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Prix affichés en Europe : Des évolutions tarifaires encore mesurées en 2005

HTR vous livre en exclusivité les premiers résultats de l’enquête annuelle de MKG Consulting sur l’Indice des Prix Affichés des Chaînes Hôtelières (IPACH). La 15e édition de cette étude porte sur un échantillon de 10 138 hôtels et 1 167 944 chambres dont 257 666 chambres en France et 910 278 chambres dans les autres pays d’Europe.

En 2005, en France, le prix affiché d’une chambre dans un hôtel de chaînes intégrées s’élève en moyenne à 102,8 euros (pour une chambre single), soit une augmentation de 2,5% par rapport à l'année précédente. Toutes catégories confondues, la croissance est donc légèrement plus soutenue que l’année dernière. Le secteur hôtelier profite du retour des clientèles internationales et des segments affaires pour dynamiser une croissance des prix affichés atone depuis deux ans. Comme c’était déjà le cas l'an dernier, la croissance globale est tirée par le dynamisme des catégories économique et moyen de gamme alors que l’hôtellerie haut de gamme continue de se situer dans une tendance à la stabilité des prix.Toutefois, ces résultats trahissent encore une certaine fragilité : aucun marché ne montre d'évolutions très fortes des tarifs, les opérateurs restant très prudents. De plus, certains marchés, comme l'Espagne, voient encore leurs tarifs reculer et peinent à remonter la pente en raison d’un développement important de l’offre.Le segment 4* est en effet encore le seul à enregistrer une variation négative. Avec une baisse des prix affichés de 0,3% à 286,9 euros, les prix affichés du segment haut de gamme demeurent très stables par rapport à l’année der- nière. Le recul est en effet limité au regard de ceux observés les années précédentes, qui affichaient respectivement -2,2% et -1,9% en 2003 et 2004. On est cependant encore loin des taux de croissance observés sur la période 2000- 2002 (entre +8 et +12% d'augmentation annuelle). Après une période difficile pour l’hôtellerie 4*, ce résultat confirme que la concurrence est encore forte entre les établissements haut de gamme. Malgré une progression des taux d’occupation, les tarifs n’ont pas encore retrouvé de dynamique marquée et les opérateurs adoptent des stratégies prudentes en matière tarifaire. Le climat économique morose de cette année 2005 n’incline pas les entreprises à desserrer les budgets déplacements ou séminaires.Malgré ce léger recul, les tarifs affichés des hôtels 4* en France conservent toujours un niveau très élevé. La France reste en tête du classement des prix rack en Europe sur le segment 4*, en raison de la présence d’une hôtellerie très haut de gamme, à Paris bien sûr et sur la Côte d’Azur par exemple.Le segment 3* retrouve en 2005 une croissance plus soutenue de ses prix affichés. Le prix affiché de la chambre single est de 120,9 euros, ce qui représente une augmentation de 4% par rapport à 2004. Ce bond dans les prix affichés accompagne la stabilisation des taux d’occupation, puisque le niveau de remplissage du segment 3* est en très légère progression de 0,4 point sur 12 mois à fin septembre 2005. L'augmentation des prix rack relève donc d'une stratégie tarifaire payante : la dynamique tarifaire que l’on retrouve dans la progression des prix moyens n'a pas im- vapacté le taux d'occupation. La mise en place de ce type de stratégie paraît révéler un retour progressif de la confiance des hôteliers quant aux évolutions futures du marché.Concernant l'hôtellerie économique, le segment 2* voit la moyenne de ses prix affichés augmenter de 3,2% entre 2005 et 2004, pour se situer à 66,8 euros. D’une manière générale, le retour de politiques de prix plus dynamiques sur le segment 3* indique que les stratégies de forts “discounts” sont désormais moins de mise. Pour l'hôtellerie 2*, la menace constituée par des politiques agressives dans les catégories moyen de gamme s'estompe donc quelque peu, permettant à l’hôtellerie 2* de retrouver une plus grande marge de latitude par rapport à l’année dernière. Aussi la progression tarifaire enregistrée cette année est-elle supérieure à celle constatée l’année dernière, période pendant laquelle la croissance des tarifs s’était limitée à 1,4%. D'ailleurs, l'écart des prix affichés entre les catégories 2* et 3* s’accroît