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Prix Affichés en Europe en 2004 : des évolutions très modérées

HTR vous livre en exclusivité les premiers résultats de l’enquête annuelle de MKG Consulting sur l’Indice des Prix Affichés des Chaînes Hôtelières (IPACH). La 14e édition de cette étude porte sur un échantillon de 9 064 hôtels et 1 002 481 chambres. Les résultats de l’IPACH intègrent désormais les 10 nouveaux entrants de l’UE

A l’instar des autres pays européens, l’hôtellerie française a connu ces deux dernières années un fort ralentissement de son activité. Les stratégies des opérateurs s’en sont fortement ressenties puisque alors que la hausse tarifaire atteignait 8,2% pour une chambre simple en 2002, les prix rack étaient restés très stables l’année dernière. Tout au plus enregistrait-on en 2003 une progression de 0,5% par rapport à l’année précédente. Cette modération des stratégies tarifaires est encore de mise cette année. Le prix de la chambre single progresse de 1,6% d’une année à l’autre pour s’élever en moyenne à 101,6 euros.Après 3 années très difficiles le secteur hôtelier européen semble s’être adapté à la nouvelle donne qui a vu les clientèles internationale, américaine ou arabe notamment être moins encline à courir le monde pour leurs déplacements loisirs. Dans le même temps l’enlisement de la croissance économique incitait les entreprises à réduire leur budget, ce qui a pesé sur les volumes de clientèle affaires. Dans ce contexte délicat, les hôteliers européens ont su réagir avec discernement et éviter les chutes de tarifs trop marquées. Dans l’attente d’un retour plus significatif de la croissance économique ils font encore preuve de prudence. Dans la plupart des grands pays européens, les tarifs hôteliers affichent en effet des évolutions modérées car si l'affermissement des taux d’occupation constaté en septembre confirme l’amélioration de la situation, les facteurs d’incertitude qui pèsent sur le tourisme mondial sont encore nombreux, à commencer par les tensions inflationnistes sur le marché du pétrole, marché que les compagnies aériennes suivent au plus près, et à travers eux tous les professionnels du tourisme.Cette évolution traduit en premier lieu la grande prudence des hôteliers du segment haut de gamme, dont le tarif enregistre un recul pour la seconde année consécutive : -1,9% cette année contre 2,2% en 2003, alors que le segment restait sur des progressions très significatives auparavant : +12,4% en 2000, +8,2% en 2001, et +8,4% en 2002. Les établissements haut de gamme, notamment ceux situés à Paris ou sur la Côte d’Azur sont en effet tributaire de la clientèle internationale. Le retour attendu des clientèles à fort pouvoir d’achat d’origine américaine, asiatique, ou en provenance du Moyen-orient a été effectif mais ne s’est pas révélé aussi important que ce que les professionnels du secteur escomptaient, notamment en ce qui concerne les touristes en provenance des Etats-Unis. Sans doute l’image de la France s’est-elle trouvée dégradée outre-Atlantique avec les positions du gouvernement dans le conflit irakien. Sans doute faut-il également y voir les conséquences du maintien à des niveaux particulièrement élevés de l’euro face au dollar. Les hôteliers des établissements 4* ont fait preuve d’une très forte capacité de réaction en cherchant à attirer chez eux des clientèles nouvelles. On a notamment pu parler de l’émergence de la clientèle chinoise dont les visites dans les pays occidentaux sont désormais plus nombreuses qu’auparavant, ou bien encore de la Russie comme nouveau marché émetteur en plein essor. Ces efforts ont porté leurs fruits en termes de volume d’activité puisque après une longue période de recul des taux d’occupation, ceux-ci sont désormais stabilisés et paraissent même retrouver les chemins de la croissance. Cependant, ces concessions, ou adaptations selon qu’on veuille regarder la période passée avec regret ou avec un oeil plus optimiste, ont nécessité des ajustements tarifaires significatifs. Procédant d’une rationalisation des tarifs, qui voit un nombre plus important d’établissements proposer un tarif unique, les prix affichés de la chambre double accusent un repli légèrement plus marqué. D’une année à l’autre, l’écart single – double se réduit donc. En dépit du recul des prix, le tarifs non négocié d’une chambre 4* en France reste élevé, à plus de 287 euros.Après avoir enregistré une évolution modérée de 1,4% en 2003, les prix affichés du segment 3* connaissent à nouveau une progression mesurée cette année, à 2,7%. La croissance des taux d’occupation enregistrées ces derniers mois permet aux opérateurs du segment de maintenir les tarifs aux niveaux antérieurs.Sur les segments économiques, l’hôtellerie 2* enregistre également une hausse modérée des tarifs affichés puisque ceuxci sont en augmentation de 1,4% pour la chambre single. Cette catégorie a dû pratiquer des politiques tarifaires mesurées face au discount concédé par les établissements 3*, l’écart de prix moyens entre les catégories 2* et 3* se réduisant en effet au cours des mois écoulés.La situation est différente sur les catégories super-économiques. Les stratégies tarifaires des établissements 0* et 1* sont toujours inscrites sur un trend nettement haussier avec des évolutions respectives de +5,6% et +4,3% pour la chambre single. En dépit de son développement des années précédentes et du tassement des taux d’occupation enregistré pendant les mois écoulés, les prix de l’hôtellerie superéconomique bénéficient donc encore d’une marge de manoeuvre significative pour assurer la progression des RevPAR.L’hôtellerie allemande qui a particulièrement souffert en 2003 poursuit son redressement au cours de l’année 2004. Cependant le maintien au niveau global des tarifs affichés résulte en grande partie de l’évolution de la répartition catégorielle vers les catégories les plus haut de gamme. Au global, la chambre single s’affiche en moyenne à 125 euros, en progression de 0,6% par rapport à l’année dernière. Si les catégories 2* et 3* connaissent des tassements de prix affichés, l’hôtellerie 4* connaît une amélioration des tarifs d’une année à l’autre.D’une manière générale, les évolutions sont très peu marquées entre 2003 et 2004 indiquant la très grande prudence des opérateurs et les options attentistes qu’ils préfèrent adopter en attendant des signes très significatifs d’amélioration de la situation économique.Après avoir enregistré une progression de 5% entre 2001 et 2002 et à nouveau de 4,6% en 2003, les prix affichés de l’hôtellerie de chaînes connaissent à nouveau une croissance remarquable en 2004, même si la progression du taux de croissance moyen est freinée par le développement de la part de marché du segment 2*, particulièrement soutenu ces dernières années. Il faut compter environ 167 euros pour acheter une chambre au Royaume-Uni, en hausse de 6,4% d’une année à l’autre.Toute les catégories sont largement orientées à la hausse. L’amélioration des conditions économiques et le retour des clientèles internationales expliquent grandement ces évolutions.L’hôtellerie de chaînes espagnole est l’une des meilleur marché en Europe. Aussi depuis plusieurs années la tendance est-elle à la hausse des tarifs affichés. En dépit d’un début d’année calamiteux, de difficulté à remplir les établissements, cette tendance à la croissance des tarifs affichés n’est pas démentie même si elle se ralentie. En effet, après la progression soutenue de 7,9% l’année dernière, on enregistre une augmentation des tarifs affichés de 2,3% en 2004.L’offre 2*, au début de son cycle hôtelier , connaît encore une certaine modération tarifaire tandis que les segments moyen et haut de gamme connaissent des évolutions plus significatives indiquant la poursuite de la tendance à l’alignement des tarifs sur ceux des autres pays européens. En dépit de la baisse des niveaux d’occupation, les hôteliers cherchent donc à maintenir les prix rack. Dans la crise que traverse le secteur hôtelier en Espagne, ce sont les niveaux de discount qui jouent le rôle de variable d’ajustement.L’Italie affiche les tarifs les plus élevés en Europe L’hôtellerie de chaînes est encore relativement “neuve” dans la péninsule mais les professionnels y pratiquent parmi les tarifs les plus élevés en Europe quelle que soit la catégorie concernée. Au global, il en coûte 214 euros pour une nuit. Avec des taux d’occupation orientés à la hausse sur 12 mois glissants, les hôteliers transalpins n’ont aucune raison de changer de stratégie. Aussi, d’une année à l’autre les tarifs y progressent- il globalement de 3,6%.Modération des tarifs affichés aux Pays-Bas En raison de difficultés très importantes rencontrées par le secteur hôtelier aux Pays-Bas, il n’est pas surprenant de constater une baisse des tarifs affichés entre 2003 et 2004. En effet, ceux-ci sont en recul de 1,1% à 146 euros d’une année à l’autre. Toutefois, l’amélioration des perspectives pour la fin de l’année et des résultats encourageants enregistrés au mois de septembre ont-il permis de limiter ce repli, notamment sur les segments moyen et haut de gamme qui avaient particulièrement souffert du ralentissement des déplacements internationaux.Après 3 années très difficiles le secteur hôtelier européen semble s’être adapté à la nouvelle donne qui a vu les clientèles internationale, américaine ou arabe notamment être moins encline à courir le monde pour leurs déplacements loisirs. Dans le même temps l’enlisement de la croissance économique incitait les entreprises à réduire leur budget, ce qui a pesé sur les volumes de clientèle affaires. Dans ce contexte délicat, les hôteliers européens ont su réagir avec discernement et éviter les chutes de tarifs trop marquées. Dans l’attente d’un retour plus significatif de la croissance économique ils font encore preuve de prudence. Dans la plupart des grands pays européens, les tarifs hôteliers affichent en effet des évolutions modérées car si l'affermissement des taux d’occupation constaté en septembre confirme l’amélioration de la situation, les facteurs d’incertitude qui pèsent sur le tourisme mondial sont encore nombreux, à commencer par les tensions inflationnistes sur le marché du pétrole, marché que les compagnies aériennes suivent au plus près, et à travers eux tous les professionnels du tourisme.

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