelle Aquitaine (+0,30%), en Auvergne (+0,40%), ou encore en Bourgogne-Franche-Comté (+1,60%). Seule la Normandie a vu sa fréquentation baisser (-2,7 pts) mais a maintenu ses prix à la hausse (+5,50%) pour avoir un RevPAR en croissance positive de +1,80%.

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