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Tendances

Février 2019 : les performances de l'hôtellerie française tirées par la région parisienne

A l'image des tendances dans les autres pays européens, en février 2019, ce sont surtout les prix moyens qui ont tiré le RevPAR à la hausse. La progression de 2,6 % du RevPAR n'est pas spectaculaire mais le mois de février 2018 était déjà à un niveau exceptionnellement haut. Sur le territoire, les tendances se sont inversées par rapport au mois précédent : la région parisienne progresse, la province stagne et la majorité des capitales régionales régressent.

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Un RevPAR en hausse grâce à l'augmentation des prix moyens

Les moyennes nationales tous segments confondus retrouvent leur niveau de l'année dernière pour ce mois de février 2019. Le taux d’occupation est certes resté stable mais les prix moyens ont quant à eux augmenté de 2,7 % et tiré le RevPAR à la hausse (+2,6 %).

Le segment super-économique bénéficie d'un contexte favorable : le taux d'occupation et les prix moyens augmentent respectivement de presque 1 point et de 3,4% par rapport à la même période l'année dernière. De ce fait, le taux d'occupation tend à retrouver un niveau comparable à ceux des autres segments contrairement aux mois précédents où ce segment était toujours à 2 à 3 points sous la moyenne.

De l'autre côté du spectre, le segment haut-de-gamme retrouve lui aussi des couleurs avec un taux d'occupation, certes en légère baisse (-0,6 point), mais une augmentation significative des prix moyens (+3,6 %). Ces résultats sont à mettre en perspective avec les performances moyennes des mois de décembre et janvier : le taux d'occupation était nettement plus faible que les mois précédents (-1,3 point) et l'augmentation des prix avait été en conséquence également ralentie (0,8 % et 1,5 % soit bien mois que la moyenne des autres secteurs).

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La région parisienne tire la moyenne nationale

La hausse est surtout exceptionnelle en périphérie. Par rapport au bon mois de février 2018, le taux d'occupation gagne tout de même 0,4 points et les prix augmentent de 6,8% ce qui porte le RevPAR à 7,5 %. Le taux d’occupation à Paris intramuros augmente légèrement de 0,2 point tandis que les prix augmentent de 1,7 % pour un RevPAR à 1,9%. 

Le segment haut de gamme à Paris intramuros semble avoir finalement encaissé la baisse d'activité des 2 derniers mois. Le taux d'occupation avait en effet fortement chuté (-6,6 points en décembre et -4,5 points en janvier par rapport aux chiffres de l'année précédente). On retrouve des performances comparables à février 2018 quoique très légèrement inférieures (-0,5 point pour le taux d'occupation et -0,4% pour le RevPAR). En analysant les chiffres quotidiens de l'hôtellerie parisienne, il est possible de voir qu'il y a une reprise sensible à la mi-février. Reste à attendre les chiffres de mars pour confirmer cette reprise et vérifier que cette tendance ne s'est pas infléchie après l'acte XVIII.  

Lire aussi : Acte XVIII des « gilets jaunes » : les hôteliers souffrent

Performances moroses pour les capitales régionales 

Le RevPAR de huit des dix agglomérations les plus importantes hors Paris est en retrait par rapport à février 2018 et seules Lyon et Grenoble sont encore en progression.

À Marseille, la baisse du RevPAR de -5,6 % est surtout liée au prix moyen (-3,5 %). Le décalage du salon Energy for Smart Mobility qui se tenait en février l'année dernière et qui aura lieu en mars cette année pourrait avoir limité la hausse des prix.

À Bordeaux, la diminution du RevPAR de -3,5 % semble plus structurelle. Depuis plusieurs mois déjà, le taux d'occupation diminue malgré des ajustements de prix eux aussi à la baisse. Après avoir atteint des pics de fréquentation en 2018, il est possible que la "belle endormie" ralentisse et retrouve un nouvel équilibre légèrement en deçà des niveaux records de l'année dernière. Le développement de l'offre pourrait également expliquer cette baisse.

Lire aussi : Bordeaux, la destination à la loupe

Evolution des performances hôtelières à Bordeaux depuis 10 ans
Source : observatoire MKG Consulting / OK_destination

Plus surprenante est la baisse du RevPAR à Rennes (-4,7 %). L'hôtellerie rennaise jouit d'un dynamisme renouvelé depuis la mise en service de la ligne TGV Paris Rennes en 2017 et connaît des progressions significatives, souvent à 2 chiffres, depuis près d'un an . Seul le mois de mars 2018 avait été négatif (-0,7%). L'année dernière, le mois de février avait été particulièrement brillant pour les hôteliers avec une hausse du RevPAR à +18,2 %. Est ce que comme Bordeaux, la destination rennaise a atteint un maximum ? Est ce que les performances hôtelières à Rennes sont en train de diminuer avant de se stabiliser ? Il est encore trop tôt pour le dire. Il faudra analyser les performances de mars pour déterminer si la tendance se confirme.

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