Accéder au contenu principal

Opérations

Portrait de Dominique Esnault: Femme d'ouverture

• Dominique Esnault étrenne un nouveau poste créé dans l’équipe restreinte constituée autour de Denis Hennequin et Yann Caillère, comme directrice Directrice exécutive Support Opérations en charge du développement, de la franchise, des achats, des services techniques & du design management. • Passionnée par l’international, elle n’a pas hésité après un an en poste chez Danone, à prendre une année sabbatique aux Etats-Unis pour se forger sa propre expérience. • De retour dans l’univers du marketing dans les grands groupes comme Unilever, Dominique Esnault n’hésitent pas prendre des risques pour explorer d’autres univers, y compris chez Accor qu'elle rejoint en 1999.

Dominique Esnault n’est pas femme à laisser filer une opportunité, même quand elle semble a priori éloignée de son «job» du moment. Elle serait même plutôt tentée de la provoquer tant la recherche des nouvelles expériences et le choix de la rupture maîtrisée font partie de son cursus depuis sa sortie de l’Essec. Alors, il y a quelques jours à peine, quand il s’est agi de laisser sa place de directrice générale Ibis France pour prendre en main à la fois le déve­loppement, la franchise, les achats, les ser­vices techniques et le design, l’hésitation n’a pas duré bien longtemps. Ambition démesurée ou volonté de s’affirmer dans un nouveau challenge ? “J’apporterai une double réponse, celle du groupe et la mienne, et c’est la ren­contre des deux qui a déterminé mon choix : pour le groupe, il était important que cette nouvelle fonction, essentiellement transver­sale, au service des enseignes et des opéra­tions, soit tenue par quelqu’un qui sait ce qu’il peut en attendre pour avoir été de l’autre côté de la barrière. Pour moi, prendre en charge ces fonctions à enjeux importants pour le Groupe, était intéressant, et je retrouvais une dimension internationale qui toujours été une motivation essentielle de ma carrière”.Dominique Esnault en quelques dates -1983 : Diplômée en management de l’Essec -1984 : Assistante chef de produit pour la marque Taillefine chez Danone -1986 : Chef de produit, puis chef de groupe chez Unilever -1995 : Directrice marketing Europe et Directrice du Lead Hair Innovation Center monde pour la catégorie Capillaire chez Unilever -1999 : Directrice marketing monde des marques Sofitel, Novotel et Mercure chez Accor -2000 : Directrice générale adjointe marketing hôtellerie haut et milieu de gamme monde -2003 : Directrice générale adjoint marketing hôtellerie monde -2004 : Directrice AccorWeb -2006 : Directrice projet Sofitel monde -2007 : Directrice générale Ibis FranceDerrière cette dimension internationale, Dominique Esnault avoue une passion pour la connaissance de l’autre, pour une ouverture sur d’autres cultures, d’autres expériences. “Toute jeune, au moment du choix de car­rière, deux évidences se sont imposées à moi: ce sera le marketing parce qu’à travers la connaissance du client, il y a une dimension humaine, sociologique, très enrichissante ; et ce seront les grands groupes car ils ouvrent sur des postes internationaux et que je comp­tais y trouver une forme d’exigence et d’intel­ligence supérieures en raison de l’importance des enjeux”.A 21 ans, la jeune diplômée fait ses classes chez Danone, au marketing des yaourts comme tout bon junior qui se voit déjà dans les hautes sphères du business international. Plongée dans le travail, elle considère qu’un mois de vacances c’est bien trop court pour explorer le monde. “Sans aucun état d’âme, à peine rentrée dans la boite, j’ai donné ma démission pour partir un an aux Etats-Unis en année sabbatique. Après 4 mois de voyage en Amérique latine à la sortie de l’Essec, cela me sem­blait indispensable pour gagner de la confiance en soi. Un jeune se construit sur des expériences, entre la découverte, l’immersion et les petits boulots. Il ne faut pas le négliger en début de car­rière”.Au bout d’un an, c’est donc plus sûre d’elle-même et