Accéder au contenu principal

Actualités

Berlin : fréquentation record, guerre des prix et inquiétudes

Tandis que le reste de l’Allemagne affiche de mauvaises performances mensuelles, Berlin redresse très nettement la barre en avril. La progression mensuelle du taux d’occupation (+5.6 points) confirme la phase ascendante de l’hôtellerie berlinoise. Néanmoins des motifs d’inquiétude subsistent, notamment liés à la Coupe du Monde qui arrive.

Malgré une offre hôtelière qui n’a cessé de se développer ces dernières années (+20% depuis 5 ans), la fréquentation des établissements semble bel et bien repartie à la hausse. Le taux d'occupation d'avril affiche une hausse de 5.6 points et le RevPAR est lui aussi positif (+3,8%). Depuis août 2005, Berlin n’a plus connu qu’une seule baisse mensuelle du taux d’occupation (en janvier dernier, -2 points). En effet, depuis 2003, le nombre d'arrivées progresse d'années en années au bord du Spree. 2005 aura battu tous les records avec 14,5 millions de nuitées, soit une progression de 10,3% par rapport à 2004. "La croissance à deux chiffres des visiteurs internationaux est responsable en premier lieu de ce résultat exceptionnel", se félicite Hanns Peter Nerger. Ces nuitées "internationales" ont augmenté de 19%. Même si la ville ne disposera pas d'aéroport international digne de ce nom avant 2012, "Berlin devient un hub low cost très important", souligne Natascha Kompatzki, la responsable des Relations publiques du BTM (Berlin Tourismus Marketing). Le premier trimestre 2006 confirme l'engouement grandissant pour la ville avec une progression globale des nuitées de 6,1%. De quoi rassurer sur l'attractivité de Berlin, même en hiver. "Si nous n'étions pas confiants, nous n'ouvririons pas prochainement un nouvel hôtel -plus petit- à l'ouest de la ville", remarque la responsable des relations presse de l'hôtel Estrel, le plus grand complexe hôtel-centre de convention d'Europe (1 125 chambres).Néanmoins l’Allemagne et sa capitale en particulier s'apprêtent à bénéficier d’une campagne de publicité hors normes : 15 000 journalistes et 3 milliards de personnes vont avoir les yeux braqués vers Berlin, le 9 juillet prochain. Cela ne pourra pas faire de mal à l’hôtellerie de la ville.Néanmoins, la guerre des prix continue de faire des dégâts : sur 12 mois glissants, les prix moyens perdent 5.1% et entraînent dans leur chute le RevPAR qui baisse de 4.5%. Et même ces derniers mois, pourtant marqués par un rebond du taux d’occupation, les hôteliers continuent à se livrer une bataille tarifaire acharnée. Avril est parfaitement symptomatique de la situation actuelle : un taux d’occupation en nette hausse (à 72.9% en moyenne) mais des prix moyens qui baissent de 4.3%. Mihaela Djuranovic voit dans ces résultats un effet pervers de la coupe du monde de football : "Les grandes conventions et incentives sont reportées à l'automne ou à l'année prochaine. Même si la clientèle loisirs est en augmentation, elle bénéficie de tarifs inférieurs". Un aspect dommageable pour cet hôtel qui réalise 70% de son chiffre d'affaires grâce au segment MICE.Car en effet ce sont surtout les clients Loisirs qui sont attendus à l’occasion de la Coupe du Monde de Football et cet événement tant attendu, pourrait ne pas avoir l'effet bénéfique espéré. Une conférence de presse s'est tenue récemment à l'hôtel Adlon, lors de laquelle le président du Berlin Tourismus Marketing (BTM), Hanns Peter Nerger, regrettait la rétrocession par la FIFA de 5 000 chambres sur 8 000 confiées à son service de vente de nuitées, le World Cup Accomodation Services (WCAS). Et ce, à la fin du mois d'avril, un peu plus d'un mois avant le coup d'envoi de la compétition. Si cet organisme se défend - voir interview - le coup est rude pour certains hôteliers qui ont beaucoup misé sur cet événement. Notamment pour l'hôtel Estrel. Celui-ci avait escompté la vente de 550 nuitées quotidiennes par ce biais et subit le retour brutal de 250 chambres. "Ca a été une grande surprise pour nous", explique dépitée Mihaela Djuranovic, responsable des relations presse de l'hôtel Estrel, "il y a trois ans, nous pensions que toute la ville afficherait complet. Avec notre équipe des ventes, nous allons faire tout notre possible pour remplir ces chambres". L'hôtel attend beaucoup de son package à 92 euros incluant l'entrée au "Football Show", un spectacle qui se tient dans l'espace dédié aux conventions. Mihaela Djuranovic espère "que cet événement, en définitive, sera positif".D'ici au jour de la finale qui se tient à Berlin le 9 juillet, les hôteliers de la capitale allemande croisent les doigts. Ils comptent sur les ventes de dernière minute pour réussir eux aussi leur tournoi. Franziska Kämpf, directrice Ventes & Marketing de Choice Hotels Allemagne et Europe Centrale, se veut optimiste : "Les réservations ont connu une énorme montée en puissance ces derniers temps. Comme prévu, la réussite de la coupe du monde va dépendre des ventes de dernière minute". Une prévision qui vaut pour l'ensemble du pays. En sera-til de même à Berlin ? Natascha Kompatzki, pronostique que "les hôtels devraient être bien remplis". Tout en tempèrant : "le problème reste le prix. Les hôteliers ne pourront pas inverser la tendance baissière grâce à cette Coupe du monde".Néanmoins l’Allemagne et sa capitale en particulier s'apprêtent à bénéficier d’une campagne de publicité hors normes : 15 000 journalistes et 3 milliards de personnes vont avoir les yeux braqués vers Berlin, le 9 juillet prochain. Cela ne pourra pas faire de mal à l’hôtellerie de la ville.

Cette archive de plus d'un mois est réservée aux abonnés Premium et Club

Accédez à l'ensemble des contenus et profitez des avantages abonnés

J'en profite

Déjà inscrit ?

Un article

Achetez l'article

Un pack de 10 articles

Achetez le pack
Chargement...

Vous avez consulté 10 articles. Revenir à l'accueil ou en haut de la page.

Accéder à l'article suivant.

Inscrivez-vous pour ajouter des thèmes en favoris. Inscrivez-vous pour ajouter des catégories en favoris. Inscrivez-vous pour ajouter des articles en favoris. Connectez-vous gratuitement pour voter pour la candidature.

Déjà inscrit ? Déjà inscrit ? Déjà inscrit ? Déjà inscrit ?