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Destinations

Tourisme durable : entre exigences environnementales et réalités économiques

La métropole de Nice Côte d'Azur a rassemblé les professionnels du territoire autour des questions de RSE. Quelles attentes des consommateurs ? Identifier les tendances nouvelles et à venir. Comment opérer sa transition éco-responsable ? Activer le mode « solutions » sont autant de sujets qui ont été débattus avec les intervenants.

Contexte métropolitain, aménagement du territoire et politique de développement économique éco-responsables.

Jacques Richier, Vice- président à l’Economie, à l’Emploi, au Tourisme, à l’Industrie et à l’Innovation.

« Je suis ravi de constater que ce fonds pour le développement du tourisme, se développe très bien sur le territoire. […]

Aujourd’hui, dans la matrice de la métropole, ce qui vient en numéro 1, c’est la question de la durabilité, de la protection de l’environnement et de devenir un territoire exemplaire en matière d’initiatives et d’actions. Le plan d’actions économique de la métropole pour les 5 années qui viennent fait figurer comme premier axe, les actions qui permettent à l’industrie du tourisme de favoriser le plan de développement métropolitain en matière de développement durable.

[…] les performances sont revenues au niveau de 2019 il s’agit maintenant de maintenir ensemble cette dynamique. Tout cela en tenant compte de la conjoncture économique et des nouvelles attentes des consommateurs et des voyageurs. […] Les critères environnementaux sont désormais regardés par 90% des consommateurs. […] Sur notre territoire, le tourisme représente un enjeu majeur en termes d’économie. […] Un travail va être mené pour développer l’écotourisme comme défini dans le plan d’actions 2023 de l’office de tourisme métropolitain.

[…] La métropole a une volonté ferme de faire de ces questions de la résilience et de la durabilité, une priorité. Elle souhaite bien sûr être accompagnée par les acteurs du territoire.»

Eric ABIHSSIRA, président de la Fédération de l’Hôtellerie Restauration Tourisme UMIH NCA et Vice-Président UMIH Nationale

« Cet enjeu du tourisme durable ne peut s’inscrire que dans notre volonté à tous de réaliser cette transition écologique. J’ai à cœur de passer ce sujet comme une priorité. […] Notre société évolue et les contraintes économiques sont fortes. L’UMIH a travaillé avec le gouvernement à une charte HCR dans le cadre du plan de sobriété énergétique. Nous ne devons pas opposer économie et environnement, la démarche RSE n’est plus une option. […] Pour parvenir à cette transition, il est nécessaire que tous les acteurs du territoire soient fédérés autour de cet objectif. »

Christian Estrosi, Maire de Nice et Président de la Métropole Nice Côte d’Azur

« Je salue l’initiative de récompenser des entrepreneurs du tourisme responsables, engagés, innovants et résilients. […] Ce territoire où nous vivons apporte une offre très diversifiée entre la montagne, la ruralité, notre patrimoine naturel et identitaire historique ainsi qu’une offre littorale.

Nous sommes tous présents à cet événement car nous avons pris conscience qu’aujourd’hui la RSE est un passage obligé en termes d’attractivité et de compétitivité. […] Nous avons hier, au sein de la métropole, lancé notre haut conseil pour le climat qui est une déclinaison de l’instance nationale mise en place par le président de la République. En plus des experts mobilisés, nous avons ajouté 100 citoyens de la métropole qui seront tirés au sort tous les ans. […] Tout le monde a bien compris que si nous n’accélérons pas dans les 5 ans, nous perdrons les 30 ans à venir. Nous sommes une terre où une grande part de notre économie repose à la fois sur le tourisme et sur l’industrie. Nous avons choisi de nous concentrer sur l’industrie de la santé et les éco-industries.

[…] Le tourisme a évolué et le tourisme urbain est de plus en plus prisé. […]

L’inauguration de l’Anantara illustre parfaitement cette écoconstruction. Les hôteliers du territoire, que ce soient des acteurs déjà implantés ou de nouveaux acteurs, se remettent aujourd’hui en cause sur ces sujets de RSE. D’autres ont choisi notre destination pour investir des capitaux ce qui annonce de nombreuses ouvertures. Ils ont compris que nous étions la destination qui répondait aux nouvelles attentes de clientèles.»

