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Tendances

Février 2020 : l’hôtellerie française ralentit sa croissance

L’hôtellerie française entame un ralentissement de sa croissance en février. Des établissements pâtissent du départ d’une partie de la clientèle internationale, alors que les restrictions de voyage commencent à apparaître en Asie. L’Île-de-France est tout particulièrement touchée, notamment en raison de sa dépendance à la clientèle d’affaires, dont les ventes ralentissent particulièrement à cause d’annulations de plusieurs événements internationaux. Des marchés en région parviennent néanmoins à faire progresser leurs performances, notamment grâce à une demande domestique encore relativement importante en ce mois de vacances scolaires.

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Après un premier mois de l’année en belle progression, l’hôtellerie française ralentit quelque peu sa course en février. L’occupation se stabilise à 59,6%, pour une évolution de +0,3 point du taux national. Le prix moyen croît légèrement (+2,4%) pour monter à 88,50€ HT, entraînant une petite croissance du chiffre d’affaires, à hauteur de +2,9%, pour atteindre un revenu par chambre disponible (RevPAR) de 52,70€ HT.

Non sans grande surprise, l’hôtellerie Haut de Gamme perd des parts de marché, après le départ de sa clientèle chinoise et l’annulation de plusieurs événements professionnels. Cette baisse de la demande intervient dans un contexte sanitaire difficile en Asie, qui a entrainé de nombreuses restrictions de voyage voire l’arrêt de plusieurs lignes aériennes entre l’Asie et l’Europe, rendant parfois difficile, si ce n’est impossible, le séjour dans l’Hexagone en février.

Le taux d’occupation (TO) de ce segment retombe ainsi à 60,1% (en recul de -0,1 pt), mais demeure tout de même le meilleur résultat au niveau national. Les hôteliers décident, pour compenser ces pertes, de rehausser leurs tarifs, à raison d’une augmentation de +4,1% du prix moyen (PM) qui s’évalue à 194,70€ HT. En revanche, il réussit à obtenir la meilleure croissance de RevPAR, soit de +4,0%, pour un résultat de 117,10€ HT.

A l’opposé, le Moyen de Gamme, moins dépendants de la demande internationale, décroche le record de progression d’occupation. Le segment pousse de + 1.1 pt sont TO, qui est de 59,6%. Son PM progresse quasiment à la même vitesse (+1,5%) pour se fixer à 99,90€ HT. Le RevPAR augmente de son côté de +3,4%, deuxième meilleure hausse en la matière derrière le Haut de Gamme, pour arriver à 59,60€ HT.

L’hôtellerie économique avance à un rythme de croisière de son côté. Son TO stagne à +0,5 pt (TO 59.4%), tout comme son PM à +0,8% (PM 67,70€ HT). Son RevPAR évolue moins vite que le rythme national (+2,9%), à raison de +1,7%, pour arriver à 40,20€ HT.

Enfin l’entrée de gamme accuse le plus de pertes parmi tous les segments. Le Super-éco enregistre en effet le plus fort recul des ventes, soit une baisse de TO de -0,5 pt, pour arriver à 59,3%. Tout comme le Haut de Gamme, il rehausse en conséquence son PM, à hauteur de +2,3% pour un résultat de 45,80€ HT. Malgré cela, son chiffre d’affaires révèle la plus faible évolution du mois, à +1,4%, pour un revenu par chambre de 27,10€ HT.

D’un point de vue régional, Paris et les régions françaises (en dehors de l’Île-de-France) soutiennent la croissance, tandis que l’Île-de-France accuse un recul de son activité. La capitale et la province obtiennent chacune une progression de +1,2 point d’occupation, pour des TO respectivement de 71,4% et de 56,3%. En revanche, les prix augmentent plus rapidement en province (+3,5%) qu’à Paris (+2,4%) si bien que l’évolution du revenu par chambre est supérieure dans les autres régions de France (+5,8%), estimée à 43,60€ HT, à celle de la capitale (+4,2%), dont le RevPAR est de 100,10€ HT.

Dans la capitale, et à la différence de la France toute entière, c’est l’hôtellerie Haut de Gamme qui tire les performances à la hausse, grâce à une augmentation de +1,7 point du TO (64,9%) même si les meilleures performances en absolu sont décrochées par le segment Economique (+0,4 pt) avec un TO enregistré de 77,4%, suivi du Moyen de Gamme avec un TO de 74.6% (+0,9 pt). Pour ce qui est du RevPAR, c’est le Haut du panier encore qui parvient le plus à progresser (+6,6%) grâce à une belle hausse des prix (+3,9%). Le Moyen (RevPAR +2,6%) et le Bas du panier (+1,7%) ont quant à eux une évolution de PM plutôt stable, respectivement de +1,3% et +1,2%.

Le reste de l’Île-de-France rencontre une situation bien plus difficile. En effet, tous les segments perdent des parts de marché : le Super-éco (-2,4 pts), l’Eco (-3,6 pts), le Moyen (-3,9 pts) et le Haut de Gamme (-4,3 pts). Ainsi, la plupart des taux d’occupation avoisinent la moyenne régionale (hors Paris) estimée à 61,8%, en recul de -3.4 pts par rapport au mois de février l’an dernier. Les prix moyens ralentissent la chute, dont deux segments ne connaissent pas même de récession, à savoir le Bas (+0,0 pt) et le Haut (+1,8%) du panier. Malheureusement, ces mesures ne parviennent pas à empêcher le chiffre d’affaires hôtelier régional, qui chute drastiquement de -6,3% en moyenne, pour un revenu par chambre estimé à 48,20€ HT.

Pour finir, dans les autres régions de France, à l’instar des performances nationales, l’hôtellerie Economique et celle Moyen de Gamme soutiennent l’évolution du secteur. La première progresse de +1,5 point son TO, estimé à 56,3%, et la seconde de +2,8 pts, estimé à 56,2%. Deux segments ont néanmoins une occupation stagnante, à savoir le Super-éco (-0.1 pt, TO 56.7%) et le Haut de Gamme (+0.1 pt, TO 56.7%). Les RevPAR obtiennent de leurs côtés de belles progressions, en moyenne de +5,8% pour toutes les régions et tous les segments confondus, et jusqu’à +8,3% le Moyen de Gamme.

A l’origine de cette progression se trouvent plusieurs métropoles régionales, dont deux parviennent à obtenir des évolutions de RevPAR à deux chiffres : Bordeaux (+14,3%) et Grenoble (+10,0%). Ces résultats sont obtenus par des gains de part de marché pour la première (TO +6,6 pts) et une hausse des tarifs pour la seconde (PM +5,6%). Des villes comme Nice (RevPAR +7,5%) ou Lyon (+6,9%) démontrent aussi un bon mois de février, à la différence d’autres qui connaissent au contraire des difficultés, avec des RevPAR en recul à Montpellier (-9,3%), Rouen (-5,6%), Toulouse (-1,9%) ou encore Nantes (-0,2%), principalement à cause de pertes de clientèles, dans un contexte de début de ralentissement de l’activité en France.

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