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Produits d’entretien : le nettoyage durable fait place nette

Il n’y a qu’à lire les commentaires qui fleurissent un peu partout sur le web : l’hygiène est l’un des points les plus sensibles pour la clientèle hôtelière. De la chambre aux parties communes, tout est scrupuleusement évalué. Les différentes crises sanitaires de ces dernières années ont encore accru la pression sur les hôteliers pour que chaque recoin de l’établissement renvoie une impression de netteté irréprochable. La guerre aux mauvaises odeurs (rue, cuisine, égout, tabac...) demeure de son côté une bataille de tous les jours. La propreté a pris une nouvelle dimension, celle du respect de l'environnement.Les produits d’entretien d’aujourd’hui sont donc le fruit d’une réflexion de fond. Chaque grand fournisseur a développé une gamme complète, chimique et même parfois mécanique, qui prend en compte toutes les parties publiques ou privées de l’hôtel (y compris les spas très en vogue et autres espaces bien-être). La contrepartie est qu’il devient difficile de déterminer ce qui convient le mieux à son établissement. S’en remettre à un conseiller spécialiste en la matière devient une étape quasi-incontournable pour concilier pragmatisme et responsabilité écologique et sociale.Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les innovations sont nombreuses en matière de produits d’entretien. Dans les laboratoires des fabricants, des chimistes de pointe mettent en place des solutions toujours plus sophistiquées, sures et ciblées. Au souci louable de propreté absolue s’ajoute dorénavant deux points incontournables, qui à eux seuls orientent toute l’évolution de l’offre en la matière : la sécurité et l’écologie.La sécurité s’impose car nettoyer un hôtel implique le maniement de produits dangereux. Un problème pour le personnel et les employeurs, sur lesquels plane la menace d’un accident du travail vite arrivé. La dangerosité des produits d’entretien obéit à une classification spécifique : “irritant”, “corrosif”, “nocif” et tout en haut de l’échelle : “toxique”. L’immense majorité de l’offre ne dépasse pas le stade du “corrosif”, et les produits véritablement classés “toxiques” n'ont pas leur place dans le secteur hôtelier. Dès lors, tout le défi consiste à conserver la même efficacité en descendant dans l’échelle de dangerosité. Une marque comme JohnsonDiversey cherche à travers son programme “safe kitchen” à remplacer systématiquement les produits “corrosifs” par des équivalents qui soient simplement “irritants”. La question n’est pas anecdotique. Le durcissement de la législation et la multiplication des contrôles de l’Inspection du travail obligent les hôteliers à scrupuleusement choisir leur fournisseur. C'est vrai pour les entreprises soustraitantes auxquelles les hôtels font de plus en plus souvent appel après une tendance à l’internalisation.Pour autant, certaines parties comme les cuisines nécessitent encore de manipuler des substances potentiellement très néfastes pour la santé. Décaper en profondeur implique forcément le recours à des solutions puissantes comme la soude. Parade : travailler sur le contenant plus que sur le contenu. “Nous enfermons le produit dangereux dans un emballage hermétique qui le dilue lui-même. Concrètement, l’utilisateur ne peut avoir accès au produit qu’en quantité correctement dosée, ce qui annihile le risque d’erreur. C’est tout le propos d’une gamme comme J-Flex”, explique Yann Bancourt responsable marketing de JohnsonDiversey. Autre poids lourd du secteur, Ecolab a développé de son côté un code couleur qui permet d’associer très facilement les bons produits avec les bons pulvérisateurs pour chaque type d’usage. La société favorise aussi les pulvérisateurs de type “mousse” qui réduisent les émanations.Tout est fait pour faciliter la vie du personnel et lui épargner tout risque de fausse manipulation. Mais en amont, c’est sa formation même qui permet de prévenir l’accident. Voici pourquoi les leaders du secteur ont tous développé un volet “services”. Ainsi les 200 commerciaux de JohnsonDiversey sont aptes à aiguiller au mieux les hôteliers. Pour sa part, Ecolab a mis au point des cours de méthodologie.L’autre grande thématique est sans conteste la question environnementale. Les professionnels réagissent massivement à cette nouvelle donne. Ils se sont fédérés sous une bannière commune : l’A.I.S.E (Association Internationale de la Savonnerie, des détergents et des produits d’Entretien). L’organisme regroupe des leaders en la matière tels Ecolab, JohnsonDiversey ou Werner & Mertz... L’objectif : mettre en place des synergies avec la Commission européenne pour établir les règles de demain. L’organisme est aussi à l’origine du terme “nettoyage durable” (sustainable cleaning), qui résume à merveille l’état d’esprit qui préside actuellement. Une charte a même été mise en place. Y adhérer implique de se plier à l’audit d’un vérificateur indépendant qui vient constater le respect des principes écologiques clés au sein même de l’hôtel. Chaque fournisseur y va de ses nouvelles gammes “vertes”. Un qualificatif décroché en se pliant à un cahier des charges très précis.Ce cahier des charges diffère d’un continent à l’autre, en