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Tendances

Bilan Europe 2018 : Le temps des PM est arrivé

Brexit, guerres commerciales, populisme et manifestations… Plusieurs tempêtes auront frappé les pays européens en 2018, impactant leurs activités économiques et les flux touristiques. Si les défis auront été nombreux et restent pour la plupart à résoudre, les hôteliers européens affichent en 2018 des performances en croissance, preuve d’un certain appétit des touristes à poursuivre leurs visites dans le vieux continent et ce… quelle que soit la météo.

2017 avait été l’année des TO : +2,2 points au global.

2017 avait réussi à conjuguer une fréquentation en croissance (+2 % sur chaque segment) avec une forte hausse des PM (+2,5 % au global). 2017 avait été l’année symbolique de la reprise des marchés et d’un regain de confiance envers la sécurité des destinations européennes. L’hôtellerie sortait alors d’une passe compliquée meurtries par les attentats - qui malheureusement continueront - et la fréquentation n’affichait aucune évolution entre 2015 et 2016.

#LTDC Vidéo : Bilan 2017 Europe

Si l’optimisme est toujours de rigueur en 2018, la fréquentation hôtelière semble avoir trouvé un seuil plus mûr et se stabilise à 72,7 % grâce à une évolution de 0,8 point au global. Le temps de la croissance des PM est arrivé pour les hôteliers : +3,1 % pour l’économique, +3,4 % pour le moyen de gamme et +4,7 % pour le budget.

2018 aura été l’année des PM : +3,3% au global. Europe 1

A de rares exceptions près, l’hôtellerie européenne enregistre en 2018 une hausse des prix sur tous les segments. Si la fréquentation stagne après une année 2017 dynamique, la croissance des revenus n’aura pas été portée en 2018 par les taux d’occupation.

Le moyen de gamme représente le segment le plus en forme avec la plus forte hausse des taux d’occupation (+1,2 point) et des prix moyens gagnants 3,4 %. La croissance du RevPAR évolue de 5,1 %, boostée par les clientèles d’affaires.

Si le budget voit ses prix augmenter le plus fortement (+4,7 %), sa fréquentation patine contrairement aux autres segments (-0,3 point). Cette baisse ne s’inscrit cependant pas dans une tendance de fond et l’année dernière le segment réalisait la plus forte hausse de TO (+2,4 points).

Tandis qu’en 2017 les segments aux extrêmes étaient les moteurs de la croissance, le budget et haut de gamme performent l’année suivante moins bien que le moyen de gamme et économique. Ce dernier gagne 1,0 point de taux d’occupation et voit ses prix moyens dépasser la barre des 70€ via une croissance de 3,1 %. Europe 2

Pays-Bas, Autriche, Lettonie

Si 2018 avait plutôt bien commencée avec en janvier une hausse de +4,7 % de RevPAR au global et +5,3% en avril, cet élan fut stoppé en mai (-1,1% de revenus) avec une Allemagne peu performante. L’été permet à l’hôtellerie européenne de retrouver des couleurs grâce au pourtour méditerranéen et des destinations non balnéaires en forme telles que : les Pays-Bas, l’Autriche ou encore la Lettonie.

Le pays Balte enregistre une année record avec une fréquentation dynamique (+3,7 points soit 73,6 %) dépassant la moyenne européenne (72,7 %) et des prix moyens grimpant de 5,2 %. Les hôteliers auront notamment profité des festivités liées au centenaire du pays et de la visite du pape.

L’Autriche et les Pays-Bas affichent tous les deux une croissance modérée de leurs taux d’occupation déjà à des niveaux murs, respectivement à 78,1 % (+1,2 point) et 79,0 % (+1,1 point).

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Avec des économies en pleines formes boostant les arrivées de la clientèle affaires et des villes avec des offres culturelles dont les touristes européens sont friands le week end, les hôteliers réussissent à mieux remplir leurs établissements la semaine entière et par la même occasion à faire croitre leur prix. Ils bondissent de 5,0 % aux Pays-Bas et de 6,3% en Autriche. Outre le Luxembourg, les Pays-Bas enregistrent le plus haut RevPAR d’Europe à 92,6 €.

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Vienna
Vienna

 

Luxembourg, Allemagne, Royaume-Uni


Le Duché qui enregistre comme principaux visiteurs étrangers des touristes des pays voisins – Belges, Allemands et Français notamment – voit sa fréquentation chuter de 1,8 point mais rester à un haut niveau (76,8 %). La hausse de ses prix (+6,4 %) aura permis à son RevPAR (+3,9 %) de franchir la barre des trois chiffres à 101,5 €.

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Son voisin l’Allemagne rencontre des difficultés pour faire croître sa fréquentation (+0,4 point) et voit ses prix augmenter de + 2,2 %, une hausse inférieure à celle de la moyenne européenne (+3,3 %).

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Le Royaume-Uni est dans le même cas avec des hausses modérées par rapport aux moyennes européennes, à noter toutefois que ses niveaux sont parmi les plus hauts du continent. La fréquentation britannique dépasse ainsi les 80 % et ses prix moyens les 100€.

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Stade de Cardiff
Stade de Cardiff

Belgique

L’hôtellerie belge avait redémarré l’année dernière en signant +13,9 % de croissance de RevPAR après l’annus horribilis de 2016. Le royaume continue sur sa lancée en enregistrant +8,5 % de RevPAR. A noter que son taux d’occupation a gagné près de 10 points en l’espace de deux ans, passant de 65,8 % en 2016 à 75,2 % en 2018.

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Sur le pourtour méditerranéen, deux cas de figures s’illustrent.

D’un côté, la Grèce et le Portugal enregistraient l’année dernière les plus fortes progressions hôtelières en Europe avec des RevPAR bondissant de 14,7 % et 18,8 % marqués par une progression positive des TO et un bond de leurs PM.

Le chinois Cosco prend d'assaut les hôtels du port du Pirée

En 2018, les PM continuent de croître fortement – de + 9,1 % en Grèce et + 4,2 % au Portugal – mais la fréquentation baisse pour chacun d’un demi-point.

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D’un autre côté, l’Espagne et l’Italie avancent de manière plus modérée avec des hausses de RevPAR de +1,5 % et de +3,1 %.

Port du Pirée
Port du Pirée

Europe Centrale

Enfin, tandis que la Hongrie performe (+10,2 % de RevPAR), la République Tchèque ainsi que la Pologne affichent des croissances inférieures aux autres destinations avec +0,6 % et +0,7 % de RevPAR. Prague stagne (+0,1 %) à cause de prix en baisse (-0,5 %) et les villes polonaises voient pour la plupart leur RevPAR chuter en ces temps incertains : Varsovie (-2,3 %), Gdansk (-2,9 %), Wroclaw (+4,2 %) et Szczecin (-4,9 %).

Hongrie : fleuron de l'Europe Centrale

Budapest
Budapest

 

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