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Sécurité : la RFID en contact avancé avec les hôteliers

RFID VS CARTES MAGNÉTIQUES : LE BASCULEMENT EST PROCHE ?

Les fournisseurs spécialisés dans le contrôle d’accès le constatent unanimement : la RFID se déploie à grande envergure. "Nos prévisions ont sous-estimé la rapidité avec laquelle cette technologie s’est vulgarisée. Elle devrait devenir le standard de demain”, estime Christian Hénon, le président de Assa Abloy EMEA. Même son de cloche chez Kaba-Saflok où, "signe des temps, nous avons vendu l’année dernière plus de serrures RFID qu’à cartes magnétiques”, précise Jean-Christian Samyn, président EMEA du groupe. Philippe Serre, responsable Grands Comptes France d’Onity, constate lui aussi que "la part de la RFID croît depuis 2 ans et représente aujourd’hui 20%. Le basculement vers la RFID devrait continuer au fur et à mesure du renouvellement du parc de serrures”.Restent des questions que soulèvent ses concurrents : une sécurisation moindre de cette solution, l’obligation pour l’hôtelier de faire évoluer son parc de serrures pour qu’elles puissent lire le signal acoustique, et ce signal qui, même s’il est faible, peut perturber la clientèle. Malgré ces critiques, la solution OpenWays a été intégrée dans l’application MyStayManager du PMS Opera de Micros Fidelio. Et la technologie débute une phase de test dans deux établissements d’IHG aux Etats-Unis. "Nous travaillons également sur un projet casino à Las Vegas et avec deux ou trois chaînes en Europe. Des annonces prochaines sont à attendre”, prévoit le fondateur.Les vertus de cette technologie sans contact sont connues : pas d’insertion de carte dans le lecteur, donc ni usure ni dégradation au niveau de la serrure ; encodage des cartes plus facile ; lecture des informations plus rapide par la serrure... "C’est l’un des avantages majeurs de la RFID. Les cartes magnétiques rendent toujours un peu perplexes les clients loisirs peu habitués à l’hôtellerie. S’ils n’arrivent pas à insérer correctement leurs cartes, ils n’hésitent pas à descendre à la réception”, remarque Philippe Serre."Les points forts du "sans contact" résident essentiellement dans le confort et la facilité d’utilisation pour le client”, résume Emmanuel Gruber, directeur contrôle d'accès électronique et biométrie d’Ingersoll Rand Security Technologies France, dont la filiale Cisa commercialise la serrure sans contact Wave Mode. Aux atouts signalés précédemment s’ajoutent également la possibilité d’encoder porte-clés ou bracelets que le personnel d’étage ou les clients qui se rendent au spa ou à la piscine peuvent conserver facilement sur eux et, dans un temps plus lointain, se dessine l’utilisation de ces cartes comme moyens de paiement.A l’inverse, les capacités des cartes magnétiques sont plus limitées. Bien que toujours dominante, cette technologie ne devrait plus connaître de réelles évolutions. Ce qui ne veut pas dire pour autant que ses jours sont comptés dans un futur proche... "La carte magnétique va perdurer. Notre serrure 760 représente toujours 45% de notre marché et de nombreux groupes hôteliers ont un parc installé en cartes magnétiques. Nous devons les suivre. Parmi les dernières avancées, nous avons mis sur le marché un encodeur en haute coercitivité qui résout 99% des problèmes de démagnétisation”, affirme Jean-Christian Samyn. "Cependant l’évolution sera forcément limitée”.Dans cette période charnière, les fournisseurs déclinent leurs gammes sous les différentes technologies. Ce mois-ci donnera l’occasion à Kaba de dévoiler la première installation en Europe de sa serrure RT, suite au rachat de Saflok, combinaison du savoir faire technique Kaba – la RT est issue du modèle 790 sur le plan mécanique - et de la maitrise technologique de ILCO. Chez Assa Abloy, après la serrure haut de gamme et design Signature, le modèle d’entrée de gamme Classic voit lui aussi apparaître sa version sans contact. Les modèles HT et Advance d’Onity sont eux aussi disponibles en cartes magnétiques, en mode dual et avec lecture de proximité, soit aux normes ISO 14 43 B pour la HT ou avec une lecture sans contact utilisant le standard MIFARE pour l’Advance.Toutefois, pour les hôteliers qui voudraient disposer de la technologie RFID sans investir massivement dans un nouveau parc de serrures, les professionnels prévoient des kits de remises à niveau. C’est le cas chez Onity pour la serrure Advance et chez Vingcard avec la présentation au salon Equip’Hôtel d’un kit d’upgrade pour la serrure Classic. Autre évolution à attendre chez Assa Abloy pour le premier trimestre 2011: une amélioration des serrures RFID avec un nouveau lecteur communiquant avec la technologie MIFARE Plus.Si la RFID semble avoir pris son essor inexorable, le frein majeur à son déploiement - un prix des cartes cinq à six fois plus élevé que pour la version