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Opérations

Région Pyrénées Oriental : Le “Centre du Monde” en plein ébullition

• Pour Dali, la gare de Perpignan était “le centre du monde”. Aujourd’hui, la ville est en plein chantier autour de ce bâtiment. Elle prépare l’arrivée imminente du TGV sur le chemin de l’Espagne et en profite pour totalement réaménager le quartier. • Perpignan peut avancer sereine puisque la saison 2010 a été satisfaisante en matière de fréquentation. Pour capitaliser sur cet acquis, la ville mise sur le développement du tourisme de proximité. • Et pour attirer les Catalans comme les touristes présents sur la côte en période estivale, Perpignan peut compter sur sa politique événementielle dynamique.

Le ville a prospéré durant les “Trente glorieuses”…et puis s’est endormie. Depuis 15 ans, elle sort de sa torpeur et se rénove en profondeur. De nombreuses places ont été réaménagées, créant des lieux de vie agréables, des parkings souterrains ont été construits, le bâtiment des Dames de France réhabilité, des travaux de voiries engagés… Même les lieux occupés par les militaires, comme l’Arsenal ou le Serrat d’en Vaquer, ont été rachetés par la ville et investis par des activités touristiques. “Les changements sont visibles partout. La ville s’est embellie, et ce pour le plus grand bonheur des Perpignanais comme des touristes”, se réjouit Jean-Pierre Wagenfuhr, le directeur de l’Office du tourisme. “Il faut dire que durant 20 ans, Perpignan a eu un urbaniste pour maire”, rappelle Christine Maudet, élue déléguée au Tourisme. Et l’un de ses derniers projets en cours n’est pas des moindres : le passage du TGV en route vers l’Espagne, qui s’accompagne d’un réaménagement total du quartier de la gare.“Nous proposons des studios pour une ou deux personnes, équipées de kitchenettes. Nous sommes la seule résidence hôtelière de Perpignan et nous sommes juste à côté du Palais des congrès, ce qui est un avantage certain. Et puis nous bénéficions de l’embellissement général de la ville. Je suis originaire de Perpignan alors je l’ai vu se transformer au fil du temps. Les nouvelles routes vers Collioure ou Canet, les jolies places qui ont pris vie partout dans la ville et puis le théâtre qui se construit à proximité de notre résidence : ces changements sont évidemment très positifs pour le tourisme. Le seul point sur lequel je m’interroge, c’est le TGV. Les travaux ont pris beaucoup de retard et on se demande donc à quel moment il arrivera réellement. Et quand il le sera, que se passera t-il ? J’étais très enthousiaste au départ mais depuis, la crise est passée par là… Et en Espagne, les prix ont chuté. Alors je me dis que peut-être, il servira plus à emmener des gens à Barcelone qu’à en faire venir à Perpignan. Les Anglais, par exemple, nous disent souvent que beaucoup de produits (dont la bière !) et moins chère là-bas… Ils ont maintenant tendance à séjourner à Gérone et à ne venir à Perpignan que pour les matchs. Avec le TGV, cette tendance pourrait s’aggraver…”Jusqu’ici, Perpignan disposait d’un bon accès routier, d’un aéroport avec une liaison Paris Orly par Air France, une pour Charleroi par Ryanair et plusieurs pour le Royaume-Uni avec des low-cost qui ne sont actives que durant les saisons de rugby, car l’équipe perpignanaise, Les Dragons Catalans, est la seule non britannique à évoluer dans le championnat anglais. Chaque match à domicile génère donc un flux important de touristes anglais. Elle est reliée par TGV à Paris mais sans ligne dédiée.Pour compléter cette offre, une ligne à grande vitesse jusqu’à Barcelone, sa cousine catalane espagnole, est attendue depuis longtemps. Surtout que les Espagnols sont la première clientèle touristique de la ville avec un potentiel de développement énorme. Mais les retards se sont enchainés… D’abord annoncé pour 2009 et après quelques péripéties (dont la faillite de l’opérateur du chantier Sacresa, qu’il a fallu remplacer), le TGV arrivera finalement le 12 décembre 2010. Dans un premier temps, il n’ira que jusqu’à Figueras, dans le Nord de l’Espagne, avec deux allers-retours par jour. Il faudra alors changer de train pour pousser jusqu’à Barcelone. Pourtant, grâce à la mise en