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Analyses

Grandes métropoles françaises : Où en est-on de la reprise hôtelière ?

Alors que certaines destinations ont retrouvé leurs performances pré-COVID depuis quelques mois déjà, d’autres métropoles qui étaient jusqu'ici restées plutôt en marge de la reprise d'activité semblent enfin rattraper leur retard.

Les voyants sont au vert à Toulon & Marseille

Parmi les grandes métropoles françaises, Toulon-Hyères (TPM) se démarque : voilà déjà 4 mois que l'agglomération enregistre en moyenne des résultats supérieurs à ses niveaux d’avant-crise. Elle a bien entendu bénéficié entre mai et octobre de son attractivité auprès des visiteurs loisirs ainsi que des départs pour la Corse grâce à son port qui dessert l’île de Beauté, mais également de la reprise de son activité économique (préfecture, grand port militaire...). Par ailleurs, destination moins internationalisée que ses voisines méditerranéennes, Toulon a pu vite rebondir grâce à une clientèle de proximité.

Non loin de là, la métropole de Marseille-Aix-en-Provence suit peu ou prou la même tendance : depuis le mois de juillet, les résultats sont au beau fixe en cette deuxième saison estivale sous COVID. Grâce à ces performances, la destination affiche un YTD de « seulement » -21,9% en octobre, à comparer à une moyenne nationale de -47%. Et depuis la rentrée, Marseille réussit à maintenir sa clientèle touristique au-delà de ses standards habituels (+3,2% de RevPAR en septembre 2021 vs. 2019 et +1,3% entre octobre 2021 et octobre 2019). Outre l’afflux de clientèle de loisirs cet été, depuis la rentrée la métropole a retrouvé sa clientèle d’affaire avec le retour d’évènements de grande envergure telle que la Foire Internationale de Marseille qui s’est tenue du 24 septembre au 4 octobre.

Toutefois, le sud n’a pas le monopole du succès. Chez les bretons, Rennes réussit à se démarquer. Depuis juillet, la métropole continue de performer resserrant ainsi continuellement les écarts avec 2019. En octobre, la ville rouge a même enregistré un RevPAR de 7,9% supérieur à celui d’avant-crise, lui permettant ainsi d’afficher un YTD sur les 10 premiers mois de l'année à « seulement » -30% par rapport à 2019. De fait, sur l’ensemble des créneaux, en octobre Rennes a su maintenir un RevPAR positif par rapport à 2019. Même le segment haut de gamme, jusqu'ici en retard sur l’ensemble des destinations, réussit à signer des niveaux de fréquentation et de prix supérieurs à l’avant-COVID.

Lille réussit à garder un rythme encourageant également avec un écart de performances entre 2019 et 2021 qui ne cesse de se resserrer depuis le début de l'année. Et le fait qu'en cette rentrée 2021 de Lille et Lyon, deux métropoles majeures dont la demande est traditionnellement plus orientée « affaires », soient pratiquement revenues à leurs niveaux de RevPAR pré-COVID constitue un signal fort.

Les métropoles qui jusqu’à présent étaient en retard connaissent un regain d’activité

Et alors que Nice ou Paris ont largement souffert de l’absence de leur clientèle internationale et d’affaire depuis le début de la crise entrainant un YTD en octobre encore loin des standards, la fin d’année semble être mieux orientée pour ces destinations. En effet, les métropoles qui se positionnaient en retrait jusqu’alors semblent faire une remontada.

C’est le cas de Paris. La capitale enregistrait encore des performances moitié moindre par rapport à l’avant crise en septembre (-49,6% en septembre 2021 par rapport à septembre 2019) mais l’écart s'est resserré en octobre avec « seulement » -29,3% de perte entre 2019 et 2021. Ce regain dans les résultats s’explique par le retour de la clientèle d’affaire mais aussi et surtout par une hausse généralisée des prix. Et si l’ensemble des segments, reste dans le négatif par rapport à l’avant-crise, le haut de gamme parisien, longuement à l’arrêt, semble enfin signer l’entrée dans une nouvelle ère.

Il en va de même pour Strasbourg qui se rapproche plus lentement de ses valeurs d’avant-crise : -20,7% en octobre 2021 par rapport à la même période avant-crise contre -35,6% en septembre 2021 comparé à la même période en 2021. A l’image de Paris, Strasbourg tire parti du rebond du segment haut de gamme pour afficher de belles performances. Mais ce sont plutôt les sessions parlementaires et marchés de Noël à venir qui devraient apporter un souffle nouveau à la capitale alsacienne.

Après la baisse des prix, la remontée enclenchée ?

Si dans l’ensemble les performances en termes de RevPAR sont bonnes, les taux d’occupation d’octobre restent encore légèrement en deçà des niveaux d’avant-crise (à l’exception de Toulon). L’explication résulte dans des prix proches ou supérieurs à ceux de 2019.

A Marseille, l’ensemble des segments retrouve son niveau de prix pré-Covid et certains créneaux comme le haut de gamme affichent des prix jusqu’à 14% plus élevés qu’avant la crise sanitaire. Le même phénomène se produit à Toulon ou encore à Rennes, où les records de performances sont portés par une hausse des prix généralisée à tous les créneaux. Lyon a suivi la même tendance généralisée de hausse de prix permise par l’organisation de nombreux évènements (Sirha, Pollutec, Prod&Pack + Solutran…).

De fait, à l’exception de Bordeaux, Nice et Toulouse, l’ensemble des métropoles a vu son prix moyen augmenter sur le segment haut de gamme. Mais c'est aussi en partie lié à la concentration sur ces deux mois de rentrée d'un calendrier évènementiel longtemps retardé : il est donc trop tôt pour conclure que les prix ont enfin enclenché une dynamique haussière durable, mais l'inflexion est bien là relativement aux fortes baisses des premiers mois de 2021.

Un mois d’octobre plus performant que septembre ?

Fait atypique, certaines métropoles ont même enregistré des résultats supérieurs en octobre qu’en septembre (traditionnellement l'un des mois les plus forts dans l'industrie hôtelière, avec celui de juin). C’est le cas notamment de Lille, Paris, Strasbourg et Montpellier. Lille explique ce phénomène par le retour d’évènements tels que le Congrès de la SIM (Société de l’Industrie Minérale) qui a accueilli un total de 4650 participants et Montpellier par la Foire Internationale de Montpellier (FIM).

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