de ses capacités, qu’elle se fait engager chez Unilever où elle suivra les six premières années le périple habituel de la progression dans l’entreprise d’un poste à l’autre, d’un produit à l’autre, de la lessive à la beauté en passant par l’hygiène. Jusqu’à ce jour où une nouvelle occasion de rupture se présente. “Il fallait inaugurer un nouveau poste de marketing transversal pour un même produit au niveau international, alors que traditionnellement les chefs de produit sont rivés à leur marché domestique. L’aventure était trop tentante”.Elle durera plusieurs années, entre la France, l’Europe et le monde jusqu’à ce la curiosité l’attire vers un secteur totalement différent, séduite par une annonce pour un poste mar­keting chez Accor. “Ce fut pour moi comme une nouvelle évidence. Il y avait dans l’hôtel­lerie toutes les dimensions qui me motivaient depuis mes études : une dimension interna­tionale, humaine et la notion de réseau qui permet de bâtir avec une équipe”. Dominique réalise aussi qu’elle passe du monde industriel à celui des services, une moti­vation supplémen­taire en raison encore du caractère humain de ce chan­gement. “J’ai pris la dimension du grand écart entre un produit fabriqué en usine et un service fabriqué au quotidien par les équipes. Cette prise de conscience a aussi été le moteur de toutes mes actions futures au sein du groupe : faire pour les équipes en s’adap­tant à la logique opérationnelle ; faire avec les équipes en sachant les écouter”. De fil en aiguille, d’opportunités en volontés de changement, Dominique Esnault évoluera dans le marketing des marques Sofitel, Novotel et Mercure, puis au marketing toutes enseignes au niveau mondial, pour sauter quelques années plus tard sur un nouveau secteur en forte croissance, l’univers du web. “La variété ne m’a jamais fait peur, je dirai même que je m’en nourris. Je me passionne pour ma mission du moment, sans jamais ignorer ce qui se passe autour. C’est dans ma façon d’être et je ne crois pas que l’on puisse être «mono» sans risquer de se figer. Il ne faut pas avoir peur de la mobilité, savoir en per­manence observer les autres secteurs, les autres techniques. Quand je vois quelqu’un dans mon équipe qui s’enferme dans le confort de sa spécialité, je le challenge pour provoquer l’ouverture”.Au risque de se disperser et de manquer de compétences approfondies ? “Quand j’ar­rive dans un poste, où parfois on ne m’attend pas - ce fut le cas quand j’ai pris la respon­sabilité d’AccorWeb sans être informati­cienne – je pars des hommes et de leur champs de cohérence. Je passe du temps à comprendre leur culture, leur langage, avant de chercher à imprimer ma patte. C’est ce que m’ont appris mes voyages”. Il ne fau­drait pas croire pour autant que le change­ment de secteur ou d’activité ne s’accom­pagne pas d’un gros effort personnel. “Je me considère comme une «apprenante» perma­nente. Si j’ai accepté de prendre la responsa­bilité du Web chez Accor, c’est que le monde de l’Internet m’a interpellée à titre personnel et que je me suis formée en conséquence”.Nouvelle rupture en 2007, après avoir piloté le projet qui conduisait au repositionnement de Sofitel, elle demande à intégrer une unité opérationnelle. “Au-delà de la marque, je tenais particulièrement à toucher aux opéra­tions. Il faut se sentir prêt et gagner la confiance de la direction en montrant la réa­lité de son envie de réussir”. Après trois ans, qui ont marqué la progression de l’enseigne, Dominique Esnault s’offre une nouvelle ouverture sur un univers aux multiples dimensions qui devraient avoir de quoi satis­faire sa soif de diversité.

Chargement...

Vous avez consulté 10 articles. Revenir à l'accueil ou en haut de la page.

Accéder à l'article suivant.

Inscrivez-vous pour ajouter des thèmes en favoris. Inscrivez-vous pour ajouter des catégories en favoris. Inscrivez-vous pour ajouter des articles en favoris. Connectez-vous gratuitement pour voter pour la candidature.

Déjà inscrit ? Déjà inscrit ? Déjà inscrit ? Déjà inscrit ?