service de ce tronçon à grande vitesse, entre Perpignan et Figueras, les voyageurs ne mettront plus qu’une 1h45 pour gagner Barcelone. Et ce jusqu’en 2012 ou 2014, selon les estimations. C’est à ce moment que l’ensemble de la ligne Figueras-Gérone-Barcelone sera mise en route. Pour cela, il faut encore régler quelques difficultés (notamment les problèmes rencontrés pour traverser Gérone en souterrain et pour passer près de la Sagrada Familia de Barcelone). Ensuite, Perpignan ne sera plus qu’à 55 minutes de Barcelone (et Paris à 5h35 de la capitale catalane espagnole).Il ne restera alors qu'à relier Perpignan à Montpellier avec une vraie ligne GV… Difficile d’estimer le temps que prendra cet autre projet. En attendant, voir se rapprocher les quelque 1,7 million de Barcelonais (4,4 millions dans l’agglomération), les 95 000 habitants de Gérone et les 41 000 de Figueras est une très belle opportunité pour Perpignan qui compte bien en profiter. La ville espère devenir un véritable “pont” entre l’Espagne et la France. Alors pour proposer une belle “porte d’entrée”, de nombreux changements ont été opérés dans le quartier de la gare. Au total, près de 35 hectares sont en pleine transformation urbaine.Au cœur de ce projet, la nouvelle gare bien sûr, avec son parvis flambant neuf et son pôle commercial “El centre del Mon”, mais aussi un tout nouveau pôle d’échange multimodal (TGV, TER, bus, taxi….). En face de cette future nouvelle gare, l’Hôtel de l’agglomération est déjà en activité. L’élégant immeuble est destiné à regrouper tous les services de Perpignan Méditerranée et à favoriser les contacts avec les habitants du territoire. Autour, les quartiers situés de part et d’autres de la gare ont été profondément modifiés. Un nouveau réseau cyclable, des avenues réaménagées, de nouveaux jardins, un passage public inter-quartier, des logements et des bureaux ont été construits.Mais plus qu’un projet urbain, l’arrivée du TGV sera une nouvelle arme pour développer le tourisme. Depuis quelques temps, Perpignan cible en effet “les touristes de proximité”, c'est-à-dire la clientèle qu’elle peut trouver à moins de 2 heures de son centre. Clientèle dont les catalans font partie. Alors des succursales de l’Office du tourisme ont dores et déjà été installées à Gérone et à Barcelone, afin de faciliter les échanges commerciaux et d’aider à la promotion de la ville. Et lorsque certains s’inquiètent de voir plus de Perpignanais se diriger vers Barcelone plutôt que l’inverse, suite à la crise espagnole ayant entrainé des chutes de prix, Christine Maudet se dit sereine. “Avec 4,4 millions d’habitants dans l’agglomération barcelonaise contre 117.000 à Perpignan, nul doute que nous bénéficierons de retombées importantes. Et ce même si plus de personnes se dirigent vers l’Espagne ! N’oublions pas que les Barcelonais aiment venir s’aérer à Perpignan. Cette année, ils ont été 7% de plus que l’année dernière à venir, malgré la crise. Avec le TGV, ils ne pourront qu’être plus nombreux”.Par ailleurs, les espagnols ne sont pas les seuls visés dans cette quête de tourisme de proximité. La ville est bien consciente de la manne de touristes présente sur les côtes, dans des stations balnéaires telles que Canet, Saint Cyprien, Collioure… “4 millions de touristes séjournent chaque été dans le département. Et seulement 1 million viennent jusqu’à nous”, déplore Christine Maudet. “Cela nous laisse donc une belle marge de progression !” Alors pour aller chercher les 3 millions de touristes du département qui ne visitent pas encore Perpignan, la ville installe de la documentation dans tous les Office de tourisme de la région et va présenter ses atouts et son programme événementiel durant les journées d’accueil organisés dans l’hôtelière de plein air.La richesse de son programma événementiel lui permet alors de marquer des points. “Pour attirer les touristes de proximité, notre principal atout est notre vitalité. Nous multiplions les événements, surtout en été”, souligne le directeur de l’Office du Tourisme. “De nombreuses fêtes qui mettent en avant notre identité catalane, telles que la Sant Joan ou la Sanch (procession du Vendredi Saint), et nous organisons ou accueillons aussi