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Analyses

A Casablanca, l'offre et la demande touristique accélèrent en 2017

La capitale économique du Maroc et plus grande ville du pays avait été plus résiliente que les autres destinations d'Afrique du Nord au cours des tumultueuses dernières années ; elle n'en avait pas moins légèrement fléchi. Mais depuis 2016, la croissance de l'offre et de la demande semblent de nouveau aller de pair, signes d'un retour à des temps meilleurs.

Depuis 2011, la monarchie dirigée par Mohammed VI était apparue comme un oasis de stabilité dans une région fébrile et politiquement instable. Cette stabilité a permis au pays d'éviter les catastrophes touristiques qui ont touché par exemple l'Egypte (voir notre analyse sur le Caire), mais ne l'a pas garanti contre une certaine morosité.

A Casablanca, plus grande ville du pays dont elle est la capitale économique, port international, le tourisme d'affaires est logiquement dominant. La ville dispose cependant de quelques atouts touristiques majeurs, comme la mosquée Hassan II (dont le minaret est le plus haut du monde). Relativement occidentalisée, Casablanca a également une vie nocturne très riche, et ce depuis au moins les années quarante, époque du célèbre film.

Alors que selon le Ministère du Tourisme marocain « le tourisme contribue largement à la création de richesses et à la diminution du chômage et de la pauvreté avec une demande touristique globale représentant environ 11,4% du PIB », les performances hôtelières de Casablanca restent aujourd'hui légèrement en deçà de ce qu'elles ont pu être en 2010, bien que 2017 devrait permettre aux professionnels de relever progressivement la tête.

Les taux d'occupation, qui étaient très élevés en 2010 (plus de 70%), sont progressivement retombés à 64% en 2016, avant de remonter au Year-to-date de 2017. Mais ces résultats décevants doivent être nuancés : entre 2010 et 2016, le parc hôtelier classé (chaînes + indépendants) a augmenté de plus de 6 300 chambres, soit une hausse de près de 45%, portée par un important développement de l'offre de chaînes internationales. Cette forte croissance de l'offre a permis un rééquilibrage des prix : alors que ceux-ci étaient restés relativement hauts, voire avaient augmenté au début des années 2010, leur baisse à partir de 2016 (dans un contexte où le parc a de nouveau enregistré une croissance annuelle à deux chiffres) semble permettre une augmentation de la fréquentation, d'autant plus remarquable que l'offre a progressé. La demande est donc revenue sur une tendance franchement haussière, avec des arrivées de plus en plus nombreuses.

De ces années 2010-2016 chaotiques, sans catastrophe majeure mais sans réel progrès, Casablanca émerge donc en 2017 avec une offre largement renouvelée, moins chère, et qui attire de plus en plus. Témoin de cette évolution, la hausse des taux d'occupation au year-to-date d'août 2017 (+2,7 pts). Les prix continuent à baisser, ce qui entraîne une hausse modeste du RevPAR en YTD (+3,6%), qui devrait cependant se poursuivre voire accélérer dans les prochains mois. 

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