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Douche froide en plein été pour l’hôtellerie européenne

L’Europe a le moral en berne. Au mois d’août, son revenu par chambre a viré au rouge avec une baisse de 2,8%. La fréquentation des établissements enregistre un net repli de 3,8 points, un phénomène particulièrement marqué dans les catégories supérieures. La croissance des prix moyens s’est révélée trop faible pour enrayer ce recul des TO (+ 2,5%). La marge de progression tarifaire est limitée par un climat économique plombé.

Il faut remonter à août 2005 (- 5,1%) pour trouver un repli du RevPAR européen supérieur à 2,8% . Et encore, ce "record" est à relativiser puisqu’il intègre une forte baisse de la Grèce, hôte des JO en 2004. Certes, la performance de l’hôtellerie européenne avait été excellente en août 2007 (+ 7,8%). Mais le mois d’août 2008 a dû rappeler aux hôteliers les étés difficiles que l’Europe a connu entre 2002 et 2004. Tous les pays européens enregistrent une chute de la fréquentation. L’hôtellerie milieu et haut de gamme est particulièrement touchée par la désaffection de la clientèle. Elle subit l’effet pernicieux du cocktail euro fort, pétrole cher et ralentissement de la croissance américaine. Soit une conjonction d’éléments qui a limité d’autant la progression des prix moyens des deux catégories. En comparaison, l’hôtellerie économique tire son épingle du jeu. Les TO suivent la même tendance baissière mais ce segment, moins sensible à la conjoncture internationale, réussit à augmenter ses prix moyens (+ 5,4% pour le 0* et + 5,1% pour le 2*). Sur douze mois, la hausse du RevPAR atteint les 4,0%. Mais la fréquentation, qui était encore stable au mois dernier, glisse petit à petit (- 0,7 pt).La France (+ 0,6%) et le Royaume-Uni (+ 1,0%) font la paire. Ces pays sont les deux seuls à voir leur revenu par chambre surnager au dessus de la ligne de flottaison. Le reste n'est qu'une longue litanie de baisses. L'Allemagne (- 1,3%) se défend dans ce contexte difficile, comme, à un degré moindre, la Belgique et les pays scandinaves. L'Espagne, challenger de la France pour la place de premier pays touristique mondial, subit un repli plus important (- 4,4%). Catalogne, Costa del Sol, Ibiza : la même désaffection a touché toutes les locomotives du tourisme ibérique. Mais ce recul général n'est rien en comparaison de l'Italie (- 11,8%). Les hôtels ont été à peine à moitié rempli avec un TO de 49,6% (- 6,1pts). Compte tenu des prix élevés qui caractérisent la "botte", l'Italie n'a aucune marge de manoeuvre et ne peut que subir. Les pays d'Europe Centrale et de l'Est enregistrent les plus fortes baisses. Autriche, Hongrie, République Tchèque : ces pays n'ont pas pu retrouver les taux d'occupation de l'an dernier et doivent se contenter d'une fréquentation plus proche des 75% - bien loin des 80% de 2007 grâce à une politique tarifaire accommodante.

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