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Analyses

Brexit : quel impact pour l’économie du tourisme européenne, française et britannique ?

Le vote du parlement britannique sur l’accord de Brexit négocié par le gouvernement de Theresa May avec Bruxelles devait avoir lieu le 11 décembre et a été reporté. Si ce projet est rejeté par les députés, le Royaume-Uni devra décider entre un Brexit sans accord ou le maintien dans l’Union. En termes touristiques, quel poids la clientèle britannique exerce t’elle sur les différents européens et quelles en seraient les régions les plus dépendantes de ce marché ?

Europe : les pays méditerranéens, principaux hôtes des touristes britanniques

Les visiteurs britanniques forment l'un des contingents touristiques les plus importants à travers de nombreux pays européens avec près de 120 millions de nuitées passées dans des établissements d’hébergement touristique dans l’UE 28 en dehors de leur pays.

Parmi les marchés les plus exposés, de nombreuses destinations orientées sur le tourisme de loisir, en particulier sur les bords de la Méditerranée.

Ainsi à Malte, plus de 2,8 millions de nuitées ont été enregistrées en 2016 par la clientèle du Royaume-Uni, largement en tête par rapport à celle d’Italie et d’Allemagne. Les liaisons aériennes entre l’aéroport de Malte et ceux de Londres Gatwick (1ère), Manchester (7ème) et Londres Heathrow (8ème) sont parmi les plus fréquentées et indiquent le fort impact sur l’ensemble de la chaîne de valeur touristique de l’île que pourrait avoir un Brexit sans accord de divorce.

[Données] En savoir plus sur le mix clientèle à Malte et Chypre

Chypre a de son côté enregistré plus de 5,3 millions de nuitées venant du Royaume-Uni en 2016, suivi par celle de Russie avec près de 4,3 millions de nuitées. Au-delà du tourisme, le Royaume-Uni participe également à la vie économique du pays en ayant sur l’île une base militaire où résident plus de 3 000 soldats.

D’autres destinations sont également exposées à la possible baisse du pouvoir d’achat des ménages britanniques à commencer par l’Islande, les ressortissants du Royaume-Uni ayant effectué 18,1% des nuitées enregistrées dans le pays en hôtellerie ou hébergement similaire en 2017. Viennent ensuite trois pays du sud du continent : l'Espagne et le Portugal avec respectivement 17,4% et 16,1% des nuitées à mettre sur le compte des Britanniques suivi par la Grèce avec 14,2% des nuitées en 2017.

[Carte interactive] Retrouvez les pays les plus dépendants en Europe de la clientèle britannique

France : le nord, Disneyland et les stations de ski assez liés avec la clientèle britannique

Parmi les départements potentiellement les plus affectés figure le Pas-de-Calais, porte d'entrée de l'Europe Continentale pour les Britannique, suivi de la Seine-et-Marne imputable à la présence de Disneyland Paris, dont les britanniques sont généralement particulièrement friands, au point d'être le premier marché-source des hôtels du parc et des alentours

Le 3e département le plus exposé au tourisme britannique est la Savoie (11,2% du total en 2014) les bitanniques affluent chaque hiver sur les pistes. Sachant qu'ils sont aussi en moyenne plus dépensiers que les clientèles domestiques, leur poids sur l'économie des hébergements en stations en est encore plus significatif.

[Carte interactive] Retrouvez les départements français les plus dépendants de la clientèle britannique

Comment se porte l’économie londonienne du tourisme ?

A Londres, le nombre d’arrivées internationales en 2017 a considérablement augmenté avec +7,5% sur les 9 premiers mois de l’année. En outre, la ville concentrait 53% des recettes touristiques du pays et 40% des nuitées en 2016.

A long terme, l’impact du Brexit reste difficile à évaluer, mais s’est d’ores et déjà traduit par un recul significatif de la livre sterling relativement à l’euro. Néanmoins la compétitivité-prix de l’hôtellerie londonienne pour les visiteurs loisirs internationaux s’est trouvée renforcée par les évolutions récentes du taux de change. Ainsi, selon l'Office national des statistiques, les visiteurs étrangers, ont décidé de profiter de leur pouvoir d'achat et ont dépensé 2,8 milliards de livres (3,2 milliards d'euros) au mois d'août 2017, soit une hausse de +3% par rapport à l'année précédente à la même époque.

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