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Analyses

2017, l’offre hôtelière en France en net recul, une première depuis 3 ans

Les hôtes reviennent dans les centres-villes.

Chaque année depuis 25 ans, Hospitality ON publie l’analyse complète de l’offre et de la demande hôtelière dans les 28 pays de l’Union Européenne. Une présentation en sera faite à l’occasion du 23ème Global Lodging Forum les 9 et 10 avril prochains.

Si l’activité est repartie à la hausse avec une nette embellie des performances hôtelières dans l’hexagone après une année 2016 difficile liée au contexte sécuritaire - le RevPAR rebondit en 2017 (+4,9%), tiré par un regain de 3,3 points du taux d’occupation qui passe à 65,9% - le parc hôtelier français perd des unités et stoppe sa progression constatée depuis 3 ans.

Evolution offre France

Des fermetures en zone urbaine sur les segments économiques et super économiques :

Contrairement aux années précédentes où la baisse était visible en zones rurales et touche les chaînes hôtelières, 2017 marque un net recul de l’offre en zone urbaine et périurbaine avec une forte baisse des unités Formule 1 (- 4 917 chambres soit une perte de 27,4% du parc) suite à une cession de portefeuille conséquente au profit de l’hébergement social. Les hôtels Balladins continuent leur perte de parc (entamée en 2016) avec -866 chambres en 2017 soit une baisse de 21,4% du parc ; ces fermetures interviennent majoritairement en banlieue dans une hôtellerie économique et super économique qui représente 60% du parc hôtelier français. Une partie de la clientèle se reporte désormais sur une offre aux tarifs tout aussi économiques et souvent mieux située en centre-ville comme les hostels et les appartements en location (que ce soit via le collaboratif ou des produits gîtes et chambres d’hôtes).

Un ralentissement qui n’épargne pas les segments milieu et haut de gamme :

Alors que les segments milieu et surtout haut de gamme tiraient depuis quelques années la croissance du parc, dans un même mouvement que les catégories inférieures elles se replient en 2017. Tandis que l’hôtellerie de chaînes progresse légèrement mais en bonne partie via des conversions, le parc indépendant en milieu de gamme accuse ainsi une chute de 6,8%. Le haut de gamme recule également nettement en capacité. Cette chute s’explique d’une part par des fermetures d’hôtels de grande capacité, mais aussi par un important mouvement entrepris par les hôteliers de monter en gamme en convertissant notamment leurs chambres en suites entraînant une baisse significative du nombre moyen de clés exploitées par établissement. Pour autant, sur les 4 dernières années le haut de gamme & luxe reste sur une tendance solidement favorable (+4,1%), et une partie des fermetures enregistrées cette année sont temporaires. Il semble en effet que beaucoup d’hôtels aient souhaité « profiter » de performances moins bonnes après les différents attentats pour lancer des travaux de rénovation à un moment jugé opportun.

Le numéro un français recule :

Accorhotels perd 4 466 chambres et enregistre une perte de 3% de son parc avec la rénovation de l’hôtel Pullman Paris Montparnasse qui offrait plus de 1 OOO clés, le passage du Pullman Marseille sous enseigne NH et la cession des hôtels F1. Le premier groupe hôtelier français et européen enregistre un recul historique de son parc. Pendant ce temps, les autres enseignes du leader  continuent d’accroître leurs offres, à l’instar des chaînes Ibis et Ibis Budget qui gagnent respectivement 145 et 142 chambres. Ibis Styles signe la plus belle croissance d’AccorHotels avec +6,3% de chambres en plus sur l’année, soit 790 chambres dans 11 hôtels supplémentaires.

Pour Georges Panayotis, président fondateur Hospitality ON : « Cette baisse de l’offre sur le segment économique touche des enseignes qui n’ont pas su se renouveler. Elles ont perdues leur image de marque et ne répondent plus aux attentes des clients. Alors que d’autres marques comme B&B ou de nouveaux concepts raflent la mise grâce à un marketing plus efficace. Comme l’a dit Alan Meyer « "La meilleure publicité, c’est un bon produit ".
On ne peut que déplorer cette baisse du parc français alors que d’autres pays européens comme l’Espagne ou le Royaume-Unis continuent d’attirer les investisseurs et à augmenter leur capacité.»

Classement des 10 premiers groupes présents en France au 1er janvier 2018

Classement 10 premiers groupes France

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