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Analyses

Impact d'Omicron sur l'hôtellerie : des réservations en retard, un recul d'activité qui s'amplifie début janvier

En décembre, le marché hôtelier a mieux résisté qu'attendu à la vague Omicron grâce au maintien des séjours pour les fêtes de fin d'année. Mais la baisse d'activité a commencé à s'amplifier fortement en ce début d'année, tandis que les prises de réservations continuent elles aussi de prendre du retard : à date du 9 janvier, les réservations sur les 4 prochaines semaines sont maintenant inférieures de -38,5% à leurs niveaux de la mi-novembre.

Une chute de la fréquentation brutale en ce début d’année 2022

Avant la vague Omicron, la situation était plutôt en amélioration à l’échelle du pays avec une fréquentation d'environ -11% inférieure aux standards d'avant-COVID. Sur la première quinzaine de décembre, le chiffre d'affaires était même revenu en-deçà du seuil symbolique des -10%, à la faveur d'une demande toujours soutenue en province (notamment dans les destinations "marché de Noël") et de l'amélioration de la conjoncture à Paris grâce notamment au retour des américains. La fréquentation comme le chiffre d'affaires ont ensuite rechuté sur la semaine de Noël (qui était déjà avant-COVID traditionnellement la plus faible de l'année pour l'hôtellerie française, malgré l'activité en stations). La semaine de la Saint-Sylvestre a ensuite été très solide, grâce notamment à la Province qui a enregistré une baisse de fréquentation de « seulement » -2,7% la dernière semaine de décembre et un RevPAR de +8,1% supérieur à l’avant-crise (grâce à une stratégie haussière en termes de prix). 

Mais l’hôtellerie française connaît maintenant une chute brutale de son taux d’occupation en ce début d’année. La semaine du 03 au 09 janvier 2022, le taux d’occupation s'est établi à 37,4%, contre 52,8% avant-crise. A l'échelle nationale, la fréquentation est donc en recul de -29,1% et le chiffre d'affaires de -32,1%, les prix étant eux aussi repartis à la baisse.

Et si la capitale et plus encore sa périphérie francilienne sont toujours (comme depuis le début de la séquence COVID) particulièrement impactées par cette baisse de fréquentation (avec respectivement -33,1% et -41,2% de chiffre d'affaires), c'est en Province que l'on observe un changement brutal de dynamique : le chiffre d'affaires a reculé de -26,4% sur la semaine du 3 au 9 janvier, alors que depuis la mi-novembre (hors Saint-Sylvestre, avec une hausse exceptionnelle), la baisse hebdomadaire de CA y était plutôt comprise entre -5 et -10%.

 
 

 

Face à la hausse des contaminations, les réservations prennent du retard

L’hôtellerie française fait également face à une diminution des prises de réservations : à date du 10 janvier, le taux de réservation des hôtels pour des séjours sur les 7 prochains jours est descendu sous les 30%, alors que ce niveau s’élevait quasiment à 50% au 15 novembre, soit un recul du volume de réservations "on the books" de -38,5%. Les réservations à plus longue échéance, pour les 3 semaines suivantes (de J+8 à J+28), se sont aussi stabilisées à environ 20% des chambres disponibles, contre près de 33% à la mi-novembre. Et à Paris, cet effet est encore plus marqué : les réservations pour les 28 prochains jours sont à moins de la moitié (-52,6%) de leurs niveaux de la mi-novembre.

Cette baisse de réservations dans l’hôtellerie est d'ailleurs confirmée par une baisse des réservations des déplacements ferroviaires. Depuis le début de l’année, la SNCF annonce que celles-ci ont diminué de près d’un tiers et en particulier en semaine confirmant que la vitesse croissante de propagation du variant Omicron et le passage à trois jours de télétravail obligatoires ont fait chuter le nombre de voyageurs dans les trains. C’est d’ailleurs dans ce contexte que la SNCF a annoncé réduire son offre à 90 % de l'offre prévue pour les TGV, et à 80 % pour les Intercités.

 
 

En définitive, la conjoncture fragilise et entraine l’hôtellerie dans un retour aux inquiétudes : les semaines à venir s'annoncent compliquées. Les vacances de février pourraient tout de même finir par redonner du grain à moudre aux hôteliers, du moins plus que l'an passé, lorsque les remontées mécaniques avaient été contraintes de fermer... mais à condition que les contaminations se stabilisent et que les restrictions soient levées.

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