magnétique – reste toujours d’actualité. Mais cet obstacle semblerait devoir s’atténuer dans les années à venir selon les professionnels. "Le fait que ces technologies commencent à être massivement utilisées permettra d’en baisser les coûts”, prévoit Emmanuel Gruber.Il n’empêche : le coût de ces cartes n’est pas indolore. Pour le réduire, Kaba et Vingcard proposent aux groupes hôteliers d’utiliser sur un support existant et durable : la carte de fidélité. "Avec ce système Remote Check-In que Kaba lancera probablement au prochain salon Equip’Hôtel, le client fidèle, lors de l’arrivée dans l’hôtel, pourra se rendre à un kiosque afin de faire encoder sa carte magnétique ou RFID”, explique Philip Van Neer, directeur Ventes & Marketing. Aux Etats-Unis, Starwood a lancé en partenariat avec Vingcard un programme pilote Smart Check In à l’hôtel Aloft de Lexington. Depuis février dernier, certains membres sélectionnés de Starwood Preferred Guest ont ainsi pu recevoir une nouvelle carte de membre RFID SPG/Aloft qui leur donne un accès direct à leur chambre sans passer par la case réception.NFC : DÉVELOPPEMENT IMMINENT OU UN ENTERREMENT EN GRANDE POMPE ?Ne plus passer par la réception… Beaucoup de clients pressés en rêvent. Pour des impératifs aussi bien économiques que pour fluidifier le processus du check in/check out, hôteliers et fournisseurs réfléchissent aux différentes possibilités pour contourner une procédure essentielle mais routinière aux yeux des voyageurs réguliers. Pour pallier cet inconvénient, les kiosques ont commencé à faire leur apparition dans les lobbies des établissements. Mais aujourd’hui, une nouvelle possibilité émerge, probablement plus prometteuse en termes d’utilisation. Car le rêve de voir les smartphones se transformer en clé de chambre n’a jamais semblé aussi proche de la réalité.Alors que les applications iPhone ou Blackberry sont devenues des passages obligés de la réservation hôtelière, l’heure se rapproche où le processus intégral, de la réservation jusqu’à la délivrance de la clé le jour de l’arrivée du client, pourra être effectué via un téléphone portable. Plus prompt que l’hôtellerie, l’aérien s’est mis à la page. Chez Air France, British Airways, Qantas et bien d’autres, le téléphone se métamorphose depuis quelques temps déjà en carte d’embarquement. Pas de perte de temps au guichet ni risque d’égarer son billet : l’homme d’affaires toujours entre deux avions apprécie cette liberté nouvelle.Et dans l’hôtellerie ? Côté fournisseur, l’offre est prête et plusieurs modèles haut de gamme sont compatibles avec la technologie NFC, qui permet le dialogue entre téléphones et serrures : Advance de Onity, RT de Kaba, Wave Mode de Cisa ou Signature de Vingcard… Chez ce dernier, l’heure est même aux premiers tests grandeur nature. Ce mois-ci, un hôtel du groupe Choice à Stockholm va servir d’établissement pilote, phase de test et de rodage à laquelle participe "la division Mobile Key de notre groupe Assa Abloy qui travaille depuis 18 mois sur les applications de la NFC dans le contrôle d’accès et un opérateur téléphonique qui va mettre des téléphones NFC à disposition de ses clients fidèles”, explique Christian Hénon.Qu’un opérateur téléphonique soit associé à ce test n’est pas anodin. Car il reste un problème de taille vis-à-vis de cette technologie prometteuse. Son déploiement massif est dépendant de la mise sur le marché de téléphones compatibles au standard NFC, développement qui semble sans cesse remis à plus tard. Aujourd’hui les modèles de smartphones équipés de puces NFC sont rares. "Qui met un frein à son développement ? Les fabricants de téléphone, les opérateurs de télécommunication, le groupement des cartes bancaires alors que le téléphone a vocation à devenir un moyen de paiement ?”, se demande Christian Hénon. "Quoiqu’il en soit, je prévois toujours un développement global et mondial de la NFC. On va vers l’utilisation du téléphone portable dans le contrôle d’accès ET avec cette technologie”.Pourtant, certaines voix discordantes se font entendre. Pour Jean-Christian Samyn, "cette solution du futur est déjà obsolète. Son business model n’est pas résolu”. Pascal Métivier, fondateur d’OpenWays (voir plus loin), est lui aussi de cet avis : "Les opérateurs téléphoniques ont imposé en 2008 un changement de standard qui oblige à passer par eux pour télécharger une application impliquant un droit de péage. Le modèle économique ne tient plus. Les opérateurs ont gagné la bataille, mais ils ont tué la poule aux œufs d’or”.Toutefois, plusieurs éléments permettent d’espérer une issue plus heureuse. En Asie, les opérateurs coréen SK Telecom et japonais KDDI et Softbank Mobile viennent de s’accorder pour adopter le standard NFC et abandonner la technologie sans contact Felica développée par Sony. La solution, lancée par le rival NTT Docomo, à laquelle s’étaient ralliés les opérateurs