liaison avec les différents labels “greenguard” et “greenseal” aux Etats-Unis à l’“éco-label” en vigueur dans l’Union Européenne. Liée à un intérêt marqué pour ces questions, l’offre en matière de solutions écologiques est foisonnante, quitte même à partir dans toutes les directions. Chacun y va de son avis sur ce qui nuit le plus à la nature : phosphates, nitrates... avec à l’arrivée un éventail extrêmement large de propositions. Il est difficile de déterminer laquelle est la plus bénéfique pour son hôtel. Pire : mal utiliser un produit vert peut totalement annuler ses vertus écologiques. “L’offre va se structurer”, relativise Sylvie Polge d’Ecolab. “Nous n’en sommes qu’au début. Mais c’est une erreur de se focaliser uniquement sur la pétrochimie alors que l’emballage et la méthodologie sont tout aussi cruciales”.Limiter l’impact sur l’environnement va donc au-delà de la composition des produits, comme le confirme lui aussi Yann Bancourt : “nos usines elles-mêmes sont certifiées ISO 9001et ISO 14001. Un produit sûr et non polluant fabriqué dans des usines dangereuses et polluantes, cela n’aurait guère de sens”. De même, quand l’efficacité passe forcément par le recours à des substances polluantes, il est possible de contourner le problème en inventant des solutions très concentrées qui réduisent la consommation d’eau et d’énergie. “Les deux tiers des innovations à l’heure actuelle portent sur des systèmes à fermeture automatique et tout autre procédé de lutte contre la surconsommation”, explique Yann Bancourt. De plus, concentrer le produit allonge considérablement la durée de vie d’un seul bidon, ce qui implique beaucoup moins d’emballages jetés au quotidien. A ce titre certains exemples sont spectaculaires. “J-Flex réunit l’équivalent de 200 pulvérisateurs en un seul emballage d’1,5 litre. En étant cent fois plus concentré qu’un produit classique, il fait passer la quantité d’emballage jetés quotidiennement de 23 kilos à 430 grammes”. Autre exemple, le programme de lavage à basse température de JohnsonDiversey réduit de 30% la consommation d’eau, de 35% d’énergie et de 50% l’usure du linge. Chez Werner & Metz, autre géant du secteur, on se préoccupe d’écologie depuis maintenant 20 ans. Mais une nouvelle étape a été franchie avec la gamme “Green Care” : emballage minimis é voire immédiatement recyclable (avec à la clé une réduction de 80% des emballages rejetés), nocivité réduite des produits euxmêmes, tant pour la nature que pour l’utilisateur, avec là encore des usines certifiées ISO 14001 en amont de la chaîne.Mais toutes ces perfectionnements, à la fois sur la chimie même des produits et la sophistication de leur contenant, n’entraîne-t-il pas des recherches coûteuses qui se répercutent sur le prix à l’achat ? En d’autres termes, nettoyer un hôtel en 2007 coûte-t-il plus cher qu’il y a 10 ou 15 ans ? “Pas nécessairement”, affirme Yann Bancourt. “Un bidon peut coûter plus cher, s’il dure beaucoup plus longtemps le client y gagne malgré tout”. Dans certains cas, le souci de rentabilité porte aussi sur le temps passé à faire la chambre. Sur le segment haut de gamme où les exigences sont très élevées (plus une goutte par terre, souci du moindre détail) on estime l’opération à 15 à 20 mn par chambre. Difficile de descendre en dessous de cette barre sous peine de perdre en perfectionnisme. Mais les fournisseurs dé veloppent tout de même certaines astuces pour optimiser la tache de la gouvernante et son équipe. Ecolab propose ainsi des chariots équipés d’un panier que la femme de chambre peut détacher et emmener avec elle dans la salle de bains : de quoi lui épargner de nombreux aller-retours entre la chambre et le couloir. “Nous préconisons aussi une certaine méthodologie pour rationaliser le temps consacré au nettoyage”, détaille Sylvie Polge. “D’abord vider toutes les poubelles et jeter tout ce qui doit l’être. Ensuite appliquer les produits WC et salle de bain qui ont un certain temps d’action. Ce temps sera mis à profit pour faire le lit et ainsi, de retour à la salle de bain, il n’y a plus qu’à frotter”.Dernier cheval de bataille : l'élimination des odeurs. Une problématique d’actualité. “Avec l’interdiction de fumer dans les restaurants et les parties publiques qui se généralise de pays en pays, la consommation de tabac dans les chambres va augmenter”, prophétise Sylvie Polge. “Nous proposons donc des destructeurs d’odeurs qui ne se contentent pas de masquer mais attaquent directement les molécules responsables. Ces produits sont aussi des traceurs : ils laissent une signature olfactive agréable signifiant que la chambre a été traitée”.Les produits d’entretien d’aujourd’hui sont donc le fruit d’une réflexion de fond. Chaque grand fournisseur a développé une gamme complète, chimique et même parfois mécanique, qui prend en compte toutes les parties publiques ou privées de l’hôtel (y compris les spas très en vogue et autres espaces bien-être). La contrepartie est qu’il devient difficile de déterminer ce qui convient le mieux à son établissement. S’en remettre à un conseiller spécialiste en la matière devient une étape quasi-incontournable pour concilier pragmatisme et responsabilité écologique et sociale.

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