Trophées : encourager la transition éco-responsable, mise en lumière de ceux qui se sont lancés dans des actions durables

  • Prix de l’entrepreneur responsable et engagé :

            La Cabane du 12, Yasmine Gueribi, Epicerie fine, Nice
            Food Truck Chez Cécile, Cécile, food Truck, Carros (siège social à Saint-Martin du Var)
            Fraîcheur Saveur, Epicerie de produits locaux, Violaine, Nice Saint-Isidore

  •  Prix de l’entrepreneur innovant

            FOAM, Bar à bière Nice, Baptiste Vannini (groupe Paloma beach)  

  • Prix de l’entrepreneur résilient

            Le petit restaurant de la Montagne, Patricia Garelli, La colmiane-Valdeblore,

Quelles attentes des consommateurs ? Anticiper les tendances à venir

Vanguelis Panayotis, CEO de MKG Consulting « Suite à cette crise que nous avons vécu et qui était un peu violente, nous allons vers le développement durable avec une forte authenticité. Il y a derrière cela un conflit de génération. La plus ancienne qui considère avoir réussi sa vie, si elle consomme et la seconde qui considère l’avoir réussie si elle consomme de façon responsable. Cela passe par exemple par l’idée de favoriser son territoire et ses producteurs.

Il y a en France sur ces sujets une question de compétitivité. Il y a quelques mois, être engagé dans cette démarche, c’était un facteur différenciant. Aujourd’hui, tout le monde s’engage dans des démarches de développement durable et sociétales. Cela va donc de plus en plus devenir un facteur discriminant. […]

Au niveau d’une destination, il faut être très attentif à ne pas casser la promesse que l’on fait. Cela concerne l’ensemble de l’écosystème, il faut que tout le monde soit impliqué dans cette démarche. Aujourd’hui les consommateurs regardent l’ensemble de la chaine de création de valeur. 

En France, nous avons un droit social qui nous permet de revendiquer que nous sommes des destinations dans le respect au niveau des conditions de travail. Nous avons également des contraintes réglementaires fortes qui nous aident à construire éco responsable. Nous partons avec de l’avance sur ces sujets là à la veille de beaux événements qui s’annoncent comme les JOP et la Coupe du Monde de Rugby.

Il faut que chaque destination se positionne de façon offensive sur ces sujets là, ce qui fera que l’ensemble de la destination France sera attractif sur ces sujets-là. Nous n’avons pas vocation à accueillir des milliards de touristes il nous faut donc déterminer les cibles que nous souhaitons adresser. Les clientèles occidentales et les nouvelles générations sont très sensibles aux sujets liés à la RSE.

Les labels sont un bon point de repère même s’il y a toutefois un manque de lisibilité entre les différents labels. Nous ne sommes pas encore totalement matures sur ces questions.»

Sabrina Prin, Area manager, Expedia, présente les résultats de l’étude sur les attentes des consommateurs.

« Nous menons cette étude depuis plusieurs années, cela nous permet de mesurer notre impact sur la RSE auprès de nos voyageurs. Elle a porté sur un panel de 11000 voyageurs cette année présents sur 11 marchés.  […] 70% de ces personnes se disent dépassées par l’idée de penser leurs voyages comme des acteurs responsables.

69% des voyageurs envisagent la RSE comme la nécessité d’avoir un impact plus faible sur l’environnement. Pour 66% il s’agit de supporter une économie, une communauté et une culture locale. Pour 52% des répondants, il s’agit de visiter des destinations moins touristiques. 

[…] 38% des répondants sont prêts à payer plus cher pour faire un voyage responsable. »

 Margot Van Eijkern, chargée de projet Développement durable, OTM (actions RSE,  accompagnement des professionnels à l’obtention du label Clef Verte), Laurent Rossi, Directeur Exécutif chez Summer Hotels, représentant de l’UMIH, Franck Goldnadel, président du directoire de l’Aéroport NCA, Laetitia Estrosi-Schramm, Tania Vilas-Boas, responsable Territoire tourisme, Caisse d’Epargne Côte d’Azur, et Hugues De Voguë, Directeur, représentant de l'UMIH sont également venus partager constats et actions pour entrer dans une démarche durable.

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