pré-cités, était à l’origine du développement massif du paiement sans contact via téléphone mobile au Japon. Visa a lui aussi dévoilé un système de paiement sans contact NFC en partenariat avec DeviceFidelity et qui commence à être disponible pour les clients de la banque turque Akbank. De son côté, Nokia a annoncé la présence de la NFC dans plusieurs de ses nouveaux smartphones à partir de 2011. Comme un début de frémissement…DE LA COMMUNICATION ENTRE SERRURES À LA GESTION DE L’ÉNERGIE DANS L’HÔTEL...A travers la plate-forme Zigbee, les serrures parlent aux serrures. Assa Abloy présentera à Equip’Hôtel son nouveau logiciel Visionline qui utilise cette plate-forme pour mettre en relation ses serrures et coffres forts avec le LAN de l’hôtel. Ce qui permet de modifier les droits d’accès sans déplacements physiques et de connaître en temps réel les mouvements. Ce logiciel modulaire comprend également différentes options pour optimiser la maintenance, alerter la sécurité en cas de mauvaise fermeture prolongée ou débloquer toutes les portes en cas d’alarme incendie.Kaba-Saflok vient lui aussi de lancer la troisième version de sa solution en ligne Messenger qui intègre désormais le système LENS (Lock Event Notification System). Etat de la batterie, information sur les ouvertures/fermetures : l’information est relayée directement vers le PDA du technicien en charge de la maintenance ou du responsable de la sécurité si un "wandering intruder" se balade dans les couloirs. Dernière utilité : la possibilité d’interfacer ce système LENS avec le système de gestion de l’énergie de l’établissement.La mise en ligne des serrures ouvre la voie d’un nouveau métier pour les spécialistes du contrôle d’accès : l’Energy Managament. "Onity s’y lance”, affirme Philippe Serre qui explique le fonctionnement du système : .grâce à lui, l’hôtelier a la possibilité de gérer la température de ses chambres. L’hôtel peut définir que les chambres non vendues doivent être maintenues à 26°, que les chambres inoccupées seront à 22° et laisser la main au client lorsqu’il est dans sa chambre, par exemple à 19°. Lorsque le client sort, la température bascule sur 22° 5 à 10 minutes après sa sortie. Cependant, grâce à des capteurs de présence, si quelqu’un dort encore dans la chambre, la température restera à 19°”.Assa Abloy a lui aussi développé son système de gestion de l’énergie. Le produit Orion, déjà mis sur le marché américain, et qui arrivera en Europe à Equip Hotel peut permettre, selon Christian Hénon, "de réaliser des économies d’énergie de 20% à 40%. Même si elle est louée, une chambre reste inoccupée 65% du temps”. Une évolution de Orion est attendue pour 2011 avec la gestion encore plus fine des fonctionnalités de la chambre. "Par exemple, en été, les stores peuvent être fermés durant la journée. Mais, comme ce n’est pas optimal pour accueillir le client, l’hôtel peut paramétrer de les ouvrir automatiquement quand celui-ci ouvre la porte de sa chambre”.OPENWAYS : UNE SOLUTION INTERMÉDIAIRE VIABLE ?La NFC tarde à venir… Qu’à cela ne tienne ! Pascal Métivier, qui misait beaucoup sur cette technologie quand il était encore président d’Assa Abloy Hospitality EMEA, a trouvé une alternative pour pallier ce retard à l’allumage : OpenWays, une solution qui utilise le son pour transmettre les données, à l’image des facs et des premiers modems. "On l’oublie souvent mais, à l’origine, un téléphone est fait pour se parler ! Et donc transmettre un son. OpenWays associe cette technologie ancienne à des techniques de sécurité modernes imitées des banques et de leurs OTP (One Time Password)”. Avantage de cette solution : les hôteliers n’ont pas besoin d’attendre le renouvellement du parc téléphonique pour proposer à leurs clients une clé mobile. "L’hôtelier fait un check-in virtuel et alloue une chambre au client. Le PMS envoie alors l’information au serveur Openways qui enverra un SMS au client avec son numéro de chambre. Si le client n’a pas de smartphone, il appelle un numéro vert qui lui délivrera automatiquement une clé crypto-acoustique. Avec un smartphone, il suffit de télécharger une application”, décrit Pascal Métivier.Restent des questions que soulèvent ses concurrents : une sécurisation moindre de cette solution, l’obligation pour l’hôtelier de faire évoluer son parc de serrures pour qu’elles puissent lire le signal acoustique, et ce signal qui, même s’il est faible, peut perturber la clientèle. Malgré ces critiques, la solution OpenWays a été intégrée dans l’application MyStayManager du PMS Opera de Micros Fidelio. Et la technologie débute une phase de test dans deux établissements d’IHG aux Etats-Unis. "Nous travaillons également sur un projet casino à Las Vegas et avec deux ou trois chaînes en Europe. Des annonces prochaines sont à attendre”, prévoit le fondateur.

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