d’autres événements tels que la fête du Vin primeur, les Estivales (le rendez-vous des cultures méditerranéennes) ou encore Visa pour l’image (le festival de photojournalisme qui a lieu de fin-août à mi-septembre et prolonge la saison pour bon nombre d’hôteliers puisque près de 190 000 visiteurs se sont déplacés pour cette édition). Cette année ont aussi été lancées les Trobades médiévales (grande fête médiévale sur deux jours). Et le succès a été au rendez-vous puisque 10 000 visiteurs avaient fait le déplacement. Mais le point fort de la programmation estivale reste les Jeudis de Perpignan, qui ont attiré une fois par semaine à six reprises 15 000 personnes”. Alors bien sûr, les retombées directes sont surtout appréciables pour les cafetiers et les restaurateurs, puisque les touristes consomment mais ne logent généralement pas à Perpignan “Mais ils voient la ville, et plus tard, ils reviennent, générant donc des nuitées”, souligne Christine Maudet. Enfin, pour être toujours plus attractif pour ces touristes de proximité, Perpignan a rendu ses visites guidées plus ludiques. Un véritable succès pour la ville puisque “cet été, leur fréquentation a été dopée de 66%”, se réjouit Jean-Pierre Wagenfuhr. Enfin, le nouveau théâtre en construction devrait lui aussi générer des visites, du simple fait que sa conception soit assurée par Jean Nouvel, mais aussi, comme tous les acteurs touristiques de la ville l’espère, grâce à sa programmation. 2011 sera donc l’année de toutes les promesses, avec l’ouverture de ces deux lieux majeurs que seront "El centre del Mon" (et sa gare TGV) et le théâtre de l’Archipel.Chiffres à retenir -* 116 700 habitants (recensement 2005) -* 180 restaurants dans la ville. -* Capacité d’accueil : environ 3 750 lits touristiques -* 425 073 passagers à l’aéroport en 2009 -* 2500 heures d’ensoleillement par an -* 57,5% des visiteurs de l’OT sont français -* 40,5% des visiteurs français viennent du Languedoc Roussillon -* 1ère clientèle étrangère : les espagnols (28,4%) -* 2ème clientèle étrangère : Royaume Unis (27,5%)Un nouveau théâtre signé Jean NouvelC’est à l’architecte Jean Nouvel que la ville de Perpignan a confié la conception du futur Théâtre de l’Archipel, un établissement appelé à devenir Centre dramatique national.Ce théâtre, dont l’ouverture est prévue pour octobre 2011, comprendra six bâtiments de formes, de textures et de couleurs distinctes, comme le sont désormais les nouveaux bâtiments de la ville de Perpignan. Il s'inscrit ainsi dans la continuité de la gare TGV .Situé au cœur de l’Espace Méditerranée, Domènech Reixach, le directeur du Théâtre de l’Archipel, espère bien qu’il “offrira au quartier une renaissance. De nouveaux restaurants, des nouveaux hôtels (ndlr : voir témoignage de David Nizan), des bars musicaux, etc. s’ouvrent autour de nous. Et nous souhaitons générer, grâce à notre programmation, un trafic qui impulsera une belle dynamique aux acteurs économiques qui nous entourent”. Une programmation qui devrait d’ailleurs faire la part belle à la culture catalane, car le théâtre compte, grâce au TGV, attirer des spectateurs espagnols jusqu’à lui.La gare TGV ouvre dans un nouveau pôle commercialAprès 4 ans de travaux et quelques rebondissements, la nouvelle gare TGV de Perpignan et le pôle commercial qui l’entoure, "El centre del Mon", baptisé ainsi en hommage à Dali qui qualifiait la gare de Perpignan de "Centre du monde", ouvrira ses portes au public à la fin du mois. Un vaste chantier s’était engagé début 2006 sur la bordure Ouest du centre ville de Perpignan, derrière la gare actuelle. L’objectif : adapter les installations ferroviaires à l’arrivée du TGV mais aussi construire un pôle commercial qui dynamise la ville. Et c’est aujourd’hui presque chose faite puisqu’après avoir initialement été annoncé pour 2009, le TGV pour l’Espagne devrait arriver avant la fin 2010.Quand au pôle commercial "El centre del Mon", la première inauguration est annoncée pour le 30 novembre prochain. Seront alors ouverts au public le passage souterrain menant à Saint Assiscle, la gare TGV, un supermarché de 2 500 m² et quelques boutiques.Puis les inaugurations s'échelonneront jusqu’en septembre 2011. Au total, se sont