à nouveau alors que la tendance des dernières années laissait entrevoir une baisse continue.Sur les segments super-économiques, les prix affichés s’inscrivent toujours dans une dynamique de progression. Les catégories 0* et 1* ont toutes deux augmenté le tarif moyen de la chambre single de 3,5%. La tendance à la hausse des dernières années se poursuit, même si les variations sont moins importantes que celles de 2004 (+5,6% et +4,3% respectivement pour le 0* et le 1*). Il convient de constater que les taux d’occupation de l’hôtellerie super économique sur 12 mois à fin septembre sont en léger recul, d’où une certaine mesure dans les évolutions tarifaires. Il convient également de remarquer que la dynamique du développement de l’offre avec une extension du maillage du territoire dans les villes secondaires limite la croissance des tarifs. En effet, ces établissements proposent généralement des tarifs moins élevés que les hôtels implantés dans les plus grandes agglomérations. Toutefois, le maintien des taux d’occupations à des niveaux élevés malgré une augmentation des tarifs révèle que le secteur superéconomique bénéficie encore d'une certaine marge de manoeuvre.En Allemagne, le niveau global des prix affichés reste constant par rapport à 2004, avec un tarif rack moyen de 125,5 euros pour la chambre single, quasiment identique aux 125,7 euros constatés l’année dernière. Cependant, les comportements des différentes catégories sont assez variables. Les segments 2* et 4* connaissent des progressions très mesurées (respectivement +0,7% et +1,5%), dans la lignée de l'année précédente. Cependant, le tarif de la chambre single en 3* subit un repli de 2,2% d’une année à l’autre. D’une manière gé- nérale, on remarque en Allemagne une très grande variabilité des situations selon les implantations géographiques et selon les périodes. Les hôteliers ont en effet coutume d’ajuster largement les tarifs pour bénéficier à plein des événements commerciaux qui se tiennent dans leur zone de chalandise.Au Royaume- Uni, après une année de croissance exceptionnelle des tarifs rack des hôtels de chaînes du Royaume-Uni en 2004 (respectivement +7,4%, +10,3% et +9,3% pour les catégories 2*, 3* et 4*), la situation se maintient globalement cette année. Le tarif rack en 3* évolue peu : +1,1% d’une année à l’autre. On observe la poursuite de la bonne tenue des prix du segment 2* qui continuent de s’élever, avec encore 4,9% d'augmentation par rapport à 2004 prouvant le dynamisme de ce segment outre-Manche. Le léger recul de la moyenne globale s’explique d’ailleurs par l’augmentation de la proportion de l’offre économique. La stabilité constatée sur le segment 4* accompagne le recul des taux d’occupation constatée depuis les attentats de Londres.En Espagne, après plusieurs années de croissance continue des tarifs affichés, l'hôtellerie de chaîne espagnole connaît un ralentissement certain. Handicapé par des résultats d'activité défavorables, le niveau de prix rack toutes catégories confondues subit une baisse de 1,9%. Ce résultat est notamment la conséquence de la chute des tarifs du segment 4*, qui perdent 3,4% en un an. Le segment moyen de gamme se porte mieux avec une augmentation du prix de la chambre single de 2%. Quant à l'hôtellerie économique, elle voit ses tarifs baisser de 3,9%. D'ailleurs, l'écart entre les prix affichés des catégories 2* et 3* en Espagne est parmi les plus faibles d'Europe. La catégorie 2* a donc plus que probablement souffert de la concurrence de l'hôtellerie moyen de gamme et revoit ses tarifs à la baisse. D’une manière générale, la très forte croissance de l’offre avec l’ouverture d’établissements hôteliers sur l’ensemble du territoire espagnol pèse sur la croissance des prix affichés et des prix moyens, les “nouveaux arrivants” sur le marché pratiquant généralement des tarifs des plus attractifs. Les résultats de 2005 confirment donc le retour à la croissance observé l'an passé. Le secteur s'était alors peu à peu relevé d’une période de vaches maigres pour afficher des évolutions de tarifs modérées. La situation s'améliore encore cette année avec des évolutions, qui marquent la stabilisation du secteur dans un cycle positif et sans doute le retour d’une plus grande confiance de la part des hôteliers.

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