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Echanges entre la Ministre du Travail et les Présidents de l’UMIH, du GNC, du GNI et du SNRTC

Les Présidents des différentes organisations patronales représentatives du secteur de l’hôtellerie, café et restauration (HCR) ont rencontré Elisabeth Borne ce mercredi 3 mars 2021 afin d’échanger sur la situation actuelle préoccupante de l’hôtellerie et de la restauration mais également sur les conditions pour la réouverture des établissements.

Cette rencontre a permis de faire entendre la détresse des professionnels de ces secteurs qui font partis des domaines d’activités les plus fortement impactés par la crise sanitaire. Comme le souligne Jean Virgile Crance, Président du GNC, la situation est devenue insoutenable pour les hôtels ainsi que les traiteurs organisateurs de réception qui contrairement aux restaurants ne sont pas fermés administrativement et en conséquence ne peuvent bénéficier du maintien de l’allocation actuelles que s’ils justifient d’une baisse de leur chiffre d’affaires d’au moins 80% par rapport à l’année 2019.

De plus, les professionnels du secteur souffrent d’un manque de visibilité quant à leur avenir. Ce qu’a bien exprimé le Président du GNI, Didier Chenet :

Ils ignorent la date de la réouverture des établissements, et s’inquiètent d’une évolution de la prise en charge de l’activité partielle. Car si les licenciements sont à ce jour contenus, c’est grâce à l’activité partielle sans reste à charge. Une diminution de la prise en charge de l’Etat provoquerait inéluctablement une vague de licenciements. 

Par la suite Thierry Grégoire, Président en charge des Affaires sociales qui représentait l’UMIH, a soutenu que « les organisations patronales sont disposées à reprendre la négociation de l’accord APLD signé le 5 novembre 2020 par l’UMIH, le GNC, le SNRTC, le GNI, la CFDT et la CGC. ». Ce nouvel accord apporterait une lueur d’espoir pour tous les salariés du secteur qui attendent un réel engagement de la part de l’Etat. Pour rappel, un accord APLD a pour objectif principale de sauvegarder l’emploi et les compétences des salariés et donc d’éviter les licenciements économiques. Un problème qui préoccupe grandement tous les professionnels du secteur en raison des grandes difficultés économiques auxquelles ils doivent faire face depuis le début de la crise. Rappelons ici que le recrutement et la fidélisation des personnels était une problématique prégnante pour le secteur avant la crise.

Les professionnels veulent des garanties.

Ont rappelé les 4 Présidents à l’unisson.

Elisabeth Borne a écouté avec attention tous les arguments avancés par les Présidents et leur a assuré que l’Etat désirait maintenir l’activité partielle sans reste à charge pour les établissements totalement et partiellement fermés afin de sauvegarder les emplois. Ainsi les hôtels-restaurants sont indemnisés sans reste à charge sans condition de perte de chiffre d’affaires et ce jusqu’à la date de réouverture. En ce qui concerne les hôtels bureaux et les traiteurs organisateurs de réception (TOR), un prolongement de l’indemnisation sans reste à charge au-delà du 31 mars prochain est envisageable selon la Ministre.

Quant à l’accord APLD, la Ministre se prononce en faveur de l’extension des indemnisations sans reste à charge des établissements une fois ceux-ci réouverts demandé par les Président et insiste même sur l’urgence d’agir avant la réouverture, soulignant le fait que la reprise d’activité sera lente et donc difficile d’un point de vue économique pour les professionnels.

Didier Chenet a également souligné ce fait en abordant la difficulté d’un certain nombre de salariés à reprendre leur activité après avoir été en activité partielle durant autant de temps, presque un an pour certains. Il a ainsi proposé à la Ministre de travailler à l’élaboration d’une formation « retour à l’emploi », qui serait fortement bénéfique pour les salariés assimilables à des « chômeurs longue durée ». Un autre problème relatif aux salariés a fait l’objet de concertation, celui de leur départ, il n’y aurait pas moins de 110 000 salariés qui envisageraient ou auraient quitté le secteur. Hervé Dijols, Président du SNRTC, aurait donc de son côté demandé à la Ministre d’anticiper les recrutements nécessaires au secteur à la réouverture en mobilisant des acteurs de l’emploi à différentes échelles.

Le sujet des saisonniers a aussi été abordé par les Présidents afin de bénéficier d’une éventuelle prise en charge de ces derniers lors de la prochaine saison estivale si une nouvelle restriction d’activité est mise en place. Elisabeth Borne n’a pour le moment pas encore donné de réponse à cette requête, mentionnant les dérives observées durant la saison hivernale. Néanmoins, la Ministre a assuré que le secteur de l’hôtellerie restauration serait exclu du dispositif de bonus-malus qui sera mis en place le 1er juillet 2021, en échange les organisations promettent de contribuer aux travaux de la mission parlementaire promus par Jean Castex.

Pour conclure, les Présidents ont attiré l’attention sur le cas des apprentis qui vont devoir se présenter à leurs examens alors qu’ils n’ont pas pu se rendre à leurs entreprises depuis la fin du mois d’octobre dernier. Ils proposent donc que les apprentis puissent être en entreprise à 100% dès la réouverture des établissements afin qu’ils soient prêts pour leurs examens en juin prochain. Et en attendant que cela soit possible, ils souhaitent que tous les apprentis et pas uniquement ceux employés dans des établissements fermés administrativement puissent réaliser des stages découvertes. Elisabeth Borne se prononce en faveur de ces initiatives.

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