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Hôtellerie Européenne : Octobre noir

Triste mois d’octobre pour l’hôtellerie européenne. Le revenu global par chambre disponible enregistre un repli très prononcé (-6,9%). Aucun pays n’échappe à cette tendance baissière. L’hôtellerie haut de gamme - à commencer par celle des grandes métropoles internationales - ressent les effets du ralentissement économique. Elle noircit le résultat d’ensemble et attire les autres segments dans sa chute.

L’horizon s’assombrit pour l’hôtellerie européenne. La fréquentation est en berne (-4,5 pts) dans quasiment toutes les catégories à l’exception de l’hôtellerie super économique. Moins touchée par la désaffection de la clientèle, celle-ci fait de la résistance. Le segment économique, traditionnellement résistant, conserve une marge de manœuvre tarifaire (+4,2%), mais qui ne suffit pas pour contrebalancer la baisse du TO (-4,6 pts). Cette capacité à augmenter son prix moyen s’amenuise d’autant en montant en gamme. De 4,2% dans le 2*, elle tombe à 1,0% pour le 3*. Conséquence directe : le milieu de gamme voit son RevPAR reculer nettement, de près de 5% par rapport à 2007. Avec des sources de clientèle touchées de plein fouet par la crise, l’hôtellerie haut de gamme a dû se résoudre à limiter ses ambitions sur le plan tarifaire. Cette catégorie capte vite les opportunités d’améliorer ses prix moyens quand la clientèle internationale est présente, mais elle doit se montrer plus commerciale quand la fréquentation faiblit. La démonstration est très nette à la lecture des résultats d’octobre. Fréquentation en baisse de 5,5 pts ; prix moyen en recule de 2,2 % : le RevPAR du segment phare de l’hôtellerie européenne est dans le rouge (-9,3%).Si les hôteliers français ont pu être déçus du mois écoulé, la France figure parmi les pays les moins profondément touchés. Si aucun pays n’enregistre une hausse de son RevPAR, les replis sont en effet plus ou moins prononcés. Dans ce contexte difficile, l’Allemagne s’en sort bien avec une baisse légère de 1,5%. En début de mois, le plus grand congrès international consacré aux maladies respiratoires, qui se tenait à Berlin, a permis de soutenir la catégorie haut de gamme. A l’opposé, l’Italie, qui a basculé dans le négatif sur douze mois glissants à l’abord de l’été, est en plein marasme (-19,5%). Les pôles touristiques Rome-Florence-Venise, où les prix sont traditionnellement élevés, s’enfoncent dans la crise et Milan commence à donner des signes de faiblesse avec un mois d’octobre catastrophique. Centre de la finance mondiale, Londres pouvait difficilement échapper à un repli sensible de son prix moyen et de son activité, même si la fréquentation reste toujours très élevée avec 77,1% de moyenne. Habitué l’an dernier à jouer les premiers rôles, le Royaume-Uni déçoit (-8,3%) à l’exception de Liverpool, capitale européenne de la Culture. Autre pays fortement touché par la crise actuelle, l’Espagne voit, elle aussi, plonger son revenu par chambre disponible (-14,0%).

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