deux hôtels (voir témoignage de Céline Falco), un club sportif et spa (635 m²), 55 boutiques, des restaurants, des parkings (961 places) et 11 000m² de bureaux qui seront abrités dans ce complexe.David Nizan, directeur de l’Etap Hotel et du Suite Novotel “L’ouverture de ces deux nouveaux hôtels installés dans le quartier du nouveau théâtre construit par Jean Nouvel a eu lieu le 26 avril. Mais elle était prévue bien avant que le projet du théâtre ne soit lancé. Au départ, nous avons voulu nous installer là parce que l’emplacement en centre-ville était stratégique et parce que nous pensions qu’il manquait des hôtels sur ces deux segments. L’Etap Hotel est un établissement économique. Nous allons viser les ouvriers aussi bien que les hommes d’affaires en déplacement. Le rapport qualité-prix très avantageux devrait les séduire. Surtout que l’enseigne est forte et gage de qualité. Quant au Suite Novotel, il est conçu pour offrir une plus grande liberté aux clients que dans l’hôtellerie dite classique. Les couples actifs et les cadres sont notre cœur de cible. Ils peuvent y séjourner pour des périodes plus ou moins longues et ne doivent pas se soumettre à des process hôteliers contraignants. Il peuvent manger dans leur chambre, équipée d’un frigo et d’un micro-onde, ou dans le lobby, et sont libres de leurs allers-et-venues. Et la prestation tout compris leur plait beaucoup. Elle comprend la télévision, l’Internet, l’accès la salle de fitness, la TV à la demande… C’est un hôtel moderne, adapté aux demandes actuelles, qui propose une solution intermédiaire entre l’hôtellerie classique et les résidences hôtelières. Et puis ces deux établissements entrent dans le cadre d’un embellissement général de la ville et de rénovation de son parc hôtelier. Alors, bien sûr, le démarrage est compliqué car nous sommes au cœur des travaux du théâtre. A l’intérieur, on n’entend rien mais l’accès n’est pas des plus aisés. Mais nous croyons beaucoup au potentiel de ces hôtels. Et le projet de théâtre de l’Archipel ne pourra être qu’un plus. Spécialement si la programmation est à la hauteur et parvient à attirer une clientèle catalane importante. ”Frédéric et Véronika Guyot, exploitants de l’Hôtel CITOTEL KENNEDY “Notre hôtel deux étoiles est situé dans la ville, à 5 minutes du Palais des Rois de Majorque, le monument le plus visité de la ville. Notre clientèle, en dehors de l’été, est essentiellement liée aux affaires grâce aux déplacements professionnels, mais aussi aux congrès puisqu’une dizaine par an ont de belles retombées pour nous. Il faut dire que pour séduire cette clientèle, nous disposons de nombreux atouts. Nos prix sont assez bas, nous avons un parking, un garage en sous-sol, nous sommes ici dans un quartier calme et discret, juste à côté du quartier d’affaires . Et puis l’hôtel a été totalement refait en 2007, de la toiture à l’aménagement des chambres en passant par les sols et la façade. Mais cette année sera sans aucun doute bien moins bonne que 2009. Nous étions à 64% de TO en 2009, nous ne les feront pas cette année. Nous subissons la crise à retardement. On voit beaucoup moins d’Anglais notamment.Habituellement, ils sont très nombreux à venir à Perpignan, surtout grâce au rugby. Mais avec la crise qui les touche et la dépréciation de la livre sterling, ils sont bien moins nombreux à voyager à Perpignan. Et les commerciaux eux aussi diminuent le nombre et le budget de leurs déplacements. Heureusement, les Espagnols, eux, sont plus nombreux qu’avant. Ils nous disent généralement que Perpignan est moins onéreux que les villes de la côte espagnole. Reste à attendre l’arrivée du TGV, pour voir s’ils seront encore plus nombreux à arriver à ce moment-là.”Didier Hoiry, Directeur Mercure Centre Perpignan “Dans cet hôtel installé au centre ville, notre fonds de commerce, ce sont les hommes d’affaires en déplacement. Il représente 60% de notre clientèle environ. Mais nous accueillons aussi des groupes (notamment de seniors) et des touristes d’agrément, souvent attirés par les événements organisés à Perpignan et le rugby. L’équipe des Dragons catalans, la seule à évoluer dans le championnat anglais qui ne soit pas britannique, fait venir une manne importante de voyageurs. Les équipes, les sponsors, la presse et les supporters viennent plusieurs jours lors de chaque match organisé à Perpignan. Mais la saison haute reste l’été, et elle se réduit comme peau de chagrin. Aujourd’hui, elle ne représente que trois semaines au mois d’août. La moyenne saison, elle, s’étend du printemps à l’automne.Quant au taux d’occupation, à Perpignan, il n’a guère évolué en 10 ans. Alors lorsque je vois les différentes ouvertures intervenues ou à venir cette année, je suis assez inquiet. Pour moi, le parc était déjà à saturation. Et ces nouveaux hôtels vont entraîner la mort de l’hôtellerie indépendante et familiale de la ville. Et ils devraient aussi avoir un impact sur notre fréquentation. Je sais que ces établissements parient sur les retombées de l’arrivée du TGV, mais je pense que les Barcelonais qui ont les moyens viennent déjà, et que ceux qui ont de l’argent ne viendront pas en train. Quant aux autres, ils sont en pleine crise économique et il est impossible de savoir comment les choses vont évoluer. C’est donc une énorme prise de risque que de compter sur cette clientèle pour faire tourner 4 établissements supplémentaires.”Céline Falco, Directrice Générale de Book Inn France “En janvier 2011, l’offre hôtelière de Book Inn France (anciennement Paris Inn) s’enrichira de deux nouvelles adresses à Perpignan. Situés au sein du tout nouveau pôle d’activité de la gare TGV "El Centre del Mon", ces deux hôtels aux lignes design proposeront aux visiteurs un cadre ultra contemporain. Sous enseigne Choice, Comfort et Quality, (en cours d’homologation trois et quatre étoiles) et d’une capacité respective de 46 et 55 chambres, ils feront partie d’un programme urbanistique et commercial d’envergure, réunissant commerces, hébergement, bureaux, parking et centre sportif nouvelle génération au sein d’un centre commercial construit autour de la nouvelle gare TGV qui ouvrira fin novembre ou début décembre. Les hôtels, qui feront lobby commun, utiliseront des matériaux respectueux de l’environnement, qui permettront de limiter sensiblement leur empreinte énergétique et d’obtenir très prochainement la certification "Ecolabel européen". L’architecture intérieure a été confiée au designer Alexandre Danan. L’ensemble décoré sur le thème de la lune, comprendra un bar lounge, une terrasse arborée ainsi qu’un espace de séminaires entièrement modulable. Et nous travaillerons en étroite relation avec le Spa du centre commercial. Grâce à lui, nous allons pouvoir cibler une autre clientèle, et pourquoi pas des équipes de rugby. Nous avons déjà pris une loge au stade pour assurer notre promotion. Je pense que notre ouverture, ainsi que celle de deux nouveaux hôtels près du Théâtre de l’Archipel, vont faire du bien à la ville, qui avait jusqu’ici un parc un peu vieillissant. ”Valérie Briand, directrice du Citéa Perpignan “Nous proposons des studios pour une ou deux personnes, équipées de kitchenettes. Nous sommes la seule résidence hôtelière de Perpignan et nous sommes juste à côté du Palais des congrès, ce qui est un avantage certain. Et puis nous bénéficions de l’embellissement général de la ville. Je suis originaire de Perpignan alors je l’ai vu se transformer au fil du temps. Les nouvelles routes vers Collioure ou Canet, les jolies places qui ont pris vie partout dans la ville et puis le théâtre qui se construit à proximité de notre résidence : ces changements sont évidemment très positifs pour le tourisme. Le seul point sur lequel je m’interroge, c’est le TGV. Les travaux ont pris beaucoup de retard et on se demande donc à quel moment il arrivera réellement. Et quand il le sera, que se passera t-il ? J’étais très enthousiaste au départ mais depuis, la crise est passée par là… Et en Espagne, les prix ont chuté. Alors je me dis que peut-être, il servira plus à emmener des gens à Barcelone qu’à en faire venir à Perpignan. Les Anglais, par exemple, nous disent souvent que beaucoup de produits (dont la bière !) et moins chère là-bas… Ils ont maintenant tendance à séjourner à Gérone et à ne venir à Perpignan que pour les matchs. Avec le TGV, cette tendance pourrait s’aggraver…”

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