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Nos lecteurs ont la parole: La restauration affiche le visage de la réussite

Lancée mi janvier à l’initiative de l’intersyndicale patronale de l’industrie hôtelière française, la campagne intitulée «Le goût en mouvement», pilotée par Euro RSCG est destinée à faire connaître la diversité des métiers du secteur auprès des jeunes. Présentes pendant 3 semaines dans la presse nationale (y compris les gratuits), la presse régionale (près de 60 titres) et la presse professionnelle (une annonce type est publiée sur la page ci-contre), les cinq annonces de la campagne sont également reprises en affichage avec des panneaux double face dans les 320 grandes gares françaises. A travers le média radio, les messages visent en priorité les jeunes avec la diffusion d’un spot de 30 secondes, qui joue sur les codes de la téléréalité. Ce spot interpelle les candidats sur la contribution du secteur en matière d’emploi et les invite à se renseigner sur les différents métiers de la restauration, en se connectant sur le site dédié : www.larestaurationenmouvement.com.

Financée grâce à une taxe sur les ventes dans l’industrie hôtelière à la suite de la baisse de la TVA, elle a mobilisé près d’un million d’euros en achat d’espaces et doit pouvoir compter sur d’autres montants consé­quents. Elle a d'abord suscité l'approba­tion naturelle et combative des prési­dents des différents syndicats qui ont oublié pendant un temps leurs querelles intestines pour se solidariser des mes­sages que la campagne fait passer auprès des jeunes et de leurs parents.“Des petites campagnes, ça ne donne pas grand chose. On avait une occasion rêvée de mettre tout le monde dans le coup avec l'Unesco qui inscrit la gastro­nomie française au patrimoine de l'Hu­manité. Il fallait voir tous les fournis­seurs agro-alimentaires pour mettre le paquet sur la restauration"."Il faut chasser les clichés”, explique Laurent Caraux, du SNRTC et président de l’enseigne El Rancho. "C’est un secteur qui recrute, un secteur d’avenir, ouvert à tout le monde”. “Mais il y a en permanence 50 000 emplois non pour­vus”, ajoute Gérard Guy, président de la CPIH. "Nous devons faire savoir que nos métiers ont évolué”, insiste Didier Chenet, président du Synhorcat. “80% des salariés ont des contrats à durée déterminée. 85% sont à temps complet”. “En restauration rapide, 75% des direc­teurs de restaurant ont commencé à la caisse, parfois pour un job d’étudiant”, ajoute Hubert Vilmer, président du SNAAR. Président de l’Umih, le principal syndi­cat du secteur, Roland Héguy admet que les restaurateurs devront aussi "se mon­trer dignes de cette campagne qui est destinée à attirer de nouveaux talents, changer le regard sur nos métiers, mieux faire connaître leur diversité et leurs opportunités”.Le sentiment global est qu'il était temps de faire quelquechose après la vague d'articles et d'émissions autour du thème du "cadeau" sans contrepartie réelle fait à la profession des restaurateurs. “Télévision, radio, presse écrite, réseaux sociaux, Facebook, Twitter, blog, site internet voici enfin une cam­pagne promotionnelle autour de nos métiers utilisant tous les moyens actuels pour faire connaitre les avantages de cette magnifique profession tellement humaine. Chacun se reconnaîtra dans son quotidien avec l’espoir que tous ensembles la viralité positive se répande et donne des vocations à notre jeu­nesse”"Les salaires ont été revus à la hausse, une mutuelle obligatoire a été créée… nous devons désormais expliquer au grand public que nos métiers se sont modernisés”.“Il était temps de réagir après avoir souffert pendant près d'un an d'une réputation de profiteurs. Nous avons beaucoup concédé sur l'aspect social qui est la partie la moins visible du grand public à la différence des prix qui ont focalisé toute l'attention des médias. Je ne sais pas si la tendance va être inversée, mais il faut le tenter”.Effort louable certes et nécessaire, mais avec des moyens forcément limités dans la durée et dans l'ampleur.“C'est bien joli de faire une campagne d'image, mais quelques affiches pen­dant trois semaines ne vont pas changer grand chose. Qui se souvient du camion qui a circulé pendant plusieurs mois en France pour présenter les métiers de la restauration sous un meilleur jour. Finalement, nous avons la chance que les émissions de télévision style Master Chef et Top Chef contribuent à donner une image positive, entre créativité artistique et plaisir partagé".“J'ai un peu de mal à comprendre le message de la campagne. A force de vouloir faire joli ou branché, on passe à côté de l'essentiel. Nous donnons une chance réelle à des jeunes de sortir de situations difficiles ou d'échec pour réussir dans la vie. Il aurait fallu mon­trer des exemples de ces réussites".“Des petites campagnes, ça ne donne pas grand chose. On avait une occasion rêvée de mettre tout le monde dans le coup avec l'Unesco qui inscrit la gastro­nomie française au patrimoine de l'Hu­manité. Il fallait voir tous les fournis­seurs agro-alimentaires pour mettre le paquet sur la restauration".

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