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Thierry Marx "Ce syndicalisme, doit être un syndicalisme fraternel pour travailler ensemble à résoudre ces équations"

Candidat à la présidence de l'UMIH aux côté d'Eric Abihssira, Thierry Marx partage ses priorités pour l'avenir du syndicat.

Qu’est-ce qui vous a poussé à poser votre candidature à la présidence de l’UMIH ?

"C’est simplement l’évolution de mon métier. Je pense qu’il est temps de prendre en main les grands chantiers sur l’attractivité métier, la formation, ainsi que l’impact social et environnemental lié aux métiers de l’hôtellerie restauration, du tourisme et tous les métiers annexes. Le chantier est colossal mais nous pouvons réussir en nous y attelant dès maintenant, sans occulter les enjeux du moment.

A 63 ans, je peux consacrer du temps pour la régénération du secteur et sa mise en projet pour aller vers 2050 dans les meilleures conditions possibles."

Vous avez une vision tranchée de votre métier, avec une approche innovante, à la recherche des limites. Comment pensez-vous insuffler cette dynamique au sein de l’UMIH en maintenant la cohésion des adhérents, le secteur étant relativement conservateur sur certains sujets ?

"Je pense que les professionnels sont conscients et convaincus de l’urgence de prendre en compte notre impact social et environnemental. La mise en route va nécessiter de l’énergie et nous serons aussi là pour relancer la dynamique initiée par les équipes précédentes.

Il est vrai que je viens du monde de l’innovation et que je défends ça depuis plusieurs années, toutefois il n’y a pas de conflit entre tradition et innovation.

Nos pouvons faire bouger les choses sans y mettre de la brutalité, dans une démarche positive de recherche de solutions. Les hôteliers restaurateurs qui ne sont pas prêts à se remettre en question sur l’attractivité de leur métier ou encore sur des démarches à haute qualité environnementale, sont hors du temps.

La tache la plus importante pour le futur président sera de convaincre pour regrouper afin que nous parlions d’une seule voix dans le secteur de l’hôtellerie restauration et du tourisme."

Pourquoi avez-vous fait appel à Eric Abihssira pour être votre binôme ?

"C’est un hôtelier qui a une vision avec de la distance sur son métier. Il est capable de prendre de la hauteur par rapport aux questions opérationnelles de l’hôtellerie restauration. Il est sensible à la restauration comme moi je suis sensible à l’hôtellerie, mais sa vraie spécialité c’est l’hôtellerie. Il est à son compte et a les connaissances opérationnelles d’un métier qu’il vit au quotidien. Il est en capacité d’appréhender ce que peut vivre un hôtelier dans la Creuse, en Indre et Loire ou ailleurs.

La modernisation des systèmes hôteliers, l’amélioration de ce que l’on peut mettre en place et l’accompagnement des personnes qui n’ont pas pu ou eu le temps de mettre à niveau leurs produits est un enjeu important. Pour y répondre il faut avoir une vision claire des métiers de l’hôtellerie. Je ne veux pas avoir une démarche hégémonique en tant que cuisinier, je ne souhaite pas me positionner comme celui qui saurait tout.

Les cerveaux de tous ceux qui travaillent dans des secteurs d’activité liés à l’UMIH sont les bienvenus.

Ce qui nous intéresse c’est de construire demain. Il est important de reconstruire l’hôtellerie restauration en ruralité. Aujourd’hui les établissements sont trop verticalisés, il faut travailler à des transitions plus heureuses pour ne pas que les établissements ferment.

Il y a un vrai sujet qui va arriver violemment au moment des élections, c’est celui de l’effet ciseau des PGE, de l’augmentation des coûts des matières premières, de l’énergie. Autant de contraintes qui vont se révéler à la limite du supportable pour certains, voire insupportables.

Ce syndicalisme, doit être un syndicalisme fraternel pour travailler ensemble à résoudre ces équations.

Si nous sommes le duo choisi, notre objectif est d’emmener l’UMIH, vers l’UMIH du futur. C’est-à-dire un UMIH qui va agréger 30 000 adhérents en plus, ceci afin de ne pas être une variable d’ajustement mais au contraire une force de proposition pour le régalien. Il s’agit d’aider à résoudre les problèmes liés aux pics de fréquentation, aux questions de respect de l’environnement et toutes les problématiques que j’ai déjà évoqués. Pour y parvenir, il faut nous rassembler pour peser et nous avons besoin des talents de tout un chacun. L’objectif étant de travailler comme une taskforce pour aller vers demain.

Nous avons traversé une crise sanitaire qui a été d’une violence absolue pour ces professions et qui est suivie par une crise liée à la guerre en Ukraine."

Pouvoir recruter plus rapidement

"Il peut y avoir des personnes qui s’intéressent à nos métiers et il faut que nous puissions les former très rapidement. Quand on a besoin de saisonniers, comme le font les sauveteurs, il faut pouvoir les former vite et bien pour qu’au bout de 4 semaines ils soient opérationnels dans nos établissements. C’est un travail que nous avons commencé à faire pour des publics éloignés de l’emploi et nous saurons le faire pour des étudiants.

Aller chercher à l’extérieur de l’hexagone des publics pour pallier le manque de main d’œuvre, pour moi ce n’est pas une solution pérenne. On répond sur la forme avec cette démarche mais pas sur le fond. Il faut plutôt proposer à des personnes qui sont présentes sur le sol français de se former. Cette démarche ne remet pas en cause la qualité de nos CFA.

En 1997 un rapport nous écrivait qu’à terme, les écoles ne fourniraient plus les ressources humaines nécessaires aux besoins du secteur. Le problème est ancien et aujourd’hui il faut trouver la solution."

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