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Analyses

[Cartes] Quels sont les grands chiffres à retenir sur le tourisme en Europe ?

Au lendemain des élections européennes, revenons sur les indicateurs et les différentes réglementations en vigueur dans l’hôtellerie et le tourisme qui structurent ces deux secteurs dans l’Europe des 28.

L’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) vient de publier les résultats de l’année 2018 et le premier trimestre de l’année 2019. L’Europe, berceau historique du tourisme, reste le premier foyer récepteur du monde. Elle représente pas moins de 50,9% des arrivées internationales en 2018, nombre qui a crû de 6,1% entre 2017 et 2018. Or entre 2016 et 2017, les arrivées avaient augmenté de 8,5%. Il s’agit donc là d’un léger ralentissement dans la croissance des arrivées touristiques en Europe.

D’un point de vue plus régionale, l’Europe méditerranéenne est la championne du podium puisqu’elle est la zone la plus visitée du continent, avec 20,6% des arrivées. Elle est aussi l’espace le plus dynamique : +7,8% d’arrivées supplémentaires en 2018 (+12,9% en 2017). Loin d’être une surprise, l’Europe de l’Ouest arrive en deuxième position avec 14,6%, avec une augmentation de 5,9% du nombre d’arrivées. Ensuite vient la partie orientale du continent avec 10,1% des touristes, mais avec une belle poussée (+6,0%), prometteuse pour l’avenir. L’Europe du nord de son côté a accueilli 5,6% de ces visiteurs, et connait une évolution plutôt stable (+0,6%).

Afin de compléter ce panorama de l’Europe, les cartes ci-dessous reprennent différents indicateurs tels que les arrivées européennes ou le taux de croissance du PIB, mais aussi des informations sur les réglementations dans le secteur, à commencer par la TVA dans l’hôtellerie et celle dans la restauration, ou encore la taxe de séjour. Une chose est sûre : la diversité fait loi en UE, chaque pays présentant un cas singulier.

Pour commencer, la France arrive en première en nombre d'arrivées touristiques internationales (86,8M en 2017). L’hôtellerie et la restauration bénéficient d’une TVA réduite, s’élevant toutes deux à 10%. Cependant, la taxe de séjour fait partie des plus élevées en Europe, avec un montant maximal de 4,00€ (pour les palaces), le prix variant en fonction de la catégorie de l’hébergement et s’il est classé ou non depuis 2019. Par-dessus ce prix fixe peut s’additionner 10% du prix de la taxe, si le département le souhaite. L’Allemagne, en cinquième position dans les arrivées internationales en Europe, a instauré un système similaire pour la taxe de séjour. Elle s’échellonne entre 0,25 et 5€, et peut être complétée par un montant variable correspondant à 5% en fonction du prix, de la catégorie et de la localisation de la chambre.

Mais tous les pays ne souhaitent pas bénéficier d’une telle ressource. C’est le cas du Danemark qui a fait le choix de ne pas avoir de taxe de séjour, mais une TVA élevée, la plus élevée de toute (25% sur tout : restauration et hôtellerie). La Belgique, à l’opposé, présente des taxes de séjour parmi les plus importantes (jusqu’à 7,50€) mais une TVA assez basse (12% la restauration, 6% pour l’hôtellerie, 21% pour le taux normal). Chypre est encore un autre cas de figure. L’île n’a pas de taxe de séjour et une TVA relativement peu élevée (9% pour l’hôtellerie et la restauration, 19% sur le reste), en faisant un très bon compromis de ce point de vue, étant donné que le pays fait partie